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Trump signe l’ordre de retrait des troupes américaines de Syrie

TURQUIE / ÉTATS-UNIS - L’ordre de retrait des troupes américaines de Syrie a été signé, a annoncé dimanche l’armée américaine à la suite de l’annonce surprise du président américain Donald Trump, la semaine dernière.


Aucun détail n’a été fourni sur le moment du retrait de quelque 2 500 soldats.

« Le décret pour la Syrie a été signé », a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’armée américaine interrogé sur l’, sans fournir de plus amples détails.

Mercredi dernier, a annoncé que les retireraient leurs troupes de Syrie à la suite d’un entretien téléphonique avec le président Recep Tayyip Erdoğan le 14 décembre, au cours duquel les deux dirigeants se sont accordés sur la nécessité d’une coordination plus efficace de ce pays déchiré par la guerre.

L’annonce a surpris les responsables du Pentagone.

Un jour après l’annonce de Trump, Mattis a démissionné, affirmant qu’il ne partageait pas la vision du président américain.

Le membre du Congrès et ancien candidat à la présidence, Ron Paul, a fait l’éloge de la décision de retrait largement critiquée.

S’exprimant sur CNN, Paul a déclaré dimanche : « Je suis très fier du président. C’est exactement ce qu’il a promis et je pense que les gens sont d’accord avec lui. Nous sommes en guerre depuis trop longtemps et dans trop d’endroits … avons dépensé plusieurs milliards de dollars sur ces guerres partout. »

Partageant les remarques de Paul sur Twitter, Trump a remercié le membre du Congrès pour son soutien.

L’annonce du retrait intervient à la veille d’une éventuelle opération militaire turque dans le nord-est de la Syrie contre les Unités de protection du peuple () affiliées au groupe terroriste .

Depuis 2016, a mené avec succès deux opérations militaires similaires dans le nord de la Syrie.

Trump et le président Recep Tayyip Erdoğan se sont entretenus par téléphone dimanche et ont « convenu d’assurer la coordination entre les responsables militaires, diplomatiques et autres de leur pays afin d’éviter un vide du pouvoir qui pourrait résulter de tout abus de la phase de retrait et de transition en Syrie », a déclaré la présidence a déclaré dans un communiqué.

Dimanche tard, Trump a tweeté qu’Erdoğan lui avait assuré que tous les combattants de en Syrie seraient éliminés.

Les partiront sous les auspices d’un nouveau chef du Pentagone qui doit commencer le mois prochain, après la démission de Jim Mattis de son poste, citant des divergences majeures, notamment en ce qui concerne la Syrie, avec Trump.

La décision soudaine de Trump a provoqué des troubles au sein de son administration, entraînant la démission de Brett McGurk, envoyé spécial de la coalition anti-Daech, ainsi que celle de Mattis.

Les plans pour le retrait des troupes vont maintenant être supervisés par le secrétaire adjoint à la , Patrick Shanahan, qui a déclaré dimanche que Trump remplacerait Mattis à compter du 1er janvier.

Mattis, 68 ans, avait annoncé qu’il partirait fin février pour permettre une transition sans heurts au prochain chef de la plus haute puissance militaire du monde – mais Trump, apparemment en colère, a accéléré son départ de deux mois.

La porte-parole de la Défense, Dana White, a tweeté sur le fait que Mattis continuerait à participer à la passation des pouvoirs, collaborant avec Shanahan pour faire en sorte que le département « reste concentré sur la défense du pays pendant cette transition ».

Selon les médias américains, Trump a exprimé son ressentiment à l’égard de la lettre de démission de Mattis qui révélait ses désaccords fondamentaux avec le président.

Quelques jours plus tard, l’envoyé spécial McGurk a fait un geste similaire, affirmant qu’il ne pouvait pas appuyer la décision de Trump sur la Syrie qui, a-t-il déclaré, « a laissé nos partenaires de la coalition confus et nos partenaires de combat déconcertés ».

Contrairement à Mattis, Shanahan n’a jamais servi dans l’armée et a passé la majeure partie de sa carrière dans le secteur privé.

Il a travaillé pendant plus de trois décennies pour le géant des avions Boeing, notamment en tant que vice-président et directeur général de Boeing Defense Systems, avant de passer au Pentagone en 2017.

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