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La Turquie commémore le père de son hymne national, Mehmet Akif Ersoy

PERSONNALITÉS TURQUES - Red’Action commémore le 81ème anniversaire du décès de l’une des figures majeures de la poésie turque et le père de l’hymne national turc, Mehmet Akif Ersoy.

Par Tuğçe Ateş


Mehmet Akif Ersoy né en 1873 à Istanbul et mort dans la même ville le 27 décembre 1936, est un poète d’origine albanaise, ayant écrit un grand nombre de poèmes populaires qui fusionnent la langue quotidienne avec le genre poétique. Ayant reçu une religieuse d’un père qui était enseignant dans une médersa (école coranique), Ersoy utilisa régulièrement des éléments dans ses poèmes, ce qui les accorda une dimension émouvante et spirituelle.

En 1921, à la suite de la Première Guerre mondiale, pendant la guerre d’indépendance turque contre l’occupation étrangère, Ersoy écrivit « l’İstiklal Marşı » (« Marche de l’indépendance » en français).

L’histoire de l’ est assez originale.

En 1920, la Grande Assemblée nationale de Turquie a organisé un concours avec récompense pour le choix de l’hymne. Plus de 700 propositions d’hymnes furent reçues par celle-ci. Mehmet Âkif Ersoy refusa d’y participer dans un premier temps étant contre l’idée d’une récompense. Sous l’insistance du ministre turc de l’Education de l’époque, Hamdullah Suphi Tanrıöver, il proposa un poème. Tanrıöver ayant lu ce texte écrit pour encourager l’armée et motiver la nation en difficulté dans cette période de l’histoire, devant la Grande Assemblée nationale l’adopta le 12 mars 1921.

Les deux premières strophes du poème sont chantées lors des manifestations officielles :

Version française : 

« N’aie crainte, ce drapeau flottant aux premières lueurs de l’aube ne cessera jamais de flotter.

Tant que le dernier foyer veillera sur ma patrie

C’est l’étoile de ma nation, qui scintillera.

Elle est à moi, et à ma nation seulement.

 

Ô croissant chéri, ne t’emporte pas, je peux donner ma vie pour toi.

Souris enfin à mon peuple héroïque ! Calme-toi !

Ou tu n’auras pas été digne de tout le sang qui a coulé pour toi.

Elle la mérite, l’indépendance, ma nation qui a foi en l’Éternel »

 

Version turque : 

« Korkma, sönmez bu şafaklarda yüzen al sancak

Sönmeden yurdumun üstünde tüten en son ocak.

O benim milletimin yıldızıdır parlayacak;

O benimdir, o benim milletimindir ancak.

 

Çatma, kurban olayım çehreni ey nazlı hilâl!

Kahraman ırkıma gül! Ne bu şiddet bu celâl,

Sana olmaz dökülen kanlarımız sonra helâl,

Hakkıdır, Hakk’a tapan, milletimin istiklâl  »

En plus d’être un poète, Ersoy était un auteur, un universitaire et un membre du parlement. Il est connu en Turquie comme le « poète national », également pour sa collection de poésie « Safahat » publiée pour la première fois en 1911 à Istanbul. Sa poésie a exploré les thèmes de nombreux problèmes rencontrés par la société, ainsi que les questions liées à la foi.

Depuis le décès d’Ersoy le 27 décembre 1936, les personnalités politiques n’ont pas hésité à rendre hommage, en ce jour, au poète national.

Cette année, le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie, İsmail Kahraman, a publié un message commémorant le poète Mehmet Akif Ersoy. « Il était un homme courageux qui tenait les justes tout en prenant position contre la tyrannie des forts », a-t-il déclaré dans son message.

Le président a publié à son tour : « Le moyen d’assurer l’existence de notre pays et de mettre fin aux injustices, illégalités et oppressions dans le monde musulman, passe par la préservation de l’esprit de notre Hymne national. Mehmet Akif défendait le progrès de tous nos frères qui considèrent la Mecque et comme Qibla, et la lutte conjointe contre les oppresseurs ».

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