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Les terroristes du YPG continuent de recruter des enfants, absence de mesures efficaces de l’ONU

TURQUIE / GUERRE EN SYRIE - Un rapport des Nations Unies a révélé que les Unités de protection du peuple (YPG), groupe terroriste affilié au PKK, avaient recruté 313 enfants et utilisé les écoles comme terrains d’entraînement et dépôts de munitions dans la région. Alors que près de 40% des enfants recrutés sont des filles, 20% d’entre eux ont moins de 15 ans, indique le rapport.


Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a présenté vendredi au Conseil de sécurité des Nations Unies un révélant que le groupe syrien affilié à l’organisation terroriste du , les Unités de la protection du peuple (), avait recruté 313 enfants et utilisait des écoles à des fins militaires. Bien que les fournies dans le rapport annuel « Les enfants dans les conflits armés » révèlent l’ampleur des violations des droits perpétrées par l’organisation terroriste YPG, la communauté internationale est restée inefficace sur cette question.

L’organisation des Nations Unies, qui a révélé ces chiffres, a malgré tout préféré s’asseoir à la table des négociations avec les terroristes de YPG, plutôt que de prendre des mesures concrètes contre leurs violations. Selon le rapport établi à la demande du Conseil de sécurité des Nations Unies, près de 40% des enfants recrutés par le groupe terroriste seraient des filles de moins de 15 ans. Le rapport a révélé que ces enfants avaient reçu une formation militaire et que 119 filles mineures avaient pris part à des batailles. Le rapport américain a également révélé que le groupe terroriste YPG utilisait 24 écoles et hôpitaux comme terrains d’entraînement et 14 écoles comme dépôts de munitions. Malgré le rapport, qui prouve les violations des droits humains, en particulier contre les enfants, il est surprenant de constater que la communauté internationale, au lieu de prendre position contre le YPG, ait choisi de traiter la question par des mesures inefficaces ou faibles.

Entretemps, les États-Unis ont même été jusqu’à soutenir les terroristes avec des provisions militaires.

Au début du mois, une rencontre a ainsi eu lieu entre Virginia Gamba, représentante spéciale du secrétaire général de l’ pour les enfants dans les conflits armés,  et un commandant terroriste des YPG, Mazloum Abdi, également connu sous le nom de Ferhat Abdi Şahin et faisant partie des personnes les plus recherchées par la , aboutissant à la signature d’un accord à Genève. Ce soi-disant accord viserait à mettre fin à l’utilisation et au recrutement d’individus de moins de 18 ans par les Forces démocratiques syriennes (FDS), un groupe de coordination dominé par le YPG.

Gamba a déclaré que l’accord visait à garantir « qu’aucun enfant ne soit recruté et utilisé par une quelconque entité opérant sous son égide ». La Turquie a réagi immédiatement, estimant qu’il était considéré comme un « fait grave » de siéger à une table avec une organisation terroriste connue pour ses actions aussi brutales, et qu’il était même naïf de penser qu’un tel accord protégerait les enfants.

« La signature d’un accord par l’ONU, qui devrait être au premier plan dans la , avec une organisation terroriste ne peut en aucun cas se justifier. Il s’agit d’une violation claire de l’ONU en matière de terrorisme », a déclaré le ministère des Affaires étrangères en réponse à la décision.

Le ministère a également déclaré que la nature de l’accord témoignait une fois de plus des graves violations des droits de l’Homme et du Droit commises par les FDS. « Cependant, il est absolument inacceptable pour les Nations-Unies de négocier avec cette organisation terroriste sanglante », a-t-il déclaré. Il convient également de mentionner que certaines autorités américaines qui se sont exprimées dans les médias turcs ont affirmé qu’elles ne disposaient pas d’informations à ce sujet.

Le porte-parole américain, Stéphane Dujarric, a également déclaré lors d’une conférence de presse que le plan de Gamba avec le groupe dirigé par les YPG « n’implique aucune légitimité , pour tout groupe armé avec lequel il s’engage ».

La Convention de Genève de 1949 sur la protection des personnes civiles en temps de guerre interdit l’utilisation d’enfants de moins de 15 ans comme soldats.

L’utilisation par les YPG d’ dans ses rangs n’est pas un phénomène nouveau, ayant été maintes fois renseigné et décrié par des organisations internationales de défense des droits humains. Le groupe inciterait ainsi des familles à abandonner leurs enfants ou les kidnapperait directement pour les emmener dans des camps d’entraînement, où ils ne seraient plus en contact avec leur famille.

Des rapports tels que celui publié par l’agence Anadolu en avril ont même déclaré que, pour garantir l’engagement des enfants, le YPG rendait les jeunes enfants dépendants de drogues, de sorte qu’ils puissent ensuite être utilisés comme kamikazes et se battre sur les lignes de front.

En mars 2018, l’agence Anadolu avait enquêté dans un des camps d’entraînement des YPG à Afrin, détruit par les forces turques dans le cadre de l’opération Rameau d’Olivier, révélant que le camp était un centre d’entraînement dédié à des recrues âgées de 13 à 17 ans seulement.

Les Nations-Unies, conscientes de ce phénomène depuis assez longtemps, font régulièrement des rapport à ce sujet. En 2018, un rapport annuel sur les enfants dans les conflits armés a révélé 224 cas de recrutement d’enfants par le YPG entre janvier et décembre 2017, soit cinq fois plus que les années précédentes.

L’organisation Human Rights Watch a également informé dans le passé que l’organisation terroriste continuait à recruter des enfants malgré les objections de familles et d’enfants, tout en empêchant les familles d’entrer en contact avec leurs enfants : l’information concerne 59 enfants soldats âgés de 10 à 15 ans, ajoutant que les YPG avaient confirmé l’intégration d’enfants dans leur organisation.

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