FLASH INFO :

La Turquie s’impose comme le maître du jeu en Libye

OPINION - Des développements récents en Libye ont encore une fois changé les équilibres dans le pays en faveur de la Turquie, faisant d’elle l’acteur incontournable du dossier libyen.


Des développements intéressants se produisent en , où la soutient le gouvernement d’accord national (GNA) reconnu par la communauté internationale et ses forces armées légitimes dans le cadre d’un accord de novembre 2019.

Le rapport de force en Libye se penche désormais clairement contre le chef de guerre Khalifa Haftar et ses milices. Ce changement se reflète à la table des négociations et sur le champ de bataille. Avec le soutien de la Turquie, le gouvernement légitime de la Libye a réussi à arrêter une offensive militaire de Haftar, qui bénéficie du soutien émirati, français, russe, égyptien et saoudien.

Selon des sources, la flotte de drones armés turcs, qui a joué un rôle actif dans l’opération Source de Paix pour paralyser les systèmes de aérienne russes dans la province syrienne d’Idlib, opère désormais sur le théâtre libyen. Les drones turcs ont changé les règles du jeu en mettant fin à la supériorité aérienne de Haftar et en permettant aux forces du GNA de lancer une contre-offensive. Les forces du GNA soutenues par la Turquie ont ainsi récemment repris le contrôle total de la base aérienne stratégique d’Al-Wattia en Libye. Al-Wattia tombé sous le contrôle de Haftar il y a 6 ans est la plus grande base militaire de la région.

Le résultat de cette opération reste à voir, mais nous savons déjà que le chef de guerre Haftar subit une pression croissante en raison de son échec militaire malgré un vaste soutien étranger.

Il en va de même pour les négociations diplomatiques. Ce n’est un secret pour personne que Haftar a refusé d’assister à la Conférence de Berlin malgré son voyage dans la capitale allemande, et il a ignoré les appels de la communauté internationale à un tout en continuant à tuer des civils à Tripoli. Le rapport de force se déplaçant à son détriment, le chef de guerre soutenu par l’étranger commença à se cacher derrière le mot « ». Tout le monde sait, cependant, que tout ce que veut réellement Haftar est de renverser le gouvernement légitime de la Libye, et qu’il cherche une occasion d’atteindre cet objectif.

Deux développements intéressants en Libye

Deux développements importants ont eu lieu la semaine dernière dans les négociations diplomatiques pour la Libye. Premièrement, un groupe de partisans de Haftar, qui s’opposent aux mesures de la Turquie pour défendre ses droits en Méditerranée orientale, a publié une déclaration conjointe. Approuvée par la , la , l’administration chypriote grecque, l’Égypte et les Émirats arabes unis, elle a critiqué les actions de la Turquie en Méditerranée orientale, ainsi que son soutien au gouvernement légitime de la Libye.

Or, Israël, qui a collaboré avec lesdits pays dans le passé, n’a pas signé cette déclaration. La raison pour laquelle Israël a adopté cette ligne de conduite est une question importante et mérite d’être discutée plus en détail.

Le deuxième événement important s’est produit sur le front de l’OTAN, alors que le secrétaire général Jens Stoltenberg mettait en garde contre les actions du chef de guerre Haftar, promettant le soutien de l’OTAN au GNA à Tripoli. Stoltenberg s’est ensuite entretenu avec le président Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre libyen, leur précisant que l’OTAN était prête à aider le gouvernement libyen à mettre en place des institutions de défense et de sécurité.

On peut affirmer que l’OTAN n’est pas satisfaite de la présence russe en Libye et que l’engagement de Stoltenberg reflète l’appréciation de l’organisation du succès militaire du GNA libyen sur le terrain. Cette décision devrait renforcer considérablement la main du gouvernement libyen dans les négociations diplomatiques.

avait répondu favorablement à l’appel de Tripoli à l’aide afin de donner aux dirigeants politiques légitimes du pays les moyens de contraindre Haftar à participer aux négociations. D’où le contact de la Turquie avec les parties prenantes européennes et les négociations diplomatiques à Moscou avant la conférence de Berlin. Pourtant, Haftar a ignoré ces mesures, et les autorités libyennes soutenues par la Turquie ont mené avec succès des opérations militaires pour affaiblir davantage la main de Haftar.

À la lumière des événements les plus récents, la Turquie a identifié un nouvel objectif en Libye. Ankara ne cherche plus à forcer Haftar à participer aux négociations diplomatiques.

Au lieu de cela, la nouvelle mission de la Turquie consiste à mettre fin coûte que coûte à cette source d’instabilité, ce meurtrier de la population civile de Tripoli.

(Source : Yahya Bostan de Daily Sabah)

Que pensez-vous de cet article ?

8



NEWSLETTER

Inscrivez-vous pour suivre toute notre actualité.

RÉAGISSEZ

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz

RÉSEAUX SOCIAUX

  • Red'Action