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La Turquie riposte suite à une attaque contre un poste d’observation à Idlib, en Syrie

TURQUIE / GUERRE EN SYRIE - Un soldat turc est tombé en martyr et trois autres ont été blessés jeudi lorsque leur poste d’observation, dans la région syrienne d’Idlib, a été attaqué par des tirs d’obus et de mortier, a annoncé le ministère turc de la Défense. En réponse, l’armée turque a exercé des représailles contre les forces du régime Assad.


Un soldat turc est tombé en martyr et trois autres ont été blessés jeudi lorsque leur poste d’observation, dans la région syrienne d’Idlib, a été attaqué par des tirs d’obus et de mortier, a annoncé le ministère turc de la Défense. En réponse, l’armée turque a exercé des représailles contre les forces du régime Assad.

Dans un communiqué, le ministère turc de la Défense a déclaré que les forces du avaient mené une contre le poste dans la zone de désescalade de la province.

Les blessés ont été évacués et ont commencé à recevoir des soins médicaux, a annoncé le ministère.

L’ambassadeur de la de à Ankara a été convoqué au siège de l’armée et informé que les attaques seraient « punies de la manière la plus sévère », a indiqué le ministère.

Les (TSK) ont envoyé des renforts dans la région la nuit dernière, cette région ayant été ciblée à plusieurs reprises par les forces du régime Assad au cours des trois derniers mois.

Il s’agissait de la sixième attaque de ce type près du poste d’observation turc. Des attaques similaires du régime avaient également été signalées les 29 avril, 4, 12, 31 et 8 juin.

Idlib, dernière enclave de l’opposition en Syrie, comptait 1,5 million d’habitants avant la guerre. Le nombre de a augmenté à près de 3 millions avec de nouvelles vagues de après sa désignation comme « zone de désescalade », dans le cadre de l’accord Astana entre la , la Russie et l’Iran en mai 2017, qui devait ouvrir la voie à une solution permanente en Syrie. L’armée turque avait alors mis en place 12 postes d’observation dans la zone de désescalade d’Idlib.

Erdoğan souligne la coopération dans la région

Le président Recep Tayyip Erdoğan a souligné les efforts de la Turquie avec la Russie et l’Iran pour instaurer la paix dans la région: « Nous avons réussi à éviter des pertes civiles et à progresser dans la voie d’une solution politique en mettant en place des zones de désescalade ».

S’adressant au Nikkei Asian Review, basé à Tokyo, mercredi, avant le sommet du G-20 à Osaka les 28 et 29 juin, Erdoğan a déclaré: « Nous avons évité que des centaines de milliers de personnes ne quittent leur domicile à Idlib et migrent vers notre pays et vers l’ ».

Bien que la Turquie et la Russie aient convenu d’arrêter les actes d’agression et de transformer Idlib en zone de désescalade, le régime syrien a toujours violé le cessez-le-feu, en lançant de fréquentes attaques à l’intérieur de la zone de désescalade.

Après huit mois de calme relatif suite à l’accord de Sochi, le régime de Bachar el-Assad a intensifié ses attaques à partir du 26 avril, sous prétexte de combattre les militants de Hayat Tahrir al-Sham à Idlib.

En tant qu’État garant de Damas, Moscou est responsable de la prévention des attaques du régime d’Assad et des groupes de milices soutenus par l’Iran, qui ont violé à plusieurs reprises l’accord de Sochi conclu l’année dernière entre la Turquie et la Russie.

L’UE « profondément préoccupée » par les attaques du régime syrien à Idlib

Dans le même temps, l’Union Européenne a fait part hier de ses préoccupations concernant la situation actuelle à Idlib et a condamné les attaques du régime contre des civils et des zones résidentielles, notamment des écoles et des hôpitaux.

La chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a publié une déclaration écrite au nom des 28 États membres et a exprimé les préoccupations du bloc et sa condamnation concernant les attaques du régime contre les civils et les infrastructures à Idlib.

Mogherini a déclaré que les attaques du régime constituaient une violation du droit humanitaire. « Tant que la violence se poursuivra, la paix ne pourra pas être instaurée. L’action militaire n’est pas la solution aux problèmes en Syrie ».

« Les frappes militaires des forces du régime syrien, soutenues par la Russie, ont détruit des camps, des écoles et des établissements de pour personnes déplacées à l’intérieur du pays, qui devraient être les espaces les plus sûrs », indique la déclaration.

Selon le communiqué, plus de 230 civils ont perdu la vie, plus de 330.000 ont fui en l’espace de six semaines à peine et trois millions d’autres sont en danger.

La déclaration appelle toutes les parties à respecter pleinement le droit humanitaire. « Nous condamnons fermement les attaques aveugles contre des civils, des hôpitaux et des écoles, y compris l’utilisation de barils de bombes. L’UE réaffirme sa ferme détermination à tenir pour responsables ceux qui violent le droit international humanitaire », a déclaré le communiqué.

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