FLASH INFO :

« La Turquie, un pays où il fait bon être libre », selon une expatriée française résidant dans le pays

INTERVIEW - Valérie Lemoult partage avec nous le portrait et le témoignage de Corinne expatriée française résidant en Turquie.

Par Valérie Lemoult


Corinne est une femme épanouie, mère de 4 magnifiques enfants, le 5ème étant prévu pour juillet prochain et qui s’est installée en Turquie avec son mari dans la splendide ville d’, il y a maintenant 4 et demi.

Corinne et Hasan se rencontrent en France, à Avignon, c’est un véritable coup de foudre. Ils comprennent très vite que leurs vies sont liées et c’est une évidence pour eux d’officialiser leur amour. La rencontre avec les deux familles se déroule à merveille, les futurs beaux-parents de Corinne l’accueillent tout de suite comme leur fille, la est ravie de compter une française parmi elle. Aucun jugement n’a été émis ou sous entendu quant à la religion des parents de Corinne qui sont catholiques, ni même sur la tenue vestimentaire de la jeune femme qui portait des décolletés.

Ils se marient en juillet 2005 en Turquie mais décident de vivre en France et Hasan qui est alors maçon construit de ses mains leur nid d’amour.

De leur union naissent Leyla, Yusuf, Halim, Ilayda et la petite dernière qui verra le jour en juillet prochain sur le sol turc.

En 2015, suite à des problèmes de importants que rencontre Hasan dans le cadre de sa profession, il est contraint de changer de métier et de se reconvertir. Entre temps, son frère qui habite en Turquie leur fait une proposition de travail inattendue, le couple se retrouve alors face à un dilemme.

Rester en France et garder leur villa, leurs habitudes, leurs amis, la famille de Corinne présente à leur côté depuis le début, mais avec toutes les contraintes d’une reconversion professionnelle qui s’annonce difficile, ou bien tout quitter pour partir vivre une toute nouvelle vie en Turquie.

Corinne n’a pas hésité un seul instant et pour le bien être de son mari, ils décident d’un commun accord de partir dès que leur maison serait vendue.

« Ce fut une douloureuse épreuve pour moi », me confie t-elle. « Quitter mes frères et soeurs, mes parents avec qui je suis très fusionnelle, nos amis, notre splendide villa que mon mari m’a construite après notre mariage et que nous adorions, a été un choix très pénible à faire »,me dit-elle la gorge serrée.

Cependant cette décision si difficile allait radicalement changer leur vie…

Avec la vente de leur maison, ils achètent un appartement à Izmir, Hasan ouvre un garage et acquiert rapidement une solide clientèle.

Corinne quant à elle est heureuse d’être entourée et soutenue par sa belle-famille. Elle apprend le turc car ils parlaient principalement en français, les enfants sont scolarisés et ils s’acclimatent rapidement. Leur seul souci se situe au niveau des démarches administratives, « elles sont très lourdes lorsque l’on est étranger » déplore t-elle.

Les Turcs l’accueillent formidablement bien, plus encore ils « l’adoptent ». Elle est surprise par tant de gentillesse et de l’ouverture d’esprit dont ils font preuve. « Ils adorent les étrangers et notamment les allemands et les français » me dit-elle en souriant.

Ils cherchent à communiquer avec elle et sont même désireux d’apprendre le français.

Elle découvre alors un pays où il fait bon vivre et où les gens ne sont pas constamment dans le jugement.

Résidente en Turquie depuis plus de quatre cette famille n’a jamais regretté sa décision.

« Ma famille me manque énormément mais je me sens tellement bien en Turquie que je ne retournerai jamais en France, d’autant plus qu’avec la nous voyons l’immense différence entre ce qui est fait par le gouvernement turc pour son peuple et ce qui est fait en France, ce n’est absolument pas pareil et d’ailleurs cela me fait très peur pour ma famille. La Turquie prend soin de son peuple, elle met tout en oeuvre pour équiper les gens de masques, de gants et de gel hydroalcoolique. Ici il y a une énorme solidarité qui s’est mise en place, c’est presque incroyable. Erdoğan, la police, les gens, tous ce sont mis à pied d’oeuvre pour soutenir et aider le peuple. On se sent aimé, on se sent protégé, pour tous les Turcs une vie est une vie, elle est précieuse », me confie t-elle très émue.

Corinne partage avec nous ce qu’elle vit au quotidien au sein de ce pays qui est devenu le sien.

« Je lis la presse française, je dois bien avouer que je ne comprends pas pourquoi ils ont cette image très négative de la Turquie et des Turcs », dit-elle avec étonnement.

« Quand ils parlent de dictature, j’éclate de rire, parce que la Turquie n’est pas du tout une dictature, absolument pas, c’est une démocratie ! La preuve en est qu’ici je suis libre d’aller et venir comme je le veux, même si je veux sortir à trois heures du matin, je n’ai aucune contrainte. Nous vivons dans une ville balnéaire et sur les plages vous avez de tout, des femmes en bikini, en monokini et en burkini. C’est comme ça dans toute la Turquie, quand nous allons en nous constatons la même chose à , Çeşme ou ailleurs. Aucune tenue n’est exigée, nous sommes libres de porter ce que l’on veut. De plus, aucune femme ne vous juge, je n’ai jamais eu de réflexion et nous nous baignons ensemble. Vous savez, il y a des chrétiens et d’autres religions ici, les gens ont tout à fait le droit de pratiquer leur foi et il y a beaucoup d’églises en Turquie. À Noël, vous pouvez acheter un sapin et les magasins sont pleins de nombreuses décorations. Le président Erdoğan souhaite chaque année un « Joyeux Noël » à tous ceux qui le fêtent. Aussi, la Turquie a fourni de gros efforts dans l’import-export et je suis très heureuse de pouvoir trouver du fromage français, c’est ce qui me manque le plus. Vous pouvez même trouver du porc à , pour moi ce n’est pas ça une dictature, mais alors loin de là ! », me confie t-elle en riant.

« Dans une dictature nous aurions des contraintes vestimentaires, religieuses, politiques même, hors là ce n’est pas le cas. Je dirais même qu’il y a plus de liberté en Turquie qu’en France, car en France certains peuvent vous juger assez facilement. J’ai eu moi-même des différents avec un membre de ma famille. Je me rappelle d’une discussion animée sur le fait qu’il ne comprenait pas que certaines femmes puissent se rendre à la plage en burkini. Après lui avoir expliqué il a compris et accepté. En même temps, ce n’est pas de leur faute, car on ne nous a jamais parlé des « traditions » musulmanes en France, on se heurte à l’inconnu qui parfois peu faire peur, on a souvent une mauvaise compréhension car personne ne nous en donne le sens.»

En Turquie, malgré le fait que ce soit un pays à majorité musulmane les gens ne te critiquent pas. Je me sens vraiment très libre ici ! »

R.A.: Quel est votre sentiment par rapport au président Erdoğan, qui par la force des choses est devenu votre président ?

Corinne : « Très franchement, je l’adore ! Je trouve que sous sa gouvernance le peuple turc est plus radieux, plus confiant. C’est un homme très ouvert et très compréhensif et proche du peuple, je l’admire pour sa générosité car l’aide qu’il apporte aux siens mais aussi aux autres pays est exemplaire. Mon rêve est de pouvoir le rencontrer pour lui expliquer notre parcours et combien je suis heureuse dans son pays. Il a fait beaucoup de choses pour rendre la Turquie plus accueillante, un pays où l’on se sent vraiment bien. Quand je me suis mariée, j’étais un peu choquée par l’état de certaines routes fortement abimées et sales, mais aussi par les maisons qui étaient assez délabrées dans le village de ma belle-famille. Durant nos vacances nous allions à Izmir je n’avais donc rien remarqué jusqu’au jour où nous avons emménagé ici. Nous nous sommes rendu chez mes beaux-parents et j’ai été stupéfaite de voir la transformation du village, il est magnifique, les routes ont toutes été refaites, les maisons délabrées n’existent plus, de nouvelles ont été construites depuis que Erdoğan est devenu Président », me dit-elle avec des étoiles dans les yeux.

Corinne a un témoignage puissant qui nous démontre qu’à plusieurs niveaux la Turquie est aux antipodes de l’image de l’autoritarisme islamiste que veulent nous imposer les médias occidentaux. La Turquie se reflète comme un pays où il fait bon être libre, dépourvu d’absolutisme religieux. Un pays gouverné non par un sultan narcissique mais par un homme de cœur, dévoué et proche de son peuple. Un homme fidèle à ses convictions qui ne change pas au moindre souffle du vent et devant les menaces.

Corinne et Hasan une remarquable où l’amour est la racine de leurs réussites. Ils m’ont confié qu’ils avaient de grands projets en cours et les réaliser en Turquie est une forme de reconnaissance à ce pays qui leur a permis une meilleure reconversion. Nous ne pouvons leur souhaité que le meilleur pour l’avenir.

(Valérie Lemoult, Red’Action, le 15/04/20)

Que pensez-vous de cet article ?

Love

70



NEWSLETTER

Inscrivez-vous pour suivre toute notre actualité.

RÉAGISSEZ

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz

RÉSEAUX SOCIAUX

  • Red'Action