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L’Opinion : La Turquie « est nettement en avance » sur la France en matière de drones

TURQUIE / FRANCE - Jean-Dominique Merchet, dans son article pour le quotidien français, « l’Opinion », note que « les forces turques déploient un matériel sophistiqué de conception nationale », notamment dans l’Opération Bouclier du Printemps, dans le nord-ouest syrien.


Le journaliste français, Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions militaires et stratégiques pour le quotidien « l’Opinion », a récemment fait état des capacités industrielles turques dans le domaine de la , notamment en terme de production et d’utilisation de drones armés ou non.

Le journaliste traitant des questions militaires et stratégiques depuis un quart de siècle, a publié mercredi, un article intitulé « En Syrie, la Turquie mène une guerre de drones ».

Merchet note que « les forces turques déploient un matériel sophistiqué de conception nationale », dans la zone de désescalade d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, où les civils et les soldats turcs sont attaqués par les forces fidèles au Régime de Bachar al-, elle-mêmes soutenues par l’aviation militaire russe.

Des sont utilisés dans les opérations turques, au nord-ouest de la Syrie

« D’un point de vue militaire, il n’est pas aisé de comprendre, avec certitude, ce qui se déroule sur le terrain entre les armées turque et syrienne, avec les Russes au second plan », note le journaliste franc-comtois, qui ajoute que « Plusieurs observations peuvent néanmoins être avancées ».

Merchet, qui ne manque pas de rappeler que la Turquie accueille déjà 3,7 millions de (plus que tout autre pays au monde), précise que « l’un des objectifs pour , [est] d’éviter que les populations civiles menacées traversent la frontière pour se réfugier en Turquie », sans pour autant faire référence au soutien humanitaire apporté en Syrie par la Turquie, depuis de nombreuses années, en faveur des personnes déplacées par la guerre civile syrienne.

Dans son article traitant spécifiquement des questions militaires, le journaliste poursuit son analyse.

« Depuis une semaine, l’armée turque fait une démonstration assez spectaculaire de ses capacités en matière de drones », dans le nord-ouest de la Syrie, note Merchet, faisant référence aux drones turcs Bayraktar et Anka visant « des convois de l’armée syrienne, des postes de commandement, des dépôts de munitions, des sites de défense aérienne », comme elle le fait actuellement dans le cadre de l’Opération Bouclier du Printemps.

Selon le spécialiste, la Turquie ne cherche pas à « conquérir quelques kilomètres carrés », mais à trouver « le point de rupture de l’adversaire », c’est à dire dans la situation de la zone de désescalade d’Idleb, de rendre le Régime syrien incapable de lancer une large offensive contre les civils, ou les soldats turcs, et à le forcer à retourner dans les limites de la zone de désescalade d’Idleb, définies par les accords d’Astana et de Sotchi.

Merchet précise, par ailleurs, que la Turquie a lancé des opérations de drones, « dans la nuit de vendredi à samedi » dernier, contre les forces du Régime, « pour venger la mort de 33 soldats turcs » tombés en martyrs dans les attaques de ce dernier.

Les avancées de l’industrie turque de défense « en matière de drones »:

« Depuis une décennie, la Turquie a développé une capacité industrielle nationale » dans le domaine des drones, estime le journaliste de l’Opinion, qui ajoute : « Elle est nettement en avance sur un pays comme la France, par exemple ».

Jean-Dominique Merchet note que la Turquie produit ses drones en série et affine leurs capacités et performances, au fur et à mesure des années. Il cite comme exemple que la Turquie « disposerait de plus d’une centaine de drones Male (Moyenne altitude longue endurance) de type Bayraktar ou Anka ».

En effet, le plus récent armé équipé de technologie intelligente, conçu et fabriqué en Turquie, Bayraktar Akinci (Raider) a été testé avec succès dans le nord-ouest de la Turquie, à la fin de l’année 2019, par la société Makina, basée à Istanbul.

Volant à une altitude opérationnelle d’environ 15 000 mètres, le nouveau « drone armé intelligent » peut flotter dans le ciel pendant 24 heures, et celui-ci peut notamment être contrôlée par satellite.

L’auteur aurait pu également citer les drones Aksungur et Goksungur (drone supersonique d’une capacité de charge de 750 kg) de Turkish Aerospace industries (TAI), qui produit également des composants pour des géants de l’aviation tels que Airbus, Lockheed Martin et Boeing, et exporte chaque année pour un montant total de 500 millions de dollars de ces composants.

« Ces drones sont utilisés à la fois pour des missions de surveillance et de renseignement et pour des frappes de précision », rappelle le journaliste de l’Opinion.

Supériorité électronique de la Turquie en Syrie, face à la Russie

Notant que les drones turcs utilisés en Syrie sont « plus petits et moins sophistiqués » que les drones américains Reapers utilisés par la France, Merchet précise cependant, que ceux-ci sont également « Moins coûteux […] et plus facilement consommables » que ceux employés par l’allié de la Turquie dans l’Organisation du Traité Atlantique Nord (OTAN).

« Perdre des drones n’est pas très grave, puisqu’il n’y a pas de pilotes à bord », note le spécialiste, qui fait allusion aux réactions publiques possibles dans divers pays, en cas de décès de soldats, ou en l’occurrence de pilotes, dans les opérations extra-territoriales.

Le journaliste rappelle la présence aérienne russe en Syrie, et notamment au-dessus de la zone de désescalade d’Idleb, et demande :

« Les Russes laissent-ils l’armée turque agir librement au-dessus de la poche d’Idleb ? Ou assistent-ils, bon gré mal gré, à une démonstration de force militaire ? », signalant que la réponse puisse être une combinaison des deux :

« Il est d’ailleurs possible que la réponse ne soit pas totalement binaire », note Merchet.

Rappelant qu’en plus des F-16 des Forces aériennes turques, des drones turcs survolent également le nord syrien, le journaliste de l’Opinion note que ceux-ci réussissent à percer « la «bulle» électronique de défense aérienne » installée par les Russes dans cette région, alors que « Les Occidentaux se sont régulièrement heurtés à [ce] « mur électronique », selon l’expert.

Il explique cela par la supériorité des capacités électroniques turques disponibles dans la région, citant notamment le système terrestre mobile [c’est à dire que l’on peut déplacer, NDLR] de guerre électronique, Koral, développé par le géant turc de l’électronique -à usages militaires et civils- ASELSAN.

« L’armée turque utilise également son artillerie, comme le missile sol-sol TRG 300 Tiger, de 20 à 120 kilomètres de portée, lui aussi de fabrication nationale », note également Jean-Dominique Merchet, dans son article pour le journal l’Opinion.

(Source : AA)

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