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Syrieleaks : Mise en place d’un plan secret de partage de la Syrie à Washington

ANALYSE - Le journal arabophone al-Akhbar a écrit samedi qu’il avait obtenu l’accès aux informations de l’ambassade britannique aux Etats-Unis, ce qui révèle le plan de Washington de désintégrer la Syrie. Le journal a souligné que les autorités américaines ainsi que leurs alliés occidentaux avaient décidé de mettre en œuvre un plan détaillé pour désintégrer la Syrie et prolonger la guerre dans le pays en poursuivant le déploiement militaire sur les rives orientales de l’Euphrate.


Benjamin Norman, diplomate en charge du dossier Proche et Moyen Orient à l’ambassade de Grande Bretagne à Washington, rendrait compte dans un Télégramme diplomatique confidentiel (TD) du 12 janvier 2018 de la première réunion du « Petit groupe américain sur la Syrie » (, Grande Bretagne, , Arabie saoudite et Jordanie), qui se serait tenue à Washington le 11 janvier 2018.

La réunion viserait à fondre un Etat terroriste dont les frontières s’étendent jusqu’à la Méditerranée et auquel le seul obstacle est la .

Le plan aurait 5 étapes à réaliser les unes après les autres :

– Désintégrer la Syrie,

​- Mettre la Turquie sous contrôle,

– Orienter le représentant spécial des Nations Unies pour la Syrie, Stephan de Mistura, conformément aux intérêts des Etats-Unis,

– Saboter le processus de ,

– Influencer l’opposition syrienne.

Voici quelques-unes des décisions qui auraient été prises lors de la réunion secrète :

Fonder un Etat pour les Forces démocratiques syriennes

Le journal libanais Al Akhbar a publié les détails de la réunion, obtenus des sources diplomatiques britanniques.

Alors que l’opération Rameau d’Olivier des forces armées turques et de l’Armée syrienne libre () se poursuit à afin de mettre fin à l’occupation des organisations terroristes / PKK dans le nord de la Syrie, le Pentagone aurait mis en place un plan visant à partager la Syrie.

Les Etats-Unis ayant réuni les diplomates de quatre pays le 11 janvier à Washington, auraient appuyé sur le bouton pour réaliser leur place de fondation d’un Etat terroriste pour les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) dont les frontières s’étendent jusqu’à la Méditerranée.

Dans la réunion dirigée par le diplomate américain David Satterfield (Secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé du ), l’Anglais Hugh Cleary (chef du Département Proche et du Foreign Office) ; le Français Jérôme Bonnafont (directeur ANMO/Afrique du Nord et au Quai d’Orsay); le Jordanien Nawaf Tell et le Saoudien Jamal al-Aqeel, auraient discuté de la répartition de la Syrie.

La Syrie serait désintégrée

Selon les informations du quotidien Al Akhbar, le diplomate américain Satterfield aurait déclaré à ses alliés que la Maison Blanche ne renoncerait pas à ses plans de diviser la Syrie. Dans la réunion où le diplomate américain aurait insisté sur la nécessité de faire renoncer aux opposants leur désir de « préserver l’intégralité territoriale de la Syrie », il aurait également déclaré que le PYD/PKK contrôlant l’Est et le Nord des territoires syriens devraient absolument être intégrés dans le processus.

Un accès obligatoire à la Méditerranée

Dans la réunion au sujet de la fondation d’un Etat terroriste incluant également la province de Deir ez-Zor, une région de gisement pétrolier, par le biais des FDS, il aurait été souligné la nécessité d’accéder à la Méditerranée à travers les territoires sous le contrôle de l’organisation terroriste appuyée par les Etats-Unis

Le seul obstacle serait la Turquie

Satterfield aurait souligné que le Pentagone avait dépensé jusqu’à présent 4 milliards de dollars américains pour l’occupation de la Syrie. Il a ajouté que la Turquie qui s’oppose au PYD / YPG devrait être « bernée par le mensonge selon lequel les FDS inclueraient également des Arabes ». Il a mis l’accent sur la nécessité d’empêcher la Turquie de faire obstacle à la mise en place du projet si Ankara n’est pas convaincu par le plan.

La nomination d’un ambassadeur américain en charge des relations avec les FDS

Dans la réunion, Satterfield aurait précisé que l’administration de Washington éviterait de provoquer la Turquie mais que les relations avec les FDS se poursuivraient discrètement. Le quotidien Al Akhar a souligné que la Maison Blanche nommerait un « ambassadeur » pour poursuivre les relations avec les FDS et que cette personne serait William Roebuck, l’ex-ambassadeur des Etats-Unis à Bahreïn.

Saboter les accords de Sotchi et d’Astana

Les Etats-Unis auraient noté qu’ils ne participeraient plus aux réunions d’Astana, ayant réduit « leur participation à un niveau très bas, pour souligner leur engagement envers Genève » ; en des termes définitifs, il est décidé de « tirer un trait conceptuel sur Astana pour revenir à Genève ».

Par ailleurs, l’une des conclusions de cette première réunion du « Petit Groupe » serait parfaitement claire : « revigorer Genève pour que Sotchi devienne hors de propos » ; la France réclamant plus de « transparence sur la position russe ». Mais il s’agit encore de ne pas s’opposer « frontalement » à Sotchi « présentant l’avantage de rassembler une part non négligeable de la société civile syrienne », pour en ramener les « apports les plus positifs à Genève, afin de renouveler et relancer ce format de Genève ».

La feuille de route pour le processus de Genève serait de réunir le régime d’Assad, les forces d’opposition syriennes et les groupes terroristes PYD / FDS.

La Turquie serait exclue des réunions

Selon les rapports, la première réunion aurait été suivie d’une deuxième organisée le 23 janvier à .

Les Jordaniens auraient qualifié la session du « Petit Groupe » de « la réunion publique la plus secrète de tous les temps ». Et l’auteur du TD aurait conclu : « Nous devons, pour le moment, garder un groupe constitué uniquement des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France, de l’Arabie saoudite et de la Jordanie. Les prochains à être invités devraient être l’Egypte et l’ (pour qui nous avons plaidé). La Turquie devrait également joindre le groupe, mais la discussion avec elle risque d’être empoisonnée par les Kurdes, ce qui rendra plus difficile la neutralisation d’Astana. Il n’y a donc pas urgence à intégrer ces trois derniers pays ».

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