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Les liaisons dangereuses : Lafarge et Daech

L’affaire Lafarge/Daech : Plus de 15 millions d’euros en droits de passage et pots-de-vin versés à des groupes terroristes comme Daech entre 2011 et 2015, et qui auraient été encouragés par le Quai d’Orsay…Zoom sur un grand scandale dont les détails restent encore à découvrir.

Par Valérie Lemoult


Ce scandale qui met en cause le groupe LafargeHolcim, leader mondial dans le secteur du BTP, a des rebondissements spectaculaires. Alors que d’anciens dirigeants sont mis en examen pour « financement du  » et « mise en danger d’autrui », certains d’entre eux accusent le Quai d’Orsay d’avoir incité le groupe à rester en Syrie.

En juin 2016, le quotidien Le Monde révélait les liens obscurs entre l’une des plus grandes entreprises de béton et différents groupes armés présents autour de son usine de Jalabiya, dans le nord de la Syrie. 

La rédaction du journal avait pu consulter des emails envoyés par la direction de en Syrie qui évoquaient notamment « un laissez-passer estampillé du tampon de », demandant aux « frères combattants » de laisser passer les véhicules de l’usine après un accord passé avec celle-ci pour le commerce du ciment.

Dans le même temps, Le Monde affirmait que Lafarge achetait du aux djihadistes via des intermédiaires et négociants. Une source avait déclaré au quotidien : « Lafarge achetait en moyenne trois camions de pouzzolane et une dizaine de camions de mazout lourd par jour ».

Le scandale avait conduit le ministère des Finances à déposer une plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête en octobre 2016. 

Trois associations s’étant constituées partie civile ont porté plainte contre Lafarge, pour financement d’entreprise terroriste et mise en danger de la vie d’autrui. 

En juin 2017, une information judiciaire pour « financement du terrorisme », a été ouverte contre le cimentier. 

L’enquête interne menée chez Lafarge fait état de plus de 15 millions d’euros en droits de passage et pots-de-vin à divers groupes armés, notamment djihadistes pour assurer la sécurité des employés de son site de Jalabiya, en Syrie, entre 2011 et 2015.

Il apparaît que tous les mois, 5 millions de livres syriennes, soit 20.000 euros étaient versés à Daech. 

Au cours des investigations menées par les trois juges d’instruction en charge de cette affaire très complexe, deux faits ont été établi : 

Le premier: la filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS) a monnayé auprès de la sécurité de son usine de Jalabiya, pour les allées et venues de ses salariés et des matériaux à travers les villes contrôlées par Daech.

Le second: la filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS) s’est approvisionnée en matières premières sur des zones contrôlées par Daech et le Front Al-Nosra, affilié à Al-Qaida. 

Ces deux infractions étant documentées, les juges d’instruction cherchent désormais à en établir les responsabilités individuelles et collectives. Six personnes ont d’ores et déjà été mises en examen début décembre 2017 : les deux anciens directeurs de LCS (Bruno Pescheux et Frédéric Jolibois), ainsi que quatre responsables du groupe à (Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge, Christian Herrault, ancien directeur général adjoint opérationnel, Eric Olsen, ex-DRH, et Jean-Claude Veillard, l’ancien directeur sûreté).

Entêtement ou pression de la

Un dirigeant de Lafarge accuse le Quai d’Orsay d’avoir incité le groupe à rester en Syrie, quelqu’en soit le prix et ce malgré la dégradation de la situation sur place. En effet, nous pouvons constater que durant ces trois années en Syrie, Lafarge a tout entrepris afin de préserver sa production en échange de pots-de-vin et de droits de passage. 

A cette période, quand les autres grandes entreprises françaises telles que Total ou les fromageries Bel, quittent le pays face à la menace, Lafarge évacue les expatriés mais continue à faire tourner son exploitation avec ses employés locaux.

L’une des principales raisons qui auraient pu motiver Lafarge à rester en Syrie en dépit de la situation extrêmement dangereuse et instable, réside dans le fait que le groupe ne se résignait pas à abandonner cette usine inaugurée en 2008 dont près de 700 millions d’euros avaient été investis pour la moderniser. C’était l’investissement étranger le plus important en Syrie au début des printemps arabes. 

En cas de fermeture, le cimentier s’exposait à des pillages ainsi qu’à une perte de production, car l’usine restait rentable grâce à la hausse des prix.

L’un des dirigeants mis en examen justifie ces pots-de-vin en déclarant que le groupe ne voulait pas laisser l’usine à l’abandon pour la voir saccagée et qu’ils avaient pour objectif d’assurer la sûreté des employés. 

Prise d’otages 

Le troisième dirigeant à avoir été mis en examen, Jean-Claude Veillard, ancien directeur de la sûreté de Lafarge, puis de LafargeHolcim après la fusion de la société avec le groupe suisse Holcim en 2015, a dû payer 200.000 euros en octobre 2012 pour l’obtention de la libération de neuf employés alaouites kidnappés par des milices locales.

Cependant, la prise d’otages n’empêche pas Lafarge de se maintenir dans le pays.

En juin 2014, quand Daech proclame l’instauration du « califat » et étend son emprise sur le territoire syrien et se rapproche de l’usine, aucun dirigeant ne semble mesurer la menace grandissante qui s’approche. 

L’usine est attaquée et la hiérarchie de Lafarge est prise de court, aucun plan d’évacuation n’est prêt. Les trente employés piégés sur place doivent s’enfuir par leurs propres moyens, quatre sont pris en otage par Daech, ils seront, fort heureusement, relâchés plus tard.

Interrogé sur ces faits lors de sa première audition, en janvier 2017, Jean-Claude Veillard avait rejeté la responsabilité de ce fiasco sur les employés de l’usine en déclarant: « C’est vrai que les employés ont pris leurs propres moyens pour évacuer. Mais c’est parce que les locaux n’ont pas respecté le plan d’évacuation car tout était prévu. Malgré ce dysfonctionnement, il n’y a eu aucun mort, aucun blessé ni parmi les employés, ni parmi leurs familles. »

Achat de pétrole à des organisations non-gouvernementales

Force est de constater que malgré l’assaut de l’usine, un successeur est nommé à la tête de la filiale syrienne, Frédéric Jolibois, qui malgré ses diverses tentatives ne parviendra pas à la maintenir ouverte.

Frederic Jolibois reconnaîtra, ainsi que les autres dirigeants mis en examen, que Lafarge avait acheté du pétrole à « des organisations non-gouvernementales », c’est-à-dire des groupes armés, en violation d’un embargo européen.

Lors de sa première audition il déclara : « ma mission était de maintenir les opérations ».

Le Quai d’Orsay aurait incité Lafarge à maintenir son usine de Jalabiya en activité

Une affaire déjà plus que scandaleuse qui maintenant met l’accent sur la participation tacite de la française. Celle-ci est accusée d’avoir incité Lafarge à pactiser avec l’ennemi en participant au financement de ses actions terroristes : En temps de guerre cela s’appelle de la «haute trahison ». 

Quelle est la responsabilité de la diplomatie française dans cette affaire? Était-elle au courant de ces agissements délictueux? Pourquoi les autorités françaises auraient-elles fait pression sur le groupe afin de se maintenir en Syrie?

Tant de questions auxquelles nous tenterons d’apporter quelques éléments de réponses, en énumérant plusieurs raisons possibles :

La France encourage Lafarge à rester sur place et à ne pas irriter les Turcs

Sous le gouvernement de , la France fait le pari de la diplomatie économique. En effet, les perspectives qu’offre la reconstruction de la Syrie sont faramineuses : Près de 200 milliards de dollars de travaux seront nécessaires pour réhabiliter l’ensemble des infrastructures du pays. Lafarge conscient de cet enjeu entend bien en tirer profit comme l’a expliqué l’ex-directeur adjoint de la société, Christian Herrault : « À l’époque, le ministère des Affaires étrangères considère que Bachar el-Assad va tomber. Il est donc important qu’il reste des entreprises pour l’après-Bachar ».

Il donne une seconde raison en expliquant que le groupe Lafarge s’est retrouvé à payer des groupes armés dont Daech, car le Quai d’Orsay les « encourageait à rester » tout en exprimant la préoccupation de ne pas « irriter les Turcs », en sous-entendant qu’ils devaient obtenir la confiance des djihadistes que soutiendrait Ankara.

Nous pouvons également souligner un élément de la plus haute importance, apporté par Jean-Claude Veillard lors de son audition, et qui démontre que la France avait tout intérêt à maintenir l’usine sur le sol syrien.

Jean-Claude Veillard était à l’époque directeur de sûreté du site. Il a reconnu avoir « transmis des informations sur la situation dans la région au service de renseignement français ».

Au moment des faits, la France n’a officiellement plus de représentation diplomatique en Syrie à partir de 2012, Lafarge est présent jusqu’en 2015 dans le pays. La proximité du site de Jalabiya avec la « frontière turque », les territoires kurdes et ceux de Daech rend l’utilisation du complexe par la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) probable, bien qu’aucune source ne le confirme aujourd’hui.

Cependant Éric Chevallier, actuellement ambassadeur de France au Qatar et ancien ambassadeur de France en Syrie, nie toute implication dans la décision de Lafarge de maintenir ses activités. Il avait été nommé en mai 2009, puis en mars 2012 il avait été contraint de fermer l’ambassade à la demande des autorités françaises pour des raisons de sécurité. Il suivra alors le dossier syrien au ministère des Affaires étrangères en tant qu’ambassadeur « pour » la Syrie.

Chez Lafarge, les dirigeants mis en examen font état des échanges entre eux et l’ambassadeur, Éric Chevallier : ainsi, Bruno Pescheux ex-Directeur, a reconnu des « contacts », tandis que Christian Herrault, ancien responsable du groupe, est catégorique: l’ambassadeur « était au courant du racket ». Cependant ce dernier dément qu’il aurait eu connaissance de cette extorsion. Il précise simplement que le ministère avait recommandé en 2012 aux entreprises et aux particuliers de quitter la Syrie.

Dans le cadre de la diplomatie économique, le gouvernement français avait, bien entendu, des intérêts politiques, économiques et militaires qui étaient rattachés à l’usine. Dans ce contexte, la France attendait-elle un enrichissement avec le reconstruction de la Syrie, cette aubaine l’aurait-elle aveuglée au point de ne pas mesurer les retombées funestes d’un « partenariat » avec des groupes terroristes en les finançant?

Enfin, il est tout à fait envisageable que la cimenterie ait servi de source aux renseignements français.

Comment Lafarge, groupe français de matériaux de construction, leader mondial dans son secteur s’est-il retrouvé dans un tel scandale?

Il est impensable que ce géant ait payé l’ennemi de la France à seule fin de continuer sa production.

Petite rétrospective sur le groupe 

C’est en Ardèche, en 1833, que naît l’activité du cimentier Lafarge, après la reprise par son fondateur, Joseph-Auguste Pavin de Lafarge, du Pavin de Lafarge, une activité familiale lancée en 1749.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, on constate déjà une collaboration de Lafarge neutre ou tactique avec les Allemands dans la zone occupée. Certains dirigeants d’usine dans la zone libre collaborent avec zèle pour la construction du Mur de l’Atlantique, un système extensif de fortifications côtières, construit par le Troisième Reich le long de la côte occidentale de l’Europe et destiné à empêcher une invasion du continent par les Alliés depuis la .

Le groupe a-t-il déjà des antécédents de collaboration avec des ennemis de la France? La réponse sous nos yeux ébahis est saisissante.

En conclusion, une affaire « hors norme » qui risque fort de ternir l’image de la France. Un pays qui appelle à lutter contre le terrorisme mais qui laisse ses entreprises financer des groupes qui veulent sa destruction.

La stupéfaction nous saisit et frappe nos consciences!

Nous suivrons cette affaire de près afin d’en découvrir, nous l’espérons, tous les protagonistes. 

 

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    Proverbe turc

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    Djalâl ad-Dîn Rûmî, penseur, philosophe, poète mystique, 1207-1273

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