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L’émergence d’un partenariat franco-turc de plus en plus solide

ANALYSE - La visite du président turc Recep Tayyip Erdoğan à Paris la semaine dernière traduit le début d’une nouvelle ère entre la Turquie et la France : sous la présidence de Macron, la France pourrait remplacer les Etats-Unis en tant que partenaire stratégique de la Turquie au Moyen-Orient et ailleurs.


Ces derniers mois, le président français Emmanuel Macron a pris des mesures importantes sur la scène internationale. Il s’est opposé de manière virulente à la décision controversée de l’administration sur Jérusalem ainsi qu’à la politique irresponsable de Donald en Iran, en gagnant ainsi le respect de la communauté internationale.

Les récentes actions du gouvernement français sur la scène internationale ont encouragé les Turcs à renforcer leur coopération avec dans le domaine de la défense et de l’aviation civile. En remerciement pour les réalisations technologiques et la position politique de la France, la Turquie a choisi Airbus plutôt que son concurrent américain Boeing et a conclu un accord avec EUROSAM, une joint-venture franco-italienne.

Ce fut le résultat des actions de décideurs imprudents à Washington qu’il est nécessaire de suivre de près. Après tout, tout achat d’équipement militaire tend à favoriser une coopération politique plus étroite entre les pays. Et il semble que la Turquie cherchera de nouveaux partenaires et des alliances stratégiques après avoir perdu sa confiance en son allié américain.

Au cours des derniers mois, la France a fait un effort pour combler le vide créé par les États-Unis. Plus récemment, le président français a joué un rôle important pour maintenir le Premier ministre libanais Saad Hariri au pouvoir. La Turquie et la France pourraient accomplir de plus grandes choses dans de nombreuses parties du monde si elles travaillaient ensemble.

Pour faire face à la crise syrienne, le gouvernement français devrait jouer un rôle plus actif dans le processus d’Astana, avec le soutien de la Turquie. Par ailleurs, Macron pourrait faire la différence en répondant à l’appel d’Erdoğan de faire agir l’Organisation de Coopération Islamique (OCI) et l’ comme intermédiaires lors des pourparlers entre Israël et la Palestine.

Inutile de souligner qu’il est important que Macron se distancie de la rhétorique populiste et se concentre plutôt sur de réels progrès. Si Paris veut jouer un rôle plus actif dans la région, il doit être déterminé à s’attaquer aux problèmes structurels tels que la montée de l’islamophobie.

La Turquie et la France ont pris des mesures similaires en ce qui concerne une série de crises. Pour aller de l’avant, les deux gouvernements doivent développer une relation de travail dans trois domaines :

Premièrement, certains mécanismes doivent être mis en place pour que la Turquie et la France puissent travailler ensemble pour répondre aux préoccupations communes. Il serait efficace de réagir rapidement face aux crises émergentes et de coordonner les actions.

Deuxièmement, le partenariat économique croissant doit être complété par un engagement plus fort aux niveaux politique et social. Il est important d’institutionnaliser et de diversifier les bonnes relations entre les deux dirigeants.

Enfin, les relations de la Turquie avec la France devraient contribuer aux relations turco-européennes. Le gouvernement français doit accorder une attention particulière à cette question.

Développer une relation plus forte avec la France serait également un point positif pour la Turquie.

Le rapprochement de la Turquie avec la France et l’Allemagne, ainsi que les efforts conjoints du pays avec la pour résoudre les problèmes régionaux et renforcer les liens commerciaux et politiques avec l’Iran, font que la Turquie occupe une place plus importante sur la scène internationale. Cette tendance doit continuer.

La politique étrangère turque doit continuer à se concentrer sur la diversification des alliés du pays et rester multidimensionnelle. C’est un fait bien connu que le partenariat unilatéral de la Turquie avec les États-Unis a porté préjudice aux intérêts turcs et a effectivement pris fin en raison du comportement hostile de Washington.

Les responsables turcs n’ont plus besoin de faire un effort supplémentaire pour renforcer les relations d’Ankara avec les . La stabilité intérieure de la Turquie et les relations mutuellement bénéfiques avec d’autres puissances régionales ont diminué l’importance de Washington pour le pays.

(Daily Sabah / Red’Action)

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