FLASH INFO :

La Turquie combat le terrorisme et non les Kurdes !

ANALYSE - Aujourd’hui force est de constater que les médias occidentaux sont dans une tendance de manipulation au sujet de la lutte contre le terrorisme de la Turquie. Lors de nombreuses opérations transfrontalières de la Turquie, que ce soit en Syrie qu’en Irak, les médias préfèrent intentionnellement employer les termes de « milices kurdes », « forces kurdes », « pro-kurde », « anti-kurde » pour tromper le lecteur sur les réels motifs de ces actions militaires qui ne visent en aucun cas la population kurde mais bel et bien des terroristes qui menacent la sécurité et l’intégralité territoriale de la Turquie.

Par Öznur Küçüker Sirene


Alors que les médias présentent les Unités de Protection du Peuple (YPG), la branche syrienne du groupe terroriste PKK, contrôlant une partie des territoires syriens, comme « des combattants de la liberté héroïques » menant une guerre impitoyable contre Daech, la réalité est tout autre pour la .

Ces terroristes à qui les ne cessent de fournir des tonnes d’armes et de la formation malgré leur alliance avec la Turquie au sein de l’OTAN représentent un réel danger contre la sécurité et l’intégralité territoriale de la Turquie.

Il est d’ailleurs étonnant que les Etats-Unis optent pour une alliance avec des terroristes afin de combattre un autre groupe terroriste (Daech) au lieu de s’allier et d’agir avec une armée régulière comme l’armée turque. Cette alliance conduit la Turquie à se poser des questions légitimes sur les réelles intentions des Etats-Unis derrière leur soutien aux YPG.

Que représente le PKK ?

Le PKK officiellement connu sous le nom du « Parti des Travailleurs du Kurdistan », est responsable de la mort de plus de 40.000 personnes en Turquie, dont la plupart sont des civils (les femmes et enfants sont régulièrement victimes du du PKK en Turquie). Ses partisans ayant massivement immigré dans les pays européens financent le  par de nombreuses activités illégales dont la traite des êtres humains et le trafic de .

Même si cette information est de plus en plus dissimulée dans les médias occidentaux, le PKK est classé comme une organisation terroriste non seulement par la Turquie mais aussi les Etats-Unis et l’Union européenne.

Pour embellir son image et obtenir un soutien à l’échelle internationale, le PKK a extériorisé ses activités en Syrie à travers sa branche syrienne, le Parti de l’Union Démocratique () dont l’aile armée est les Unités de Protection du Peuple (YPG).

Si le but avéré du PKK / PYD /YPG est de fonder l’Etat indépendant du Kurdistan en y annexant les territoires de l’Est et du Sud-Est de la Turquie alors que celui de Daech se base sur des motivations plus religieuses que politiques, leur méthode principale reste la même : attaquer et tuer des civils afin de déstabiliser et affaiblir les Etats dans une nouvelle forme de « guerre asymétrique ».

La Turquie, pays membre de l’OTAN donc alliée avec tous les autres membres de l’alliance trans-atlantique, a mis en garde plusieurs fois les Etats soutenant ces groupes terroristes de cesser de soutenir le terrorisme pour combattre une autre forme de terrorisme.

Les YPG sont-ils une organisation terroriste ?

Même si les YPG ne sont pas officiellement reconnues comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l’, la Turquie les considère comme une organisation terroriste.

Il existe des « liens organiques » indéniables entre le groupe terroriste PKK, le PYD (Parti de l’Union démocratique) et son aile armée, les YPG (Unités de protection du peuple).

Rappelons que l’ex-porte-parole du département d’État américain, Heather Nauert, avait décrit les terroristes des Unités de protection du peuple (YPG) du nord-ouest de la Syrie, qui est la branche armée du PYD, comme « le PKK ».

La CIA (L’Agence Centrale du Renseignement des Etats-Unis) aussi avait officiellement confirmé qu’elle considérait le Parti de l’Union démocratique (PYD) comme l’aile syrienne du PKK reconnu internationalement comme une organisation terroriste.

Alors on se pose naturellement la question suivante : « Comment soutenir et armer des groupes dont les liens organiques avec une organisation terroriste (PKK) sont bel et bien confirmés et prouvés même si ce soutien s’explique par le combat contre une autre organisation terroriste (Daech) ? ».

Quelle est la réelle intention derrière ce soutien si ce n’est qu’une envie de diviser la Turquie avec la fondation d’un Etat kurde et d’atteindre des positions stratégiques dans la Méditerranée ?

Le soutien des Etats-Unis aux YPG

Les motivations de la Turquie dans ses

La Turquie a pris pour cible la filiale syrienne du groupe terroriste PKK, les YPG, dans le cadre de deux opérations transfrontalières, l’opération « Bouclier de l’Euphrate » lancée en août 2016 et l’opération « Rameau d’Olivier » en janvier 2018, ainsi que par des frappes aériennes et d’artillerie.

Par ailleurs, le président a récemment déclaré que la Turquie mènera une opération antiterroriste à Manbij si les États-Unis ne parviennent pas à expulser les Unités de protection du peuple (YPG). Des frappes aériennes se poursuivent également en pour garantir la sécurité des frontières turques.

Dans ses opérations militaires, la Turquie vise à établir la sécurité et la stabilité le long des frontières de la Turquie et de la région, ainsi qu’à protéger les Syriens contre l’oppression et la cruauté des terroristes.

Les opérations sont menées dans le cadre des droits de la Turquie basés sur le droit international, des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, du droit de légitime en vertu de la Charte des Nations Unies et du respect de l’intégrité territoriale de la Syrie et de l’Irak.

L’armée turque déclare également que seules des cibles terroristes sont détruites et que la plus grande attention est accordée pour éviter de blesser les civils.

La Turquie a assuré a sécurité de 35 000 civils dans l’opération Rameau d’Olivier.

Les Kurdes de Turquie : une population bien intégrée en Turquie, première victime du PKK

Même si en réalité la population kurde elle-même est la première victime du groupe terroriste PKK tant en termes de perte de vie que sur le plan économique -la menace terroriste étant la première source du retard économique dans les régions de l’Est et du Sud-Est de la Turquie-, il est également étonnant de constater que les titres de la totalité des articles des médias occidentaux sur les activités des organisations terroristes contiennent le terme « Kurdes » comme si ces groupes terroristes représentent l’ensemble de la population kurde et l’armée turque ne cible pas les organisations terroristes mais les Kurdes eux-mêmes.

Rappelons que la Turquie est le pays abritant la plus grande population kurde de la région (environ 20 millions d’habitants) et les lois du pays protègent les droits de toutes les minorités religieuses et ethniques présentes sur le territoire turc. Sans être soumis à aucune forme de discrimination dans le pays, les Kurdes sont aujourd’hui parfaitement intégrés dans la vie socio-économique et politique du pays avec de nombreuses figures politiques, économiques ou artistiques de premier plan, étant d’origine kurde. Pour citer un exemple symbolique parmi tant d’autres, l’un des présidents de la République les plus populaires de la Turquie de 1989 à 1993, Turgut Özal, était d’origine kurde. 

En conclusion, tant qu’il n’y a pas une réelle et sincère coopération dans la lutte contre le terrorisme à l’échelle internationale et que « les terroristes des uns continuent à être les combattants de la liberté des autres » pour des intérêts économiques et politiques, le terrorisme continuera d’exister sous toutes ses formes et de menacer la paix et la solidarité internationales. Les médias occidentaux devraient assumer leur responsabilité de transmettre des informations objectives à leurs lecteurs sans faire la propagande d’une quelconque forme de terrorisme.

Que pensez-vous de cet article ?

13



NEWSLETTER

Inscrivez-vous pour suivre toute notre actualité.

RÉAGISSEZ

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz

RÉSEAUX SOCIAUX

  • Red'Action