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La Turquie n’est pas intimidée par les menaces de Trump

TURQUIE / ÉTATS-UNIS - Le 14 janvier, la Turquie a mis en garde le président américain Donald Trump contre l’assimilation des Kurdes syriens avec le groupe terroriste PKK, tout en soulignant le partenariat stratégique entre les deux pays.


Le 8 janvier, le porte-parole de la présidence, M. İbrahim Kalın, avait rencontré le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, pour discuter du retrait américain de la Syrie.

« M. , c’est une erreur fatale d’assimiler les Kurdes au inscrit sur la liste des organisations terroristes des et sa branche syrienne le /YPG. La lutte contre les terroristes, et non pas les Kurdes. Nous allons protéger les Kurdes et les autres Syriens face à la menace terroriste », a déclaré sur Twitter le porte-parole de la présidence İbrahim Kalın.

« La Turquie lutte contre les terroristes, pas les Kurdes. Nous allons protéger les Kurdes et les autres Syriens contre toutes les menaces terroristes », a-t-il ajouté.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt , a également critiqué les États-Unis pour des messages contradictoires, parfois diffusés via les médias sociaux.

« Les partenaires stratégiques ne parlent pas sur les médias sociaux », a déclaré Çavuşoğlu le 14 janvier, ajoutant que les responsables des deux pays étaient déjà en pourparlers pour coordonner le retrait promis de Trump de la Syrie.

« La proposition d’une zone de sécurité de 30 km [sur la frontière entre la Syrie et la Turquie] ne vient pas des États-Unis. Ce n’est pas leur idée. C’est une proposition de M. le président [Recep Tayyip Erdoğan] aux Européens, y compris aux Russes », a-t-il ajouté, notant que l’administration Obama avait « échoué à soutenir notre idée en raison de diverses excuses et maintenant, elle propose en raison de la détermination de la Turquie ».

Ces déclarations faisaient suite à la menace de Trump de « dévaster économiquement la Turquie » si frappait le PYD / YPG alors que Washington retirait ses troupes de la Syrie.

Les Etats-Unis vont « dévaster la Turquie économiquement si elle les Kurdes », a tweeté Donald Trump, qui appelle également à la création d’une «zone de sécurité» de 30 kilomètres, sans plus de précisions sur sa localisation ou sur son financement : «Nous entamons le retrait longtemps attendu de Syrie en frappant durement le petit califat territorial restant de l’EI, en plusieurs directions. Nous attaquerons de nouveau à partir d’une base existante s’il se reformait. Nous dévasterons économiquement la Turquie si elle s’en prend aux Kurdes ».

Répondant directement au tweet du président américain, le porte-parole de la présidence turque, İbrahim Kalın, a déclaré : « Monsieur Donald Trump, les terroristes ne peuvent pas être vos partenaires et alliés. La Turquie attend des Etats-Unis qu’ils honorent notre partenariat stratégique et ne veut pas qu’il soit occulté par de la propagande terroriste .»

S’exprimant à Riyad, le secrétaire d’Etat américain Mike a déclaré qu’il ne pensait pas que la menace de Trump changerait les plans de retrait des troupes syriennes. Quand on lui a demandé ce que Trump entendait par dévastation économique, il a répondu : « Vous devrez demander au président. »

« Nous avons appliqué des sanctions économiques dans de nombreux endroits, je suppose qu’il parle de ce genre de choses », a déclaré Pompeo, ajoutant qu’il n’avait pas parlé à Ankara depuis le commentaire de Trump.

Le président turc Erdoğan a indiqué qu’une opération transfrontalière dans le nord-est de la Syrie aura bientôt lieu. Depuis 2016, Ankara a mené deux opérations militaires similaires dans le nord de la Syrie.

La Turquie considère le PYD / YPG, soutenu par les États-Unis contre , comme une émanation du PKK.

Le PKK figure sur la liste des organisations terroristes de la Turquie, des États-Unis et de l’.

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