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Plus de 300.000 Syriens s’approchent de la frontière turque, fuyant les attaques du régime

TURQUIE / GUERRE EN SYRIE - Les attaques aveugles du régime syrien dans la zone d’Idlib déclenchent des vagues de migration, provoquant une nouvelle crise humanitaire.


Les Nations Unies ont rapporté mardi qu’en raison des bombardements intensifs dans le nord-ouest de la Syrie, qui se sont intensifiés depuis le mois d’avril, plus de 300.000 civils ont dû se réfugier dans des camps situés près de la frontière turque.

Cette déclaration intervient alors que le bilan des morts à s’est alourdi, 20 civils de plus ayant été tués par les attaques du régime. Selon une déclaration écrite faite par l’une des organisations du Programme Alimentaire Mondial aux États-Unis, la violence dans la région constitue un obstacle majeur pour les opérations humanitaires sur place.

Le communiqué indique également que les associations humanitaires doivent cesser de distribuer de l’aide dans la région, ajoutant que 7.000 personnes vivant dans le nord de Hama, près du château de Madik, sont inaccessibles depuis mai. Malgré les difficultés à opérer dans la région, les États-Unis tentent toujours de joindre les civils, et le dernier convoi de l’organisation a été envoyé mardi dans la région.

Quelques 33 camions d’aide humanitaire ont été envoyés à Idlib par l’ONU, hier, depuis la frontière turque.

La déclaration a également souligné que, selon les images satellites, 18.000 hectares de terres agricoles avaient été brûlés dans la région au cours des deux dernières semaines. L’ONU a également averti lundi que 2 millions de risquaient de fuir en pour échapper à la violence des attaques du régime.

« Notre crainte, si cela continue ainsi, si le nombre des attaques continue d’augmenter et si le conflit s’intensifie, est le fait que nous pourrions vraiment voir des centaines de milliers, voire un ou deux millions de réfugiés se diriger vers les frontières avec la Turquie », a déclaré le Coordonnateur humanitaire régional des Nations Unies pour le La crise en Syrie, a déclaré Panos Moumtzis.

S’adressant à Reuters à Genève, Moumtzis a déclaré: « Nous assistons à une offensive qui cible réellement les hôpitaux et les écoles dans les zones civiles, où il y a de la population et des zones urbaines, qui ne devraient vraiment pas voir se produire cela, selon les lois humanitaires internationales ». Idlib est la dernière enclave d’opposition en Syrie. Sa population d’avant-guerre s’élevait à environ 3 millions d’habitants. Elle a été par la suite désignée zone de « désescalade » en vertu de l’accord d’Astana conclu en mai 2017 entre la Turquie, la Russie et l’, afin de préparer la voie à une solution permanente en Syrie.

Des dizaines de milliers de Syriens piégés dans d’autres régions du pays ont été évacués dans le cadre de divers accords de cessez-le-feu.

Après huit mois de calme relatif qui ont fait suite à l’accord de Sochi, conclu entre et Moscou, le régime a intensifié ses attaques depuis le 26 avril, sous prétexte de combattre les activistes de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) à Idlib.

Les attaques et les bombardements intermittents ont tué, blessé et déplacé des milliers de personnes. Les zones résidentielles ont été détruites par des attaques aveugles, tandis que de nombreux établissements d’enseignement, des établissements de et des zones résidentielles se sont effondrés ou sont devenus inutilisables après avoir été la cible de bombes.

25 civils de plus tués lors des dernières attaques

Par ailleurs, le bilan des frappes aériennes menées par les forces du et la Russie dans la zone de désescalade de Idlib a été porté à 25 lundi, selon l’agence de défense civile des Casques blancs. Sept des civils tués étaient des enfants. Trente-neuf civils ont été blessés lors des attaques, mais le nombre de morts pourrait encore augmenter. Les habitants et les sauveteurs civils ont déclaré que les avions de combat volant à haute altitude étaient des avions russes Sukhoi et qu’ils avaient largué des bombes sur le village de Jabala, dans le sud d’Idlib, tandis que les équipes de secours avaient déjà retiré 13 corps, dont des femmes et des enfants. Des jets russes ont également été à l’origine de plusieurs raids qui ont frappé la ville de Khan Sheikhoun, Kfar Batikh et plusieurs autres villages, faisant au moins 12 morts parmi les civils, selon un autre sauveteur local. Les attaques ont visé les villes de Ma’ar Shoreen, Khan Shaykhun, Al-Tamanah et Sheikh Idris dans les provinces d’Idlib et de Hama, dans les villes de Ltamenah et de Kafr Zayta, a annoncé l’agence.

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