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Libye : « La menace égyptienne d’une intervention militaire constitue une déclaration de guerre »

TURQUIE / LIBYE - Le gouvernement libyen, reconnu par les Nations Unies, a déclaré dimanche qu’il considérait la menace d’intervention militaire du président égyptien Abdel-Fatah el-Sissi comme une déclaration de guerre.


Le gouvernement libyen, reconnu par les , a déclaré dimanche qu’il considérait la menace d’intervention militaire du président égyptien Abdel-Fatah el-Sissi comme une déclaration de guerre.

« Les déclarations du président égyptien, qui violent la souveraineté de la et se mêlent de ses affaires intérieures, tout en soutenant les putschistes, les milices et les mercenaires en sont inacceptables », a déclaré le bureau de presse du gouvernement dans un communiqué.

« Ces déclarations sont considérées comme des mesures hostiles contre la Libye, une intervention claire dans ses affaires intérieures et une déclaration de guerre », a-t-il ajouté.

Le président égyptien a averti samedi qu’une tentative des forces soutenues par la Turquie en Libye d’attaquer la ville stratégique de Syrte franchirait une « ligne rouge » et déclencherait une intervention militaire égyptienne directe dans le conflit.

El-Sissi, lors d’une intervention télévisée, a déclaré que l’Égypte pourrait intervenir dans la Libye voisine avec l’intention de protéger sa frontière occidentale avec le pays riche en .

El-Sissi a averti que toute contre Syrte ou la base aérienne intérieure de Jufra par des forces fidèles au gouvernement interne reconnu à Tripoli reviendrait à franchir une « ligne rouge ».

« Arrêtons-nous sur cette ligne de front (actuelle) et entamons des négociations pour parvenir à une solution politique à la crise libyenne », a-t-il déclaré.

Mohammed Ammry Zayed, membre du conseil présidentiel, organe consultatif du gouvernement d’accord national (GNA), a déclaré samedi soir qu’ils rejetaient les propos d’el-Sissi, considérés comme une « continuité de la guerre contre le peuple libyen ».

Les propos d’El-Sissi ont eu lieu lors de l’inspection par ce dernier des forces aériennes et commandos égyptiennes stationnées dans la base aérienne de Sidi Barrani, dans la région ouest du pays, le long de la frontière poreuse du désert avec la Libye.

Il a déclaré que l’Egypte était prête à fournir des et une formation aux tribus libyennes pour « défendre leur pays ». S’adressant aux représentants des tribus assistant à son discours, il a affirmé que si l’Égypte devait intervenir, ses forces avanceraient avec les chefs de tribus en avant-garde.

Les commentaires forts d’El-Sissi interviennent après que les forces alignées sur le GNA plus tôt ce mois-ci se soient dirigées vers Syrte.

La prise de Syrte ouvrirait la porte aux milices alliées à Tripoli à une avancée encore plus à l’est, afin de potentiellement prendre le contrôle des installations pétrolières, des terminaux et des champs pétroliers vitaux que les tribus alliées au général putschiste Khalifa ont fermé plus tôt cette année, coupant ainsi la majeure partie de la Libye de sources de revenu.

La Libye est en ébullition depuis 2011, lorsqu’une guerre civile avait renversé le dictateur de longue date Muammar Kadhafi, tué par la suite. Le pays s’est depuis divisé entre le GNA à Tripoli et les forces de Haftar à l’est.

Haftar avait lancé une offensive pour tenter de prendre Tripoli en avril de l’année dernière. Le chaos n’a cessé de s’aggraver depuis, les interventions étrangères s’étant multipliées, malgré les promesses du contraire lors d’un sommet de paix de haut niveau à Berlin au début de cette année.

Les forces de Haftar sont soutenues par les Émirats arabes unis, l’Égypte et la , tandis que le GNA est soutenu par la Turquie, le Qatar et l’.

Les forces du GNA, avec le soutien de la Turquie, ont pris le dessus dans la guerre au début du mois de juin, après avoir repris l’aéroport de la capitale, ainsi que les principaux points d’entrée et de sortie de la ville et une série de villes clés près de Tripoli. Le soutien aérien turc, sous la forme de drones aériens armés en particulier, s’est révélé essentiel pour inverser la tendance.

Le retrait des combattants de Haftar a été décrit par ses commandants comme une mesure tactique pour donner une chance à un processus de paix soutenu par l’ONU.

Mais le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, a déclaré samedi que les forces de Haftar avaient perdu toute chance de trouver une solution politique au conflit, Haftar ayant ignoré tous les précédents appels à une solution pacifique.

« Au contraire, il a accru son agressivité », a déclaré Çavuşoğlu lors d’une conférence de presse télévisée.

« Il est en train de perdre, il est voué à perdre. Il lui est impossible de gagner. Il a eu une opportunité pour un processus politique. Mais il l’a également perdue », a-t-il ajouté

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