FLASH INFO :

La Turquie souhaite l’appui de la Russie à la suite d’une opération militaire dans le nord de la Syrie

TURQUIE / RUSSIE - Récemment, Ankara a réalisé une demande à la Russie pour ouvrir l’espace aérien syrien aux jets militaires turcs, ainsi que la coordination avec les troupes russes dans l’intervention militaire potentielle de la Turquie contre les milices dans la région d’Afrin, au nord de la Syrie.


« Nous discutons avec l’Iran et la Russie pour l’utilisation de l’espace aérien syrien, nous devons être en coordination avec eux pour une opération aérienne », a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, dans une interview télévisée jeudi. « Cette initiative est primordiale lorsque nous intervenons en Syrie afin que les troupes de surveillance russes ne soient pas affectées ou confrontées par nos interventions », a-t-il noté.

Selon Çavuşoğlu, la présence de différents pays et acteurs sur le sol syrien, nécessite une bonne coordination pour éviter la confrontation. Le chef de l’Etat-major turc, Hulusi Akar, et le chef de l’organisation nationale des renseignements turcs, Hakan Fidan, se sont rendus à Moscou hier pour discuter des problèmes éventuels, a indiqué le ministre.

La discussion sur une possible opération militaire contre les groupes terroristes des YPG et du PKK à Afrin, a eu lieu un jour après la convocation du Conseil de Sécurité Nationale de Turquie.

Le gouvernement turc souhaite que Moscou puisse soutenir l’opération de la Turquie à Afrin et s’attend à ce que les autorités russes persuadent Damas d’ouvrir l’espace aérien aux jets turcs dans le nord de la Syrie. Selon les prévisions, le groupe d’opposition syrien aux cotés de la Turquie, soit l’Armée syrienne libre (ASL), lancera une offensive terrestre, tandis que des avions turcs frapperont les cibles des YPG avec des tirs d’artillerie. Les forces turques ont renforcé leurs troupes à la frontière syrienne depuis la semaine dernière, et l’armée a commencé à intervenir dans le district d’Afrin depuis dimanche.

La Turquie se prépare depuis longtemps à une incursion militaire à Afrin, mais Washington a déclaré qu’il aiderait les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les milices des YPG, à mettre en place une nouvelle force frontalière de 30 000 hommes.

Le 13 janvier, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré que son pays n’autoriserait pas une armée terroriste le long de ses frontières et n’a aucune chance de succès si la Turquie n’y consent pas.

Dans le but de calmer la colère d’Ankara, le Pentagone a déclaré mercredi que les FDS n’était pas une nouvelle armée ou une force conventionnelle de garde-frontière. « Nous sommes tout à fait conscients des problèmes de sécurité de la Turquie, notre partenaire de coalition et allié de l’OTAN », a déclaré le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson. « Certaines personnes se sont mal exprimées, nous ne créons aucune force de sécurité à la frontière », a ajouté Tillerson.

Le 24 août 2016, des troupes turques, de l’artillerie et des chars ont déjà réalisé une intervention dans le nord de la Syrie. L’Opération du Bouclier de l’Euphrate en Syrie était un mouvement militaire pour dégager la ligne Azaz-Jarablus de sa frontière avec la Syrie de la menace de Daech et pour empêcher la milice kurde syrienne de fusionner dans les régions Afrin et Kobané. L’opération militaire avait duré 216 jours et s’est terminée le 29 mars 2017.

Que pensez-vous de cet article ?



NEWSLETTER

Inscrivez-vous pour suivre toute notre actualité.

RÉAGISSEZ

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz

RÉSEAUX SOCIAUX