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Pénalisation de l’antisionisme : mais où va la France ?

OPINION - La récente actualité interroge sur les réalités de la liberté d’expression en France. Devant la volonté persistante de pénaliser la non-reconnaissance du prétendu génocide arménien, celle de pénaliser l’antisionisme et l’arrestation d’un Gilet Jaune pour avoir interpellé verbalement un philosophe ouvertement raciste, il convient de s’interroger sur la France de l’après Charlie, si vindicative sur la liberté d’expression quand il s’agit d’insulter le Prophète des musulmans, mais qui s’acharne contre l’expression d’idées légitimes.

Par David Bizet


Vers un blasphème républicain ?

Officiellement, la France a aboli le délit de blasphème et l’idée de pénaliser l’insulte contre une quelconque sacralité. Pourtant, jamais l’idée de pénaliser ceux qui expriment des idées contraires n’a été aussi présente dans le pays de Droits de l’Homme.

Il faut le dire clairement, il y a une bien-pensance érigée en Vérité absolue et qu’il ne faut pas contredire sous peine d’être taxé d’ennemi de la République. Cette bien-pensance est véhiculée à travers les médias et la classe politique, tous deux discrédités par l’opinion populaire. Au Moyen-Âge il y avait le clergé qui avec son monopole de l’interprétation des textes disait au peuple quoi dire, quoi penser, et quoi faire. De nos jours, nous avons la caste politico-médiatique qui assure le monopole de l’opinion, avec le même schéma.

Une inquisition se met tout doucement en route, et quiconque ne s’y retrouve pas est « complotiste », « antisémite », voire les deux. Si celui qui est en désaccord a le malheur d’être musulman, il au choix « salafiste », « Frère Musulman », « islamofasciste », « communautariste ».

Les enfants franco-turcs doivent s’entendre dire que leurs parents ont « génocidé » les . Bien entendu, les massacre du Deshnak et du Hentchak entre 1890 et 1915 qui causèrent la mort de plusieurs centaines de milliers de civils ne sont pas au programme. Pas de demi-mesure, de contextualisation.

De même, les millions de morts algériens durant la colonisation n’ont pas le droit au titre de victimes d’un génocide, pas plus que les Tcherkesses massacrés par millions en 1864 et chassés de leur terre, ou encore les millions de morts musulmans dans les Balkans entre 1912 et 1920. Non, le nouveau clergé a décidé que les Turcs étaient génocidaires. C’est ainsi, la messe est dite. Il faut dire Amen.

Les seuls Musulmans victimes de génocide sont ceux de Sebrenica, pour faire chier les Russes et se donner bonne conscience après avoir laissé faire.

Une fois sortis de l’école, les Musulmans doivent entendre dire que le conflit palestinien est de leur faute, que l’entreprise coloniale israélienne constitue la « d’Israël », « seule démocratie du Moyen-Orient ». La d’ où le parti remporte les élections avec des scores serrés ? Une dictature islamiste. L’Egypte de Sissi qui tue et emprisonne quiconque conteste le coup d’État militaire ? « Nos alliés dans la ». Dites « Amen ». La nouvelle volonté de ce clergé moderne ? Pénaliser l’. Parce que forcément, contester la colonisation subie par les Palestiniens au détriment du droit international, c’est être pour l’extermination du peuple juif, contre la démocratie, c’est être islamogauchiste.

Cette dichotomie est devenue insupportable. Et quand un jeune Mulhousien, Benjamin, né en France d’une mère Alsacienne et au patronyme alsacien, dit à l’un des prêtres de ce clergé ouvertement raciste qu’il est raciste, quand il lui dit que la place des haineux est en Enfer, c’est une affaire d’État et les commissaires se déplacent de pour l’arrêter.

Il n’a pourtant formulé aucune insulte antisémite, mais il s’est rendu coupable de blasphème. Vous rendez-vous compte, il a osé dire que la France est aux Français, pas aux sionistes ?!!! Paaaas bien !!!

Quelle place pour la liberté d’expression dans la France de 2019 ?

Dans cette France de 2019, Eric Zemmour condamné pour incitation à la haine, s’exprime sur les plateaux pour développer sa théorie et faire le catéchisme de l’extrême-droite et du repli identitaire.

Dans cette France de 2019, sous couvert de mémoire on veut interdire l’antisionisme et l’assimiler à l’antisémitisme.

Dans cette France de 2019, insulter un Prophète est bien, interpeller un intellectuel, une affaire d’État.

Dans cette France de 2019, défendre le droit des Musulmans fait de vous un islamiste, s’offusquer contre la réforme Parent A-Parent B un réactionnaire potentiellement homophobe.

Les pouvoirs publics doivent se ressaisir, faire valoir le droit d’exprimer des idées contraires. Sinon quelle différence subsisterait-il avec les régimes autoritaires ?

Nous ne dirons pas « Amen » à ce clergé aux procédés fallacieux, car nous sommes libres et le resteront.

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