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Témoignage : « Je me suis fait dépister du Covid-19 en Turquie »

DOSSIER / CORONAVIRUS - Red’Action partage avec vous le témoignage de Davit Bizet connu sous le nom de Davut parmi les Franco-Turcs au sujet de son dépistage du Covid-19 en Turquie.


Bonjour les amis, comme vous le savez, je m’appelle Davut et je réside à en .

Le pays a été touché par l’ : Près de 4.000 décès pour environ 150.000 cas, et les autorités sanitaires ont déjà précédé à plus de 1,6 millions de tests sur les citoyens à ce jour.

Les dépistages sont très souvent remis en question par les commentateurs de l’actualité. Je voulais donc partager avec vous mon expérience, car aujourd’hui j’ai été dépisté du .

Depuis trois jours, je présentais des symptômes du : douleur au ventre, sueur froide, sensation d’épuisement relatif, mais je ne m’inquiétais pas plus que ça car je pensais que c’était dû aux intenses chaleurs que nous connaissons depuis le début de la semaine.

Aujourd’hui, j’ai constaté que ma température s’élevait à 38,1⁰C. J’ai appelé un ami de ma ville qui l’a attrapé lors d’un voyage d’affaires à , juste avant le confinement des grandes agglomérations (« Büyükşehir »), pour lui expliquer mes symptômes. Il m’a alors invité à faire preuve de prudence et à me rendre à l’hôpital pour me faire dépister. J’ai également appelé un ami médecin en , qui m’a tout de suite incité à m’isoler et à me faire dépister.

Je me suis rendu à l’hôpital le plus proche, le Denizli Devlet Hastanesi (hôpital public de Denizli), à 5 minutes de chez moi en dolmuş (minibus). Sur place, l’accueil est filtré en raison du Coronavirus. J’ai expliqué ma situation au point d’entrée, où l’on m’a posé des questions pour savoir si je connaissais une perte de goût, si je toussais ou si j’avais des douleurs dans la poitrine. On m’a ensuite expliqué que comme j’arrivais à une heure tardive (18h30), le service de était fermé, et que j’avais le choix entre deux possibilités : soit revenir le lendemain à 8h00 pour effectuer un , soit me placer volontairement en quarantaine auquel cas je ne pouvais revenir chez moi qu’après 14 jours. Cet hôpital, qui, à titre de précision, est public, a en effet mis en place une tente pour enregistrer les personnes en quarantaine.

Après réflexion, je me suis rendu à un autre hôpital public de la ville, le Servergazi Devlet Hastanesi. J’y suis arrivé à 18h50 environ. Là aussi j’ai constaté qu’il y avait le dispositif d’accueil pour la mise en quarantaine. Après les formalités d’inscription, on m’a fait une prise de sang dans laquelle on m’a prélevé 3 tubes de sang. Puis, j’ai été invité à passer un scanner. On m’a scanné la tête, la poitrine et le ventre. A 19h20, tout était terminé, et on m’a dit de repasser à 20h30 pour les résultats, juste après la rupture du jeûne.

A 20h40, après quelques questions d’usage sur mes antécédents de , le médecin de garde m’a expliqué que je ne souffrais d’aucune infection, que c’était sûrement une insolation. Il m’a toutefois dit de revenir si les symptômes persistaient ou s’aggravaient.

Pour résumer, en l’espace de deux heures, j’ai pu me rendre dans deux hôpitaux, effectuer une prise de sang et un scanner, mais surtout avoir le résultat. Détail important, je n’ai déboursé aucun centime.

Au vu des différents témoignages que j’ai pu lire sur les réseaux sociaux ou dans la presse française, je constate que les autorités sanitaires turques ont été très rapides.

Nul ne doute que dans le pays qui m’a vu naître, on m’aurait difficilement testé et on m’aurait sûrement demandé de rester chez moi.

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