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Source de Paix : La vérité face à la propagande noire contre l’opération de la Turquie en Syrie

ANALYSE - L’opération militaire Source de Paix a été lancée ce mercredi après des mois de préparatifs minutieux pour éradiquer la menace terroriste en Syrie. Malgré les nombreux avantages qu’elle présente tant en termes de sécurité et stabilité régionales que pour la paix mondiale, elle suscite également de vives polémiques à travers le monde, exacerbées par la désinformation des médias occidentaux. Zoom sur les détails et vérités de l’action militaire de la Turquie.

Par Öznur Küçüker Sirene


Depuis que le président Recep Tayyip Erdoğan a annoncé ce mercredi le lancement de l’opération militaire Source de Paix dans le nord de la Syrie, le monde entier suit minute par minute les développements dans la région.

Si la nouvelle opération militaire turque prévue de longue date s’inscrit dans la continuité des deux opérations précédentes, Bouclier de l’Euphrate et Rameau d’Olivier lancées par les forces armées turques depuis 2016, elle est encore plus ambitieuse dans ses objectifs puisque la Turquie vise à réinstaller 2 millions de dans la zone de sécurité qui sera créée grâce à cette action militaire.

La Turquie : le pays qui accueille le plus de syriens au monde

Rappelons rapidement que la Turquie abrite actuellement 3,6 millions de réfugiés syriens et a dépensé jusqu’à présent 40 milliards de dollars pour l’accueil des réfugiés, selon les chiffres officiels. Or l’UE qui ne cesse de répéter « son aide financière » à la Turquie en la matière et qui avait promis une aide de 6 milliards d’euros dans le cadre de l’accord sur l’immigration pour améliorer les conditions de vie des réfugiés syriens en Turquie n’a versé jusqu’en juin 2019 seulement 2,22 milliards d’euros.

L’UE qui répète à longueur de journée son attachement aux droits de l’homme n’a pas non plus hésité à négocier avec le président Erdoğan que nombre de responsables politiques et médias qualifient de « dictateur » pour déléguer à la Turquie son devoir moral d’aide et de secours aux millions de personnes dans le besoin.

Alors que les pays occidentaux se contentent d’observer de loin la noyade des enfants comme Aylan, ils trouvent quand même normal de condamner la moindre action de la Turquie en faveur de la stabilité dans un pays où errent librement plus de 10 acteurs étrangers.

La Turquie n’a pas de revendication territoriale en Syrie

Depuis le début de l’opération Source de Paix, les médias occidentaux évoquent « une invasion turque » en Syrie. Or cette désinformation vise clairement à décrédibiliser l’action militaire turque menée dans le respect total de l’intégrité territoriale de la Syrie et ce, conformément au droit du pays à la légitime défense issu du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies.
L’opération a deux objectifs principaux : Elle vise tout d’abord à empêcher la création d’un corridor terroriste à travers la frontière sud de la Turquie donc à assurer la sécurité des frontières turques et d’instaurer la stabilité et la paix dans la région, comme son nom l’indique.

Comme évoque précédemment, son succès mènera également à l’établissement d’une zone de sécurité, facilitant ainsi le retour des réfugiés syriens chez eux.

La Turquie mène une lutte acharnée contre le du PKK / et de Daech

Membre de l’OTAN jouant un rôle extrêmement important au sein de l’alliance atlantique, la Turquie est un pays qui a de l’expérience sur le terrain contre les éléments terroristes, d’où son importance dans la lutte contre le terrorisme.

Le PKK – considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l’Union européenne – mène depuis plus de 30 ans une campagne terroriste contre la Turquie, faisant près de 40 000 morts, dont des femmes, des enfants et des nourrissons.

La Turquie a longtemps décrié la menace terroriste à l’est de l’Euphrate, dans le nord de la Syrie, en promettant une action militaire pour empêcher la formation d’un « corridor terroriste » à cet endroit.
Depuis 2016, les opérations turques du Bouclier de l’Euphrate et Rameau d’Olivier dans le nord-ouest de la Syrie ont libéré la région des terroristes des YPG / PKK et Daech, permettant à près de 400 000 Syriens ayant fui la violence de rentrer chez eux.

Dans son dernier discours au sujet de l’opération Source de Paix, le président Erdoğan a précisé que « La Turquie a neutralisé un total de 16 000 terroristes, dont 7 500 sur le territoire national et 8 500 à l’étranger au cours des quatre dernières années ».

Il a également souligné que la Turquie avait expulsé 7.600 suspects liés à Daech de 102 pays, alors qu’elle avait bloqué l’entrée de quelques 77.000 suspects de 151 pays.

Présentés comme des « héros », les YPG ont en réalité commis « des crimes de guerre » en Syrie

Les ont longtemps désigné les YPG comme “des alliés fiables” dans la lutte contre Daech. Ils les ont soutenus avec des équipements militaires de pointe et les ont financés. Les pays européens ont suivi cette approche avec les médias, films (comme le film de propagande “Sœurs d’Armes” de Caroline Fourest) et ouvrages occidentaux qui ont diffusé des “histoires de bravoure et d’héroïsme” sans jamais mentionner leurs atrocités en Syrie : les destructions des villages, le déplacement forcé des civils, le nettoyage ethnique des Arabes, les crimes de guerre…

La radicalisation véhiculée par les terroristes des YPG est non seulement une menace pour les Syriens mais aussi les Européens eux-mêmes. Ainsi selon un récent article du site internet Mediapart, les militants d’extrême gauche ayant combattu dans les rangs des YPG / PKK en Syrie sont rentrés en et les services de renseignement craignent qu’ils lancent des attaques dans le pays.
De la même manière, le groupe terroriste PKK représente un danger pour l’Europe. L’indulgence exprimée envers les sympathisants et les membres de l’organisation terroriste PKK par de nombreux pays européens au fil des années donne aux terroristes le courage nécessaire pour intensifier leurs attaques violentes contre les Turcs d’Europe et la communauté turque au sens large.

Dans ses attaques, le groupe cible fréquemment les mosquées, les associations de la société civile et les entreprises appartenant aux Turcs d’Europe. En 2018, 42 attaques ont été enregistrées en Allemagne, 6 en France, 5 aux , 3 en Suisse, 1 en Autriche et 1 en Grèce, en Suisse, au Danemark, en Irlande et au Royaume-Uni contre les cibles turques.

De plus, le groupe ne prend pas uniquement pour cible les Turcs d’Europe et leurs établissements. A titre d’exemple, les partisans du PKK ont récemment pris d’assaut un bâtiment du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) à Francfort pour protester contre « l’implication de l’Allemagne dans l’opération dans la région d’ via des ventes d’armes à la Turquie ».

La Turquie ne collabore pas avec Daech

Un autre mensonge fréquemment utilisé par les médias occidentaux pour discréditer les actions militaires de la Turquie est sa pseudo-collaboration avec l’organisation terroriste Daech. Or contrairement à cette désinformation la Turquie est l’un des rares pays qui combat efficacement Daech « sur le terrain » et qui contribue donc directement à la sécurité de l’Europe.

Le mensonge d’une pseudo-collaboration de la Turquie avec Daech est tellement gros qu’il convient de rappeler les nombreux attentats perpétrés sur le sol turc et revendiqués par Daech. Le plus frappant est certainement l’attentat qui a fait 39 morts dans une boîte de nuit d’Istanbul le 1er janvier 2017.

La Turquie ne vise pas les civils en Syrie

Depuis le début de l’opération Source de Paix, les médias et responsables occidentaux n’arrêtent pas d’avertir la Turquie sur la nécessité d’épargner les civils. Cet avertissement est particulièrement insensé puisque l’action militaire turque vise au contraire à « protéger » les civils de la menace terroriste qu’ils subissent au quotidien.

Les pays qui ont pillé et ravagé l’Irak, l’Afghanistan, les territoires palestiniens et tant d’autres pays faisant des millions de morts parmi les populations civiles et autant de déplacés sur leur passage, sont aujourd’hui opposés à cette opération. Soudainement le sort des civils est devenu une inquiétude.

Le ministre de la Défense nationale, Hulusi Akar, a déclaré que les soldats turcs seront aux côtés du peuple en Syrie. Il a souligné que les civils innocents, les œuvres historiques et les structures culturelles et religieuses seront « intouchables » lors de l’opération Source de Paix, comme ce fut le cas jusqu’à présent.

La Turquie ne combat pas les Kurdes mais les terroristes du PKK / YPG

La propagande occidentale contre la Turquie est depuis toujours et principalement basée sur une pseudo-lutte de la Turquie contre « les Kurdes ». Le terme « Kurdes » remplace « le PKK » ou « les YPG » dans presque tous les médias occidentaux pour donner l’impression que la Turquie persécute les Kurdes.

Or même Donald Trump a su faire la différence dans ses derniers tweets en reprenant l’analyse de Michael Doran, expert sur le Moyen-Orient à l’Institut Hudson : « A l’époque d’Obama, au lieu de collaborer avec les Kurdes, nous l’avons fait avec l’ennemi numéro un de notre allié la Turquie, le PKK. Avec cette politique, nous avons semé les graines de la -PKK et poussé la Turquie dans les bras de la Russie. ».

Aujourd’hui force est de constater que la population kurde elle-même est la première victime du groupe terroriste PKK tant en termes de perte de vie que sur le plan économique, la menace terroriste étant la première source du retard économique dans les régions de l’Est et du Sud-Est de la Turquie.

Rappelons que la Turquie est le pays abritant la plus grande population kurde de la région (environ 20 millions d’habitants) et les lois du pays protègent les droits de toutes les minorités religieuses et ethniques présentes sur le territoire turc. Sans être soumis à aucune forme de discrimination dans le pays, les Kurdes sont aujourd’hui parfaitement intégrés dans la vie socio-économique et politique du pays avec de nombreuses figures politiques, économiques ou artistiques de premier plan, étant d’origine kurde. Pour citer un exemple symbolique parmi tant d’autres, l’un des présidents de la République les plus populaires de la Turquie de 1989 à 1993, Turgut Özal, était d’origine kurde.

D’ailleurs, depuis le 3 septembre, des mères kurdes pleurent à Diyarbakır pour le retour de leurs enfants enlevés par le PKK. Pourtant pas un seul article dans les mêmes médias occidentaux pour parler de leurs histoires.

Dernièrement, les Kurdes syriens ont déclaré soutenir l’opération Source de Paix de la Turquie visant à détruire le corridor de la terreur à la frontière sud, a déclaré mercredi l’Association indépendante des Kurdes syriens (SBKR).

Hypocrisie des réactions internationales contre l’opération militaire Source de Paix

Lorsqu’on analyse les réactions des pays qui s’opposent actuellement à l’opération militaire de la Turquie, on ne peut que s’étonner de leur hypocrisie.

Parmi ces pays, l’Arabie saoudite et l’Egypte attirent l’attention : « J’exhorte l’Arabie saoudite à se regarder dans le miroir et à répondre de ce qu’elle a fait au Yémen », a déclaré Erdoğan.

« Quant à l’Égypte [se référant à al-Sissi], vous ne pouvez rien dire. Vous avez laissé Morsi élu démocratiquement mourir dans un tribunal », a souligné le président, notant que le pays n’avait même pas permis à la famille de Morsi d’assister à ses réunions funéraires. « C’est le genre de tueur que vous êtes », a-t-il déclaré.

Dernièrement le Conseil de Sécurité de l’ONU qui se réunit « d’urgence » au lendemain de l’offensive militaire turque a de maintes reprises prouvé son inefficacité à gérer nombre de drames et tragédies humanitaires dans le monde.

En conclusion, même si la Turquie, le pays le plus généreux du monde en termes d’aides humanitaires, le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde, est aujourd’hui sous le feu de critiques, on peut facilement en conclure qu’elle dérange « les intérêts » de nombreux pays du monde qui tirent des avantages économiques et politiques du chaos qui règne au Moyen-Orient.

La victoire de la Turquie dans l’opération Source de Paix serait celle de l’ensemble du monde musulman, celle de la Justice.

Sa chute serait sans aucun doute celle de tous les opprimés du monde et de tous ceux qui aspirent à « un monde plus grand que cinq ».

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