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La zone de sécurité en Syrie au cœur des pourparlers américains à Ankara

TURQUIE / ÉTATS-UNIS - Deux représentants américains sont actuellement en Turquie pour discuter de la sécurité, du terrorisme et d’une éventuelle zone de sécurité en Syrie.


Deux représentants américains sont actuellement en pour discuter de la sécurité, du terrorisme et d’une éventuelle en Syrie, a annoncé le Département d’Etat américain.

James Jeffrey, envoyé spécial américain de la Coalition mondiale pour vaincre Daesh et Joel Rayburn, envoyé spécial de Washington, auront des entretiens à les 1er et 2 mai, au cours desquels seront abordées les questions d’une possible zone de sécurité dans le nord-ouest du pays, des efforts pour trouver un règlement en Syrie, et des efforts d’assistance dans le pays déchiré par la guerre.

Selon le département d’Etat américain, les pourparlers incluront « les préoccupations légitimes de la Turquie en matière de sécurité, le rétablissement de la stabilité et de la sécurité dans le nord de la Syrie lorsque l’armée américaine réduira sa présence », ainsi que la défaite de Daesh et la mise en œuvre de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui réclame un et une solution politique pour le pays.

Jeffrey s’est exprimé sur cette préoccupation en affirmant que les États-Unis continueraient de travailler à la mise en place d’une zone de sécurité le long de la frontière turco-syrienne, zone qui verra se retirer les forces du YPG/PKK, afin de prévenir toute menace contre la Turquie.

Après sa visite en Turquie, la délégation américaine se rendra à Genève où elle rencontrera d’autres émissaires syriens d’Égypte, de France, d’, de Jordanie, d’Arabie saoudite et du Royaume-Uni.

À Genève, Jeffrey et Rayburn discuteront des « derniers développements du conflit syrien en cours, en mettant un accent particulier sur la montée de la violence dans le nord-ouest de la Syrie, sur la nécessité d’une assistance humanitaire sans entraves dans tout le pays ainsi que sur un soutien accru aux efforts de l’ONU visant à encourager un processus politique basé à Genève », a déclaré le Département d’Etat.

La Turquie exige la présence de ses troupes dans la zone de sécurité éventuelle

La Turquie et les États-Unis ont lancé des négociations en vue de la création d’une éventuelle zone de sécurité à proximité de la frontière turque dans le nord de la Syrie, à la suite de la décision des de retirer la plupart de ses troupes dans le pays. L’idée répondait aux préoccupations de la Turquie concernant la menace posée par les YPG alors qu’Ankara exprimait son inquiétude face aux attaques récurrentes du groupe terroriste dans la région.

Les États-Unis avaient initialement proposé de déployer d’autres forces de la coalition, en excluant la présence éventuelle de troupes turques dans la zone de sécurité proposée, mais la Turquie s’est opposé à ce déploiement, exigeant le contrôle de la zone par les troupes turques.

Par ailleurs, les membres de la coalition auxquels les États-Unis ont fait appel ne voient aucun intérêt à accepter un tel engagement en faveur d’une zone de sécurité le long d’un territoire s’étendant de l’est de l’Euphrate jusqu’à la frontière irakienne, a appris le Daily News de sources proches du négociations.

Washington a constaté qu’il serait « presque impossible d’envisager une telle zone sans la présence de troupes turques, mais un consensus final n’a pas encore été atteint », a déclaré un responsable turc au Hürriyet Daily News, sous couvert de l’anonymat.

Parallèlement aux récentes déclarations de Jeffrey, les médias suggèrent également que les États-Unis pressent les YPG de permettre à « un nombre limité de forces turques » de se déployer du côté syrien de la frontière turque.

Ankara exige également le retrait de tous les terroristes des YPG de la zone de sécurité, qui doit s’étendre d’une distance minimale de 32 km, et avertit que la Turquie imposera seule une «zone de sécurité» dans le nord-est de la Syrie si les pourparlers avec son allié de l’OTAN sur la question échouent.

Les visites les plus récentes de Jeffrey n’ont pas permis d’obtenir des progrès importants sur des sujets cruciaux qui sont débattus depuis plus de trois mois, a déclaré le responsable.

Les deux pays ont également engagé des discussions depuis l’année dernière sur le retrait des YPG de la ville de Manbij, dans le nord-ouest de la Syrie, dans le cadre d’un accord signé le 4 juin entre les ministres des Affaires étrangères de la Turquie et des États-Unis. La convenue prévoyait le retrait de tous les membres des YPG de Manbij à l’est de l’Euphrate et la mise en place d’un nouveau conseil municipal tenu par les locaux. La Turquie a longtemps reproché aux États-Unis d’avoir prolongé le processus et dépassé le délai de 90 jours.

Bien que la majorité des combattants des YPG se soient retirés de Manbij, Ankara exhorte les États-Unis à expulser tous les membres des YPG de la ville.

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