FLASH INFO :

Veto des Etats-Unis et de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’opération Source de Paix

TURQUIE / GUERRE EN SYRIE - Les États-Unis et la Russie ont opposé leur veto à une déclaration de cinq membres européens – la France, l’Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne et la Pologne – condamnant l’opération.


Le Conseil de sécurité américain n’a pas réussi à se mettre d’accord sur une déclaration commune concernant l’opération de menée par la en Syrie, lors d’une réunion de débat à huis-clos qui a eu lieu jeudi.

Les États-Unis et la Russie ont ainsi opposé leur veto à une déclaration de cinq membres européens – la , l’, la Belgique, la Grande-Bretagne et la Pologne – condamnant l’opération.

Les cinq membres du Conseil européen qui ont convoqué la réunion de jeudi – il y a 15 pays membres – ont ensuite demandé à la Turquie dans une déclaration commune « de mettre fin à l’action militaire unilatérale ». Ils ont affirmé que l’opération menaçait les progrès réalisés contre Daesh, malgré le but de l’opération, qui consistait à éliminer de la région les terroristes encore présents.

L’Ambassadeur de Russie Vassily Nebenzia, dont le pays est un allié essentiel de Bachar al-, a déclaré aux journalistes que toute déclaration du conseil sur la Syrie devait traiter de questions plus étendues, y compris la présence de forces étrangères dans le pays.

L’ambassadeur américain Kelly Craft a déclaré à la presse que le président Donald Trump avait « abondamment déclaré » que les États-Unis « n’avaient nullement » approuvé la décision de la Turquie d’organiser une incursion militaire dans le nord-est de la Syrie. Elle a également déclaré aux journalistes que « l’échec de la Turquie aura des conséquences », sans donner plus de détails.

Plus tard jeudi, le ministre de la Hulusi Akar a eu des conversations téléphoniques avec son homologue française Florence Parly, le secrétaire américain à la Mark Esper et le secrétaire d’État à la du Royaume-Uni, Ben Wallace.

Selon un communiqué du ministère turc de la Défense nationale, Akar a déclaré à Parly, lors d’un appel téléphonique, que l’objectif de l’opération était d’éliminer les groupes terroristes existants dans la région à l’est de l’Euphrate et d’établir un corridor de paix pour garantir que les Syriens vivant en Turquie puissent retourner dans leur pays d’origine.

Akar a déclaré à Parly que la Turquie était « le seul pays membre de l’OTAN et de la à mener un combat sans merci contre Daesh et à avoir neutralisé plus de 3.000 combattants de Daesh », indique le communiqué.

Enfin, Akar a également informé son homologue de la sensibilité de la Turquie à ne cibler que les terroristes, leurs abris, leurs positions, leurs armes, leurs outils et leur matériel durant toute la durée de l’opération.

« Nous attachons une grande importance non seulement à la sécurité de notre pays et de notre nation, mais également à la sécurité des groupes religieux et ethniques vivant dans la région », a-t-il déclaré.

La Turquie a lancé l’opération Source de Paix, troisième d’une série d’opérations antiterroristes transfrontalières dans le nord de la Syrie, ciblant les terroristes de la région, le 9 octobre à 16 heures. Depuis 2016, les opérations turques Bouclier de l’Euphrate et Rameau d’Olivier au nord-ouest de la Syrie ont libéré la région des terroristes YPG/PKK et Daesh, permettant à près de 400.000 Syriens ayant fui la violence de rentrer chez eux.

Au cours de ses plus de 30 de campagne terroriste contre la Turquie, le PKK – considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l’ – a été responsable de la mort de quelques 40.000 personnes, dont des femmes, des enfants et des nourrissons.

 

Que pensez-vous de cet article ?

1



NEWSLETTER

Inscrivez-vous pour suivre toute notre actualité.

RÉAGISSEZ

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz

RÉSEAUX SOCIAUX

  • Red'Action