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La Turquie n’a pas changé ses plans concernant la zone de sécurité en Syrie avec les États-Unis

TURQUIE / GUERRE EN SYRIE - Le ministère turc de la Défense nationale a déclaré jeudi que sa position concernant la zone de sécurité devant être mise en place, en coordination avec les États-Unis, n’avait pas changé.


Le ministère turc de la nationale a déclaré jeudi que sa position concernant la zone de sécurité devant être mise en place, en coordination avec les États-Unis, n’avait pas changé.

« Les informations rapportées par certains médias qui auraient été transmises à des responsables turcs et américains ne reflètent pas la vérité sur la zone de sécurité, qui devrait être mise en œuvre en coordination avec les Etats-Unis dans le nord de la Syrie », a annoncé le ministère sur Twitter.

« Les activités menées en coordination avec les Etats-Unis sont annoncées publiquement, au bon endroit et au bon moment par le ministère de la Défense nationale. Dans ce contexte, la position de la n’a pas changé depuis son annonce initiale », a déclaré le ministère.

Dans le même temps, les chefs militaires turcs sont arrivés vendredi à la frontière sud-est du pays pour inspecter les troupes prévues dans la zone de sécurité.

Le ministre de la Défense, Hulusi Akar, accompagné du chef d’état-major, le général Yaşar Güler, ainsi que les commandants des forces terrestres, aériennes et navales sont arrivés à Şanlıurfa, ville du sud-est du pays, pour inspecter les troupes préparant l’installation du Centre d’opérations conjointes turco-américain.

Les responsables ont été accueillis par des commandants de haut niveau à l’aéroport de la ville.

Une équipe américaine, composée de six membres, est également arrivée dans la province du sud-est le 12 août.

« Le Centre d’opérations conjointes devrait commencer à fonctionner dans les prochains jours », a déclaré le ministère de la Défense nationale dans un communiqué diffusé après l’arrivée de la délégation américaine.

Le 7 août, des responsables militaires turcs et américains ont décidé de créer une zone de sécurité et de créer un « corridor de paix » reliant l’Euphrate à la frontière irakienne, afin de faciliter le retour dans leur pays des Syriens réfugiés vivant actuellement en Turquie et d’assurer la sécurité des posts frontaliers et des avant-postes militaires turcs.

Les responsables turcs et américains ont également convenu de créer un Centre d’opérations conjoint. L’accord prévoit la mise en place de mesures nécessaires pour répondre aux préoccupations de la Turquie en matière de sécurité.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt , a déclaré jeudi que les négociations préliminaires entre la Turquie et les États-Unis concernant l’accord sur la zone de sécurité n’en étaient qu’à leurs débuts, de nombreux sujets devant être précisés, ajoutant que les États-Unis ne seront pas en mesure de bloquer sur la création de cette zone de sécurité dans le nord de la Syrie comme ils l’avaient fait avec l’accord concernant .

« Le but ici est d’établir une zone de sécurité et [le président américain] Donald a promis qu’elle aurait une distance de 32 km », ajoutant que la région ne pourrait être « sûre » qu’après sa libération du PKK et de sa filiale syrienne, les Unités de protection du peuple (), a-t-il déclaré.

Notant que des avions sans pilote turcs avaient commencé à survoler la région, Çavuşoğlu a souligné que des points d’observation seraient érigés et des patrouilles communes menées dans la région.

Les États-Unis avaient initialement noué un partenariat avec les YPG du nord-est de la Syrie dans le combat anti-Daech. La Turquie s’oppose fermement à la présence des YPG à Manbij, qui avait été l’un des principaux points de divergence entre la Turquie et des États-Unis, en raison du soutien de ce dernier au YPG sous prétexte de combattre Daech. Les États-Unis avaient ainsi dispensé une formation militaire et fourni des camions de soutien militaire au YPG, en dépit des préoccupations de son allié en matière de sécurité.

Afin de réduire les tensions, la Turquie et les États-Unis se sont mis d’accord sur une en juin 2018, prévoyant le retrait des YPG de Manbij et la mise en place de patrouilles conjointes turco-américaines, qui avaient débuté en novembre. Cependant, le processus a été très lent car le groupe terroriste était toujours présent dans la ville, malgré le calendrier de trois mois prévu pour la mise en œuvre de l’accord.

La Turquie a exigé la création d’une zone de sécurité de 32 kilomètres dans le nord de la Syrie, qui doit être débarrassée de terroristes YPG. Ankara a prévenu que si la création d’une telle zone était retardée, elle engagerait une action militaire transfrontalière pour éliminer la menace terroriste à sa frontière sud.

La Turquie avait précédemment mené deux offensives en Syrie, contre Daesh et les YPG, en 2016 et 2018. Les opérations Bouclier de l’Euphrate et Rameau d’Olivier avaient alors libéré la région des terroristes du YPG, du PKK et de Daech, permettant à des centaines de milliers de civils déplacés de rentrer chez eux.

Le YPG est la filiale syrienne du groupe terroriste du PKK, responsable de la mort de près de 40.000 personnes en Turquie, dont de nombreux enfants, femmes et bébés, depuis plus de 30 ans.

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