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Indignation en France : le gouvernement envisage d’utiliser l’armée contre les « gilets jaunes »

INTERNATIONAL - La décision du gouvernement français de déployer l’armée en renfort lors de la manifestation hebdomadaire des « gilets jaunes » de samedi a provoqué de vives polémiques et l’opposition a mis en garde sur le risque d’utiliser des soldats pour le maintien de l’ordre.


Sous la pression d’empêcher la répétition des émeutes et des pillages du week-end dernier sur les Champs-Elysées à , le gouvernement a annoncé mercredi son intention de redéployer des de l’opération anti-terroriste afin d’aider la police à surveiller les bâtiments publics.

Cela aidera les policiers à affronter les manifestants en cas de regain de violence à Paris et dans d’autres villes, a déclaré le gouvernement.

Les partis d’opposition de gauche et de droite ont réagi avec indignation au projet, le qualifiant d’irresponsable.

« Je suis absolument opposé à ce que l’armée soit utilisée de cette manière. C’est une grave erreur », a déclaré Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, lors d’un débat télévisé mercredi soir sur 5.

Notant que le rôle de l’armée était de « neutraliser l’ennemi », il a estimé que les manifestants radicaux « et tous ceux qui ont causé des dommages sont certainement des délinquants mais pas des ennemis de la nation ».

« Vous êtes devenu fou! Un soldat n’est pas un policier ! », a déclaré Jean-Luc Melenchon, dirigeant du parti de gauche française, La France insoumise, lors du débat télévisé de mercredi sur la manière de mettre fin à la crise du « gilet jaune ».

« Pas en première ligne »

Le gouvernement et ses alliés ont tenté de minimiser ce mouvement, soulignant que des milliers de soldats patrouillaient déjà dans les rues pour protéger les citoyens des attaques terroristes depuis 2015.

Mais l’argument n’a pas réussi à apaiser les critiques du président centriste Emmanuel et de son gouvernement.

« Ils (les soldats) sont dans les gares et ailleurs pour contrer la menace terroriste, pas les malheureux! », a réagi Melenchon.

La dirigeante du Front National d’extrême droite, Marine Le Pen, a également indiqué que le rôle actuel des soldats était d’éviter les « terroristes » et non les manifestants.

Le chef du parti centriste MoDem, François Bayrou, a toutefois soutenu la décision.

« Je crois que lorsqu’il y a des gens qui brûlent, détruisent, saccagent et terrorisent des gens, nous avons non seulement le droit, mais également le devoir de nous défendre », a déclaré Bayrou, allié de Macron.

Le gouvernement a insisté pour que les troupes redéployées de la force Sentinelle, forte de 7 000 hommes, n’assurent la garde que pendant les manifestations de ce week-end.

« Nos ennemis ne sont pas les . Nos ennemis sont les terroristes. Soyons clairs : les soldats ne vont pas arrêter les  », a déclaré à l’AFP une source gouvernementale.

La source a ajouté que si les soldats entraient en contact avec des manifestants, ils « sécuriseraient le périmètre et appelleraient la police ».

Dans une interview accordée jeudi à la chaîne d’information BFM, la ministre de la , Agnès Buzyn, a répété que les soldats seraient « uniquement affectés à la protection des bâtiments ».

« Tolérance zéro »

Samedi dernier, la police a semblé se retenir alors que des centaines de manifestants violents se déchaînaient le long des Champs-Élysées, incendiant et pillant plus de 100 commerces dans des troubles qui ont coûté son poste au chef de la police parisienne.

S’adressant jeudi au nouveau chef de la police parisienne, Didier Lallement, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a réclamé une approche de « tolérance zéro » vis-à-vis des manifestants violents.

« La place des black blocs est en prison pas sur les Champs-Élysée », a-t-il déclaré, évoquant les anarchistes qui ont envahi les Champs-Élysées samedi dernier. Le black bloc est une technique de manifestation qui consiste à manifester entièrement vêtu de noir et le visage masqué.

Le gouvernement a déjà annoncé son intention d’interdire les manifestations sur la célèbre avenue et dans d’autres zones clés si les manifestations devaient à nouveau devenir violentes.

Le gouvernement a également annoncé une augmentation des amendes pour les personnes arrêtées lors de manifestations non autorisées.

Les manifestations hebdomadaires ont débuté le 17 novembre au sujet des augmentations de la taxe sur les carburants et ont rapidement explosé en une rébellion anti-gouvernementale.

De nombreuses manifestations ont abouti à des émeutes. Selon le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, la destruction de biens aurait coûté 200 millions d’euros (227 millions de dollars) à ce jour.

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