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L’économie turque met l’Union européenne aux abois

OPINION - Quoi de plus surprenant que le soutien allemand & français envers la Turquie en pleine crise et confrontations diverses avec les États-Unis ? L’Allemagne souhaite une Turquie forte économiquement, car elle est avant tout un bon client mais pas que…

Par Cihat Akdağ


La est devenue mauvais élève

Standard & Poor et Moody’s, les professeurs américains de notations, véritables bourreaux économiques à la solde des Etats-Unis, ont descendu la Turquie (note de Ba3 sur le long terme, en gros, la Turquie est au rattrapage du bac). Un clou de plus, pour détruire le taux de change et surtout la (la Turquie est en deuxième place dans le classement de dévaluation monétaire par rapport au dollar américain, derrière le Vénézuéla et … devant l’). Les traders américains ont le feu vert pour abattre la Turquie économiquement, et on peut dire qu’ils ont l’expérience du combat (Iran, Russie, …). Triste constat !

Après une crise de liquidité, une crise de solvabilité ?

La Turquie traverse une crise de liquidité, et affronte peut-être le challenge le plus important de son . Or, voir l’ et la (!!) soutenir la Turquie après tellement de provocations diplomatiques est assez surprenant. Mais dans le fond, il l’est moins. La Turquie est un bon partenaire commercial, et personne n’aime voir un client faire faillite, surtout en temps de « crise ».

L’autre réalité c’est que la dette de la Turquie est d’environ 450 milliards de dollars (!!) auprès essentiellement des banques européennes, et les heureux élus sont la BBVA (espagnol), la UniCredit italienne, la BNP, la banque ING, et la HSBC !

La dette est élevée, on le sait tous, et s’ajoute maintenant une crise de solvabilité ! C’est-à-dire, que la Turquie n’est plus en position de payer ses dettes, du moins avant un moment, un très long moment … Et connaissant le caractère de Monsieur Erdoğan (qui peut décider de ne rien payer ou faire languir l’) les chancelleries européennes ont tout intérêt à le caresser dans le sens du poil, si vous voyez ce que je veux dire.

Effectivement, on ne peut pas lui prendre par la force (ce n’est pas un pays isolé diplomatiquement avec une faible armée), ni par des économiques car c’est un client (il a aussi la menace du robinet à « migrants »). Ne pas vexer la bête, pour éviter un défaut de paiement, ça pourrait faire un joli slogan ! Rien de pire pour une banque qu’un défaut de paiement surtout quand il n’y a pas de biens à saisir !

L’Italie en ligne de mire

Les banques européennes déjà lessivées 1000 fois, supporteront très mal la faillite de la Turquie, et auront du mal à tout cacher cette fois, la bosse devient de plus en plus visible sous le tapis. Les contribuables européens devront-il passer à la caisse pour renflouer leurs banques (taxes, impôts, d’austérité …) ? C’est bien connu, « privatiser les bénéfices et nationaliser les pertes ». Une chose est sûre, l’Italie, le vilain petit canard (déjà connu pour sa anti-migrants), n’est pas en mesure d’encaisser le choc (elle devra sauver ses banques malgré l’interdiction de Bruxelles), et risque très fortement d’imiter les Britanniques (c’est-à-dire sortir de l’euro) pour sauver les meubles.

Cela sera sans doute un effet domino dévastateur pour l’Union Européenne, perdre sa troisième puissance économique, très probablement l’Espagne suivra et derrière la France.

La France ne peut avoir une monnaie forte avec des voisins au sud qui vont dévaluer leurs monnaies massivement, elle ne pourra plus concurrencer.

La fin de l’ alors ? Ce n’est peut-être pas si mauvais … Il est temps de revenir aux choses sérieuses après la Coupe du Monde !

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