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Quand la Turquie fait trembler l’OTAN

OPINION - L’acquisition de nouveaux systèmes antiaériens russes S-400 par la Turquie inquiète fortement l’OTAN. Mais comment expliquer cette inquiétude?

Par Valérie Lemoult


Au risque d’en surprendre plus d’un, le Président turc n’est pas un fabulateur, Moscou a confirmé mardi les propos de Recep Tayyip Erdoğan concernant l’acquisition d’antimissiles .

Faisant suite à plusieurs mois de négociations, Moscou et Ankara se sont entendus sur la livraison de nouveaux systèmes antiaériens russes S-400. Le contrat vient d’être signé scellant ainsi un accord d’armement pour la et apportant une réponse aux intérêts géopolitiques de la , comme le précise le service russe chargé de la coopération militaire et technique dans son communiqué diffusé ce mardi. Au vu de la spécificité et du caractère sensible du contrat, Moscou n’a rien révélé concernant les termes de celui-ci.

Recep Tayyip Erdoğan a annoncé que la Turquie avait versé le premier acompte et que la Russie, quant à elle, se dit prête à la réalisation du contrat.

Selon le ministre turc de la , Fikri Işık, les systèmes S-400 ne seront pas intégrés au système de antimissile de l’.

Lors du Forum annuel de sécurité dans le Colorado, le chef d’état-major des armées des États-Unis, Joseph Dunford, avait considéré la perspective d’acquisition des S-400 par la Turquie comme « inquiétante » pour Washington.

La Turquie au cœur d’un contexte de changements géostratégiques

Au vu du soutien implicite des pays occidentaux au Parti des travailleurs du Kurdistan () et à ses branches en Syrie et en , ainsi que des soutiens avérés par les États-Unis et leurs alliés à l’organisation terroriste FETÖ, la Turquie se devait de réagir farouchement dans un contexte qui peut s’avérer très dangereux pour elle.

La commande de ces sol-air S-400 est, pour le Président Recep Tayyip Erdoğan, une mesure pour assurer la sécurité de son pays.

Ainsi quand Washington a déclaré son mécontentement vis à vis de la décision du Président turc, celui-ci a répondu que son pays avait le droit de prendre ses propres décisions concernant sa sécurité nationale sans l’aide de personnes et a ainsi déclaré: « ce sont, nous, les maîtres dans notre maison! ».

Les États-Unis et l’Europe inquiets de l’achat des antimissiles

L’Occident qui veut combattre Daech semble également être intéressé pour « redessiner la carte du Moyen-Orient », des stratégies géopolitiques qui passent avant même de combattre le terrorisme.

Cependant, une telle politique servirait de prétexte pour de nouvelles interventions dans ces régions en mettant en péril le peuple turc ainsi que la situation économique du pays.

Avec l’achat de cet armement le gouvernement turc entrave les projets de l’Europe et des États-Unis.

L’achat des antimissiles ainsi que les récentes rencontres du Président turc avec les chefs d’Etat des pays asiatiques est la preuve que la Turquie fait de moins en moins confiance à ses partenaires européens et américain tout en privilégiant un rapprochement avec l’Asie, ce qui préoccupe fortement les pays occidentaux.

Voilà pourquoi la « nouvelle route de la soie » semble être un enjeu capital pour l’économie turque et une certaine indépendance de la Turquie.

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