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La Turquie et la Chine signent pour un destin commun

ANALYSE - L’ambassadeur de Turquie en Chine, Abdulkadir Emin Önen, a déclaré que la Turquie et la Chine partageaient désormais un « destin commun » et un « avenir commun » selon l’éditorial publié dimanche par le quotidien chinois Global Times.

Par Tuğçe Ateş


L’article d’Önen au Global Times a été publié à l’occasion du 95e anniversaire de la fondation de la République de Turquie. L’article explique que la Turquie a de grands projets pour son 100e anniversaire en 2023 et qu’elle est en voie d’atteindre les objectifs de développement fixés pour 2053 et 2071 par le président . Une ligne que la trouve exemplaire et en harmonie avec la stratégie chinoise pour le XXIe siècle.

Selon l’ambassadeur turc : « La vision de 2023, qui marquera le centenaire de notre république, comprend divers objectifs allant de l’ aux investissements dans les infrastructures. Le pays est déterminé à passer au niveau suivant. La prochaine étape consistera à faire de la Turquie l’une des puissances centrales d’un système mondial qui deviendra clairement multipolaire. En commémorant le millénaire de l’entrée du peuple turc en Anatolie, des mesures visant à faire de la Turquie l’un des principales puissances du monde sont prédites à l’avenir. »

De même, la République populaire de Chine (RPC) se dirige vers les objectifs fixés par le président Xi Jinping. Il vise à éliminer la pauvreté dans le pays d’ici 2021, anniversaire du centenaire de la fondation du Parti communiste chinois. La Chine souhaite créer un pays prospère d’ici le centenaire de la fondation de la RPC, soit en 2049.

Outre cette magnifique vision, l’un des objectifs les plus importants proposés par le président Xi est l’initiative de la Nouvelle Route de la Soie. En cinq , depuis son annonce en 2013, ce projet est devenu l’un des plus grands projets de l’ de l’humanité en impliquant 86 pays et en devenant une organisation internationale. L’initiative du corridor central dirigée par la Turquie est au cœur de ce projet.

L’article d’Önen précise que la Turquie a envisagé un partenariat avec la Chine qui reposerait non seulement sur des projets d’infrastructure lucratifs, mais également sur une méfiance partagée à l’égard des États-Unis.

La Chine a été forcée dans une guerre commerciale en raison de menaces économiques de la part des États-Unis, exactement comme la Turquie a été contrainte aux mêmes faits. L’exemple le plus récent de cette guerre est l’imposition de quotas par l’administration américaine contre l’industrie sidérurgique turque, ce qui exclut les conditions de concurrence du marché libre. Cependant, malgré les guerres commerciales et les menaces économiques, comme la Chine, la Turquie plaide en faveur du maintien d’une économie de marché libre, d’un commerce dans des conditions équitables.

Encore une fois, l’utilisation du dollar américain en tant qu’outil financier menaçant a montré à quel point la Turquie et la Chine devaient entamer à l’avenir des négociations pour le commerce en monnaies nationales. L’élargissement de l’accord de conversion monétaire entré en vigueur ces dernières années dans les échanges commerciaux entre les deux pays font dorénavant partie des priorités.

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