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Turquie : Erdoğan avertit le régime Assad de se retirer derrière la zone de désescalade d’Idlib d’ici fin février

TURQUIE / GUERRE EN SYRIE - Le président Recep Tayyip Erdoğan a averti mercredi le régime de Bachar al-Assad de se retirer derrière les postes d’observation turcs d’ici fin février ou sinon de subir les conséquences.


S’exprimant lors de la réunion du groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement (Parti AK) au pouvoir, Erdoğan a déclaré que la prendrait des mesures si le régime ne retirait pas ses forces dans les zones désignées.

« Les forces aériennes et terrestres de la Turquie se déplaceront librement dans toutes les zones d’opérations (en Syrie) et à Idlib, et elles mèneront des opérations si nécessaire », a déclaré le président, ajoutant que le pays riposterait contre toutes les attaques contre ses soldats ou ses alliés quelle qu’en soit la source, tout en notant que la Turquie n’a l’intention d’affronter aucun de ses alliés.

« Les accords à Idlib en Syrie et à l’est de l’Euphrate ne fonctionnent pas », a déclaré Erdoğan, alors que le régime continue de mener des attaques en violation des accords de Sotchi et d’Astana. Il a ajouté que la Turquie vise à protéger la vie et les biens de civils innocents dans ses opérations.

Dimanche, une des forces du régime d’ a tué sept soldats turcs et un entrepreneur civil dans le nord-ouest de la province d’Idlib. La Turquie a riposté en nature et détruit les cibles du régime impliquées dans l’attaque.

« Rien ne sera plus pareil après l’attaque du régime Assad à Idlib qui a tué des soldats turcs », a déclaré le président Erdoğan.

« Rien ne sera plus pareil après l’attaque du régime Assad à Idlib qui a tué des soldats turcs »

Il a également noté que la Turquie s’attend à ce que la Russie comprenne les sensibilités d’ dans la région.

Dans le but d’assurer la des soldats et des postes d’observation turcs, l’armée exerce des représailles contre tout harcèlement ou menace visant des postes d’observation. Les soldats turcs sont également activement soutenus par l’Armée nationale syrienne (ANS).

Le régime et les attaques de ses alliés visant des zones résidentielles et des civils ont contraint plus de 151 000 personnes à fuir vers des zones relativement plus sûres près de la frontière turque au cours de la semaine dernière.

Le nombre de civils déplacés en raison des attaques du régime a atteint 692 000 depuis novembre 2019. Poursuivant son avancée pour capturer le dernier bastion de l’opposition, les forces du régime sont actuellement à 8 kilomètres de la ville d’Idlib. Si les forces du régime commencent à attaquer la ville d’Idlib, il est prévu que près d’un demi-million de personnes migreront, provoquant une catastrophe qui n’a jamais été observée pendant la guerre civile.

Jeudi, les forces du régime ont avancé au nord de Maarat al-Numan vers la ville de , dont les habitants ont principalement fui face à de lourds bombardements.

Maarat al-Numan et Saraqib se trouvent sur l’autoroute M5 clé reliant la capitale à la deuxième ville d’Alep. Le régime surveille la route alors qu’il cherche à relancer une économie moribonde ravagée par près de neuf ans de guerre.

Idlib, la dernière enclave de l’opposition en Syrie, comptait 1,5 million d’habitants dans la période avant-guerre. Le nombre est passé à environ 3 millions avec de nouvelles vagues de après qu’il a été désigné « zone de désescalade » en vertu de l’accord d’Astana entre la Turquie, la Russie et l’Iran en mai 2017.

L’accord était destiné à ouvrir la voie à une solution politique permanente en Syrie. L’armée turque a installé 12 postes d’observation dans la zone de désescalade d’Idlib après le neuvième cycle de pourparlers de paix organisés à Astana.

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