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Katrougalos : La Grèce ne prévoit pas l’échange de deux soldats détenus en Turquie

TURQUIE / INTERNATIONAL - La Grèce n’envisage pas d’échanger deux soldats grecs arrêtés par la Turquie pour avoir avoir pénétré illégalement dans le pays, avec huit soldats turcs qui demandent actuellement l’asile en Grèce, a déclaré le ministre grec des Affaires étrangères le 3 mars.


« C’est de la pure fantaisie. Nous ne sommes pas en guerre avec la Turquie pour procéder à un échange de prisonniers », a déclaré aux journalistes le ministre adjoint Giorgos Katrougalos le 3 mars, ajoutant que ces « histoires d’espionnage » provenaient des médias turcs.

« Ce n’est pas un épisode inhabituel. De tels incidents se produisent souvent à la frontière », a déclaré Katrougalos, selon l’agence d’Etat ANA.

Le 2 mars, un tribunal turc a placé deux soldats grecs en état d’arrestation sur des accusations d’espionnage après qu’ils se soient rendus illégalement en Turquie, ont rapporté les médias d’Etat, risquant ainsi une nouvelle flambée de tensions entre Ankara et Athènes.

Le tribunal de la province d’Edirne, dans le nord-ouest du pays, ont accusé les deux hommes de « tentative d’espionnage militaire »et d’« entrée en territoire militaire interdit », a rapporté l’agence d’Etat Anadolu.

L’armée grecque a déclaré que les deux soldats s’étaient égarés en raison du mauvais temps alors qu’ils patrouillaient dans la zone autour de la rivière Meriç (Evros) qui sépare les deux pays.

Les soldats ont également dit qu’ils se sont perdus à cause des conditions météorologiques.

Vassilis Beletsiotis, porte-parole de l’Etat-major grec, a déclaré à l’AFP qu’ils n’étaient pas accusés d’espionnage.

Cet incident survient au milieu d’une dispute entre les deux voisins au sujet de l’extradition de soldats turcs. Le 23 janvier, le ministre grec de la Justice a déclaré que la Grèce n’extraderait pas huit soldats turcs qui y ont fui après le coup d’Etat manqué de 2016.

Le vice-ministre turc de la Justice, Bilal Uçar, a rencontré le ministre grec de la Justice, Stavros Kontonis, le 23 janvier à Athènes et a présenté une nouvelle demande d’extradition aux autorités grecques, soulignant l’importance qu’accorde Ankara à cette question.

La Cour suprême grecque avait précédemment exclu l’extradition.

Kontonis a déclaré aux journalistes qu’il avait discuté du cas des huit soldats avec Uçar à Athènes.

« Naturellement, le cas des huit soldats a été discuté. Le plus haut tribunal grec a rejeté la demande d’extradition des soldats turcs et, par conséquent, ils ne seront pas renvoyés », a-t-il dit.

« Le cadre juridique a été présenté de notre côté et on espère que la partie turque l’a bien compris », a déclaré M. Kontonis.

« Les options sont clairement énoncées dans le code pénal grec, de sorte qu’il est à la discrétion de la Turquie de prendre les mesures juridiques appropriées », a-t-il ajouté, se référant à la possibilité d’un procès se déroulant à Athènes.

Plus tard dans la journée, M. Uçar a indiqué que la Turquie avait adressé une troisième demande d’extradition à la Grèce pour les ex-soldats. « Nous voulons l’extradition des huit soldats », a-t-il déclaré aux journalistes à l’ambassade de Turquie à Athènes. Il a ajouté qu’un nouveau dossier ainsi que de nouvelles preuves ont été remis aux autorités grecques en rapport avec la dernière demande d’extradition.

Les huit anciens officiers turcs font actuellement l’objet d’un procès concernant leur statut en Grèce.

Bien qu’ils aient tous demandé l’asile, un seul d’entre eux a obtenu ce statut. Cependant, ce statut a été temporairement révoqué par les autorités grecques depuis lors.

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