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La Libye a besoin du soutien militaire de la Turquie, selon l’ambassadeur de Libye en Turquie

TURQUIE / INTERNATIONAL - La Libye a besoin de défense aérienne, d’une formation spéciale et d’une expertise pour aider ses soldats sur le terrain, a déclaré jeudi l’ambassadeur de Libye en Turquie sur l’éventuel soutien militaire turc.


La a besoin de aérienne, d’une formation spéciale et d’une expertise pour aider ses soldats sur le terrain, a déclaré jeudi l’ambassadeur de en Turquie sur l’éventuel soutien militaire .

« Même s’il y a des soldats au sol, l’éventuel soutien militaire de la Turquie aidera le peuple libyen à assurer la sécurité et la stabilité du pays », a déclaré Abdurrazaq Mukhtar Ahmed Abdulgader à l’agence Anadolu à Ankara, capitale de la Turquie, lors d’un comité réuni au sujet de la Libye.

L’ambassadeur a déclaré que le soutien militaire éventuel de la Turquie à la Libye était dans l’intérêt du peuple libyen.

« Lorsque la Turquie a eu besoin d’aide pendant le dossier chypriote, la Libye a été l’un des pays qui l’avait alors soutenue », a-t-il déclaré, ajoutant que la Turquie avait répondu de la même manière à la Libye lorsqu’elle a eu besoin d’aide.

Abdulgader a souligné que la Turquie et la Libye n’étaient pas seulement des nations amies mais aussi des peuples frères.

Jeudi, le Gouvernement libyen, soutenu par l’ONU, a officiellement demandé un soutien militaire turc « aérien, terrestre et maritime » pour repousser une offensive des forces du général Khalifa Haftar afin de prendre Tripoli, la capitale.

Le ministre de l’Intérieur du pays a déclaré jeudi que Tripoli demanderait à la Turquie un soutien militaire si la lutte contre la capitale s’intensifiait.

En réponse à l’invitation du pays, le président Recep Tayyip Erdoğan a déclaré plus tôt que la Turquie présenterait un projet de loi afin d’envoyer des troupes en Libye. Le mandat militaire d’envoyer des troupes en Libye sera à l’ordre du jour du Parlement dès sa reprise, début janvier. Il a réitéré la détermination de la Turquie à fournir l’assistance nécessaire à l’administration de Tripoli, qui, selon lui, se bat contre « le commandant putschiste Haftar, soutenu par divers pays européens et arabes ».

Le mois dernier, le Parlement turc avait approuvé un accord sécuritaire et militaire avec le gouvernement libyen. L’accord était entré en vigueur jeudi, après sa publication au Journal officiel.

Cet accord permet à la Turquie de fournir une formation et des équipements militaires à la demande du gouvernement libyen, qui contrôle la capitale, Tripoli, et une partie de l’ouest du pays.

Suite à l’accord de coopération militaire, Erdoğan a déclaré qu’Ankara pourrait envisager d’envoyer des troupes en Libye, si le gouvernement de Tripoli faisait une telle demande.

La Turquie soutient le gouvernement soutenu par l’ONU contre les milices et les mercenaires du chef militaire autoproclamé Haftar. Le Premier ministre du Gouvernement lybien, basé à Tripoli, Fayez al-Sarraj, a envoyé des lettres aux dirigeants des États-Unis, de la , de l’, de l’Algérie et de la Turquie, les exhortant à « activer les accords de coopération en matière de sécurité ».

Le but est d’aider le Gouvernement lybien « à faire face à l’agression contre la capitale libyenne… par tout groupe armé opérant en dehors de la légitimité de l’Etat, afin de préserver la paix sociale et parvenir à la stabilité en Libye », a-t-il déclaré.

Al-Sarraj a également appelé à l’aide pour combattre Daech et al-Qaida, affirmant que l’offensive de Haftar avait donné aux groupes terroristes « l’opportunité et l’environnement appropriés » pour une résurgence en Libye.

Suite à l’annonce du Gouvernement lybien sur la Turquie, la mission des Nations-Unies en Libye a renouvelé son appel à une solution politique du conflit.

Depuis l’éviction et la mort du dictateur de longue date, Mouammar Kadhafi en 2011, deux sièges au pouvoir ont vu le jour en Libye. La Turquie, le Qatar et l’Italie sont alliés au gouvernement de Sarraj basé à Tripoli, tandis que Haftar, qui commande des forces basées dans l’est de la Libye, est soutenu par la France, la et les principaux pays arabes, dont l’Égypte, les Émirats arabes unis (EAU) et l’Arabie saoudite.

Des acteurs internationaux discutent au sujet de la Libye

Alors que la tension continue de croître en Libye, divers acteurs internationaux concentrent leur attention sur le pays déchiré par la guerre.

Le président américain Donald Trump et l’Egyptien Abdel Fattah el-Sissi ont convenu jeudi, lors d’un appel téléphonique, qu’ils rejetaient « l’exploitation étrangère » en Libye et exhorté les parties au conflit à prendre des « mesures urgentes » afin d’aboutir à une résolution de la crise, a déclaré la Maison Blanche.

Lors d’un autre appel téléphonique, le président russe Vladimir et le Premier ministre italien Giuseppe Conte ont convenu jeudi que la situation en Libye devait être réglée de manière pacifique, a déclaré le Kremlin.

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