La révision récente de la carte nationale des zones à risque due au retrait-gonflement des argiles (RGA) impacte plus de 12 millions de propriétaires en France. Cette nouvelle réglementation entre en vigueur le 1er juillet 2026, entraînant des modifications significatives pour les projets de construction, les assurances habitation, et la gestion des risques liés à l’apparition de fissures dans les habitations. Au sein d’un contexte de changement climatique, la responsabilité et la conformité sont au cœur des préoccupations des Français.
Nouveau zonage RGA : 12,1 millions de maisons sous risque
Avec la mise à jour de la carte, 55 % du territoire métropolitain et environ 61,5 % du parc immobilier français sont désormais classés en zones d’exposition moyenne ou forte aux fissures. Ce chiffre représente une augmentation significative par rapport à 2020, où seulement 48 % du territoire était concerné. Les millions de propriétaires touchés doivent désormais faire face à des nouvelles obligations en matière d’assurance et de construction.
| Critères | 2020 | 2026 |
|---|---|---|
| Pourcentage du territoire en risque | 48 % | 55 % |
| Nombre de maisons concernées | 10,4 millions | 12,1 millions |
Les enjeux du RGA et l’impact sur les sinistres
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est causé par les variations d’humidité des sols argileux, entraînant des mouvements pouvant déformer les structures. Entre 2018 et 2022, 240 000 sinistres liés à ce phénomène ont été comptabilisés, représentant 58 % de l’ensemble des sinistres depuis 1989. La sécheresse de 2022 a occasionné des pertes de plus de 3,5 milliards d’euros pour les assureurs, ce qui souligne l’importance d’une gestion proactive des risques.
- Comprendre le rôle des argiles dans les constructions
- Anticiper les dégâts avec une bonne assurance habitation
- Respecter les exigences pour réduire le risque de fissures
S’adapter aux nouvelles exigences pour les propriétaires
D’ici juillet 2026, les travaux sur les nouvelles constructions devront respecter des normes strictes pour limiter les impacts des mouvements de sol. Des règles précises concernant l’évacuation des eaux pluviales et la gestion des fuites devront être mises en œuvre pour prévenir d’éventuelles fissures et garantir la conformité des bâtiments.
Mesures préventives à mettre en place
Le gouvernement a établi des prescriptions constructives qui incluent :
- Installation de systèmes de drainage adaptés.
- Amélioration de la gestion de l’humidité autour des bâtiments.
- Surveillance régulière des infrastructures existantes.
| Mesure | Description |
|---|---|
| Contrôle de l’eau | Intégration de dispositifs pour vérifier les fuites. |
| Drainage | Adaptations pour un meilleur écoulement des eaux pluviales. |
Prendre conscience des risques : comment agir ?
Il est crucial pour les propriétaires d’évaluer leur exposition aux risques en consultant la carte officielle du ministère de la Transition écologique. Un suivi rigoureux doit être effectué en cas de signes de détérioration des bâtiments, notamment des fissures.
Conseils pour les propriétaires
En cas de blem, voici les étapes à suivre :
- Documenter les dégâts de façon précise.
- Informez rapidement votre assureur.
- Vérifiez les arrêtés communaux déclarant des catastrophes naturelles.
| Action | Détails |
|---|---|
| Documentation | Rassembler les preuves des sinistres. |
| Communication | Prévenir l’assureur pour une prise en charge adéquate. |
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