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Turquie-Grèce : Selon Alexis Tsipras, la Russie reste le seul espoir pour contrer Ankara

ANALYSE - Les partenaires européens de la Grèce ont récemment tenté de convaincre le premier ministre grec Alexis Tsipras de soutenir leur pression sur la Russie en échange d’un soutien européen contre la pression de la Turquie. Le dirigeant grec a refusé d’agir contre Moscou, ne croyant pas à la pression de l’UE contre la Turquie. Vladimir Poutine a invité Alexis Tsipras à se rendre en Russie. Tsipras a accepté cette proposition dans l’espoir de contrecarrer la pression de la Turquie via Moscou.

Par Tuğçe Ateş


La craint une guerre chaude avec la Turquie concernant la zone de Chypre et des îles de la mer Égée. 

Tsipras prend la question très au sérieux et tente vainement de chercher des issues face à la Turquie, son allié de l’Otan.

L’arrestation des deux soldats grecs sur les territoires turcs

Début mars, les Turcs ont arrêté deux soldats grecs près de leurs frontières et les gardent en prison dans la province d’. Les soldats sont reconnus comme des espions et le gouvernement turc semble avoir l’intention de les échanger contre les huit militaires turcs qui ont fui en Grèce après la tentative de coup d’État contre le gouvernement turc en 2016.

Au début de 2018, les autorités grecques ont déclaré qu’elles n’extraderaient pas d’hommes en Turquie, en raison de longues peines de prison qui leur seront attribuées.

Jean-Claude Juncker et Donald Tusk ont ​​mentionné les soldats grecs lors de leur dernière rencontre avec Recep Tayyip Erdoğan à Varna.

Ils ont demandé au président turc de les rendre pour Pâques.

Cependant, Erdoğan a ignoré leur demande et a reproché à l’ d’adopter une attitude de deux poids deux mesures et de refuser d’admettre la Turquie dans l’ parce qu’elle lutte activement contre le terrorisme.

Une Grèce qui tente de se renforcer face aux mesures turques 

Il semble que les Grecs aient déjà perdu l’espoir que leurs alliés européens puissent convaincre les Turcs.

Lors de leur dernier Jour de l’Indépendance le 25 mars -ce jour-là en 1821, une révolte en Grèce libéra le pays de la domination ottomane-, ils organisèrent un défilé qui ressemblait plus à un spectacle de muscles.

En s’exprimant au défilé, le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos, a déclaré: « Nous sommes des gens pacifiques, mais tous ceux qui oseront porter atteinte à notre souveraineté seront écrasés comme l’Empire ottoman a été écrasé en 1821. Quant à ceux qui rêvent de la renaissance de cet empire, ils doivent se rappeler comment il a été écrasé par les rebelles grecs en 1821 ».

Pour les Grecs, les Turcs deviennent de plus en plus hostiles envers eux.

De plus, des responsables politiques turcs ont récemment déclaré que le Traité de Lausanne de 1923 et le Traité de de 1947  -traités qui délimitent les frontières actuelles entre la Grèce et la Turquie- devraient être révisés.

Les Turcs revendiquent 18 îles grecques et 150 îlots dans la « zone grise » de la mer Égée.

Dans cette confrontation, les Grecs ont besoin de soutien. Mais ni l’UE ni l’OTAN ne semblent vouloir le lui accorder. Tout ce qu’ils reçoivent de l’Occident, ce sont des promesses et du chantage : Lors du dernier sommet de l’UE, le Premier ministre britannique Theresa May a tenté de forcer Alexis Tsipras à se joindre à la campagne anti-russe.

En réponse, Tsipras a répondu en demandant aux dirigeants européens s’ils ne pensaient pas que leur campagne était précipitée et qu’ils devaient d’abord enquêter sur l’affaire Skripal.

demande secours à Moscou 

Pour finir, Tsipras a décidé d’appeler Poutine. Le Premier ministre grec a sincèrement félicité Vladimir Poutine pour avoir remporté l’élection présidentielle. Les deux parties ont réaffirmé leur intention de continuer à promouvoir la coopération russo-grecque. Les questions actuelles de la sécurité européenne et les développements dans la région de la Méditerranée orientale ont été discutés.

Vladimir Poutine a invité Alexis Tsipras à se rendre en selon le service de presse du Kremlin.

Tsipras a accepté cette invitation et pourrait visiter la Russie prochainement.

Il est difficile de prévoir quelles seront les conséquences de cette visite.

D’une part, Chypre du Sud a également refusé de se joindre à l’hystérie anti-russe.

D’autre part, malgré les tensions fluctuantes avec la Turquie, la Russie a promis de fournir des systèmes S-400.

La Grèce n’a pas de tels systèmes. Donc, Tsipras pense aborder de nombreux sujets lors de sa rencontre avec Poutine, surtout que dans les circonstances géopolitiques actuelles, de plus en plus de pays se rapprochent du bloc russe pour bénéficier du soutien du Kremlin.

Les frayeurs de Tsipras sont justifiées : il n’y a pas d’équilibre militaire entre ces deux pays. La Turquie est beaucoup plus forte militairement et sur le plan : elle est beaucoup plus importante pour les Européens que la Grèce, notamment à cause de la crise migratoire.

De ce fait, Ankara profite de toute opportunité pour changer de stratégie en sa faveur, mettant à jour les faiblesses d’Athènes. La Grèce est, de fait, en faillite, elle vieillit et ne peut plus investir de sommes considérables pour renforcer sa défense.

Une situation toute autre en Turquie qui poursuit son objectif de mener son influence, dans toutes les régions du monde, afin de restituer au pays la grandeur qu’elle mérite via son essor économique, son démographique et son investissement de sommes considérables sur le plan militaire.

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