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Un lien millénaire entre les Turcs et les chevaux

CULTURE TURQUE - Les Turcs viennent de l’Asie centrale et ont longtemps adopté un mode de vie nomade. Pendant leur déplacement vers des contrées lointaines, ils n’étaient jamais seuls. Un animal les a accompagnés partout où ils ont été, dans leur longue aventure s’étendant de l’Asie centrale à l’Anatolie : le cheval.


Etant des guerriers sans pair, les Turcs étaient tellement attachés à leurs chevaux qu’on dit qu’ils dormaient même sur cet animal qu’ils considéraient comme sacré et l’ami le plus fidèle et protecteur des Turcs qui ne quitteraient jamais leurs maîtres même en temps de guerre.

C’est ainsi que dans le passé lorsque le maître mourrait, le cheval était inhumé avec lui conformément à une très ancienne tradition des steppes. Les sources chinoises soulignent que les Göktürks enterraient les morts avec leurs biens les plus précieux parmi lesquels figurait le cheval.

Le lien des Turcs avec les chevaux n’a fait que se renforcer à travers le temps allant de l’époque des Empires des Huns, des Göktürks, des Seldjoukides à la période ottomane.

Pendant l’, les chevaux turcs ont gagné une renommée internationale. Les motifs des chevaux ont orné de nombreux œuvres artistiques, que ce soit les peintures rupestres, tableaux, statues, l’, le tissage de tapis, les bibelots en bronze que les pierres tombales et miniatures.

En parallèle avec cet attachement au cheval, un sport équestre nommé « cirit » ou « jdirit » est aujourd’hui le sport ancestral des Turcs, largement pratiqué dans l’Est de la et par les peuples turcophones d’Asie centrale. Il consiste à marquer des points en lançant un javelot taillé dans du bois sur les cavaliers de l’équipe adverse.

L’écrivain Jacques Dallaway le présente de la manière suivante dans son ouvrage intitulé « Constantinople ancienne et moderne et description des côtes et isles de l’archipel et de la Troade » en 1799 : « Dans la plupart des cérémonies publiques où assiste le sultan, la marche se porte à l’Atmeydan. On voit aussi dans cette place les Turcs se livrer à une sorte d’ appelé djirit. Deux ou plusieurs combattants montés sur des chevaux très vifs sont armés d’une baguette blanche d’environ quatre pieds de long qu’ils se lancent l’un à l’autre avec une grande violence. L’adresse consiste à éviter le coup et à poursuivre l’antagoniste dans sa retraite, à arrêter son cheval au galop, ou à se baisser assez sans quitter la selle pour ramasser le djirit à terre. Embarrassés dans leurs longs vêtements, et semblant devoir être énervés par leur genre de vie, les Turcs étonnent par l’agilité avec laquelle ils exécutent ces évolutions également fatigantes et dangereuses. Les jeunes gens à la mode s’étudient à exceller dans ce jeu auquel on les accoutume de bonne heure parce-qu’il est regardé comme une partie nécessaire de leur . Le sultan actuel avant qu’il eût grossi s’en acquittoit, dit-on, avec beaucoup d’adresse et de grâce et l’emportoit même sur la plupart de ses courtisans. Sultan Soliman, fils d’Orcan, fut tué en se livrant à cet exercice. »

Aujourd’hui encore omniprésent dans la turque, le cheval ainsi fait partie intégrante de la mémoire culturelle collective.

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