FLASH INFO :

Que va devenir cette communauté turco-française et pour quelle empreinte ?

OPINION - En 2018, quel avenir pour la communauté turco-française pour peser davantage sur la scène sociopolitique de leur pays ? Voici quelques pistes de réflexion.

Par Cihan Bircan


L’avenir appartient à ceux et celles qui ont une vision et ne vivent pas au jour le jour. Les tracas du quotidien, l’asservissement moderne économique (salaire bas, crédit bancaire) et l’entertainement livré à foison embourbent beaucoup de nos concitoyens qui ne donnent que par moment des onces de commentaires via les réseaux sociaux, véritable déversoir de frustrations.

Un certain nombre œuvrent dans les associations et cela est une bonne chose. Mais que faire pour crever ce plafond de verre afin d’être à la fois influent, pesant et non vu comme des citoyens de seconde catégorie?

La offre la chance aux gens de briller, pourvu qu’ils ont des talents, de la persévérance et du travail. Ce pays est un véritable tremplin à qui veut bien s’en donner la peine. La victimisation et la recherche de coupables (racisme etc…) ne sont que de simples excuses, des prétextes pour expliquer notre manque de réussite.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la communauté turco-française est celle qui réussit le moins ses études (Etude Ined 2016, en attendant des chiffres plus récents).

A cela, ajoutons le fait que la communauté est très abstentionniste dans les différentes élections mais paradoxalement très présente (jusqu’à se déplacer en bus) pour les votes en , pays dans lequel ils ne vivent pourtant que très peu dans l’année.

La course effrénée aux biens ampute également le champ d’attention et d’action.

Les querelles mortifères d’ego dans les diverses associations, le manque d’une fédération universelle, le manque d’une direction, d’une voie à suivre sont connus de tous. Suis-je le seul cependant à me poser cette question en permanence?

Un sursaut en cours?

Des sursauts d’orgueil surviennent actuellement. Outre le média Red’Action, les associations étudiantes qui s’érigent, des pages sur réseaux sociaux voient le jour et œuvrent, l’ouverture des associations autres que celles des travailleurs, la découverte de la Turquie par des salons sont autant d’éléments positifs à souligner.

Les Consulats et la Turquie doivent nous aider, vraiment. Suis-je le seul à penser que les demandes font souvent office de lettre morte. J’avais demandé une fois (à en 2010) la diffusion du livret « Réussir à l’école » destinée aux plus jeunes (et aux parents) soucieux de l’avenir. J’attends encore à ce jour. Résultat, il sortira d’ici bientôt via un éditeur indépendant. Mais tout n’est pas perdu, le Consulat peut encore encourager la promotion; l’avenir nous le dira.

De ce fait, il faut parfois persévérer, être têtu dans un projet, rester « focus ».

Quelques pistes de travail

-Le vote en masse, quitte à voter blanc. Le fait de voter donne du poids à la communauté. Que cela plaise ou non, un regain d’attention sera livrée. Certains l’ont très bien compris en France. Sommes-nous stupides à ce point?Au mieux, se représenter politiquement. Nous avons vu récemment la création du Parti Egalité et Justice. J’estime cela comme positif, car entièrement inscrit dans le rouage démocratique et faire entendre une voix alternative est somme toute louable.

-L’encouragement à la poursuite des études, à peser socialement dans les différents domaines du service public ou privé du pays. Varier les champs d’action, notamment dans la communication (journalisme, marketing) et dans la science .

-Fédérer les corporations ( rapide, maçonnerie). Les regrouper en associations. Cela peut sembler dérisoire mais l’unité passe par là.

-Ne pas perdre de vue que la création d’associations est une aventure, et non propre à susciter des aventures, comme on peut le voir trop souvent, et mortifère pour les associations car source de clivage.

-L’argent est le nerf de la guerre : il faudrait un pot commun pour cibler les bonnes actions à mettre en place. Cela passerait toujours par une fédération commune et la comptabilité devrait être exposée en temps réel et aux yeux de tous, en toute confiance.

-L’encouragement à la création d’entreprises, la publicité et l’attrait des clients en fonction des réseaux.

-Un congrès annuel pour faire part de l’avancement et poursuivre le networking.

-Une multiplication de journées portes ouvertes dans les mosquées et autres associations.

Oui, cela demande du travail, de la persévérance. On peut aussi se perdre en cours de route. Néanmoins, à l’instar de la vision de l’étoile polaire qui indique le chemin la nuit, il est évident que toute personne gardant une vision d’avenir sait où elle se rend. Garder le cap, c’est avoir un sens à sa vie. Car une vie sans sens, sans but n’a d’égale que la valeur de son quotidien souvent aseptisé par l’influence externe. Et ceci, jusqu’à quand?

Que pensez-vous de cet article ?

11



NEWSLETTER

Inscrivez-vous pour suivre toute notre actualité.

RÉAGISSEZ

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz

SONDAGE

  • Selon vous, le pasteur américain Brunson accusé d'espionnage en Turquie sera-t-il libéré ?

    Voir les résultats

    Loading ... Loading ...

  • RÉSEAUX SOCIAUX

  • Red'Action