FLASH INFO :

Quelques réflexions sur le retrait d’une statue controversée d’Erdoğan en Allemagne…

OPINION - Le président Erdoğan est devenu la cible préférée des Européens, qui ont fait de lui le symbole de « la dictature », de la « répression » des droits de l’homme et de la haine de l’Islam. Sans jamais mesurer la gravité de leurs actes (sous prétexte de la liberté d’expression) ils se permettent aujourd’hui d’écrire les pires articles et dessiner les pires caricatures sur lui…


Vous devez certainement vous souvenir de la fameuse Une du Point sur Erdoğan, qui le qualifiait de . Lorsque certains citoyens qui avaient jugé que l’affiche de la Une collée à chaque coin du pays était scandaleuse et l’avaient retirée de kiosques, on les avait traités d’« ennemis de la liberté ».

Même le président français Emmanuel n’avait pas hésité à réagir sur la question : « Il est parfaitement inacceptable que des affiches de @LePoint soient retirées des kiosques de presse au motif qu’elles déplaisent aux ennemis de la liberté, en comme à l’étranger. La liberté de la presse n’a pas de prix : sans elle, c’est la dictature ».

Dans cette affaire, personne n’a pourtant polémiqué sur les dangers des fake news, propagandes et manipulations médiatiques comme si présenter le président d’un pays, démocratiquement élu par son peuple comme un dictateur était tout à fait normal !

Plus tard un cas similaire s’est reproduit en . Cette fois-ci il n’était pas question d’une affiche mais d’une statue dorée. Oui malheureusement ça va de pire en pire…Erdoğan était cette fois-ci représenté par une statue dorée de 4 mètres, érigée en plein centre d’une ville proche de Francfort, à , et ce, dans le cadre de la « Biennale », un festival d’art qui avait cette année pour thème les « bad news » (mauvaises nouvelles).

La pose d’Erdoğan faisait penser à l’une des effigies du dictateur irakien Saddam Hussein, détruite en 2003 devant les caméras du monde entier. La statue provocatrice avait donc pour but de transmettre un message subliminal : « cher dictateur Erdoğan, ta fin sera la même ! ».

Les organisateurs du festival ont justifié la présence de cette statue controversée par la volonté de « pouvoir discuter d’Erdoğan ». Mais bien évidemment tout a dégénéré lorsque la statue a subi de nombreuses dégradations dont des graffitis injurieux lors des attaques des militants d’extrême-droite. De l’autre côté, les habitants pro-Erdoğan sont venus au secours de leur président en déposant des drapeaux près de la statue…Entre la volonté de certains de détruire l’œuvre et l’obstination d’autres de la défendre face aux attaques, les autorités ont jugé qu’il y avait un « trouble à l’ordre public » et la statue dorée d’Erdoğan a finalement été retirée par les pompiers.

Bien évidemment comme la statue a été enlevée cette fois-ci par des « autorités publiques » et non par « des partisans pro-Erdoğan » (comme les médias aiment les qualifier), personne n’a été choqué du retrait de la statue dans le pays sauf les organisateurs de la biennale qui ont déploré « une atteinte grave à la liberté d’expression » : la statue d’un pseudo « dictateur » retiré dans un pays qui se dit « démocratique », une belle bonne blague !

Une chose est sûre : articles mensongers, caricatures répugnantes, statues provocatrices, la personne du président Erdoğan et tout ce qu’il représente comme symboles ne vont pas cesser de faire polémiquer et de mettre une fois de plus en lumière l’hypocrisie et le « deux poids, deux mesures » à l’européenne.

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