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Les Etats-Unis menacent la Turquie pour obtenir la libération du pasteur emprisonné pour terrorisme et espionnage

TURQUIE / ÉTATS-UNIS - L’appel de Washington à la libération du pasteur Andrew Craig Brunson a dégénéré en menaces : le président Trump et le vice-président Pence ont annoncé qu’ils imposeraient des sanctions à la Turquie si le pasteur n’était pas libéré.


Utilisant une rhétorique sans précédent pour son allié de l’OTAN, la Turquie, les États-Unis ont eu recours à des menaces pour obtenir la libération d’Andrew Craig Brunson, un pasteur évangélique de Caroline du Nord emprisonné pour terrorisme et espionnage.

Un jour après qu’un tribunal turc a ordonné son placement en résidence surveillée, le président américain Donald et le vice-président Mike ont menacé de économiques contre la Turquie.

« Les Etats-Unis imposeront de lourdes sanctions à la Turquie pour sa détention de longue date du pasteur Andrew Brunson, un grand chrétien, un homme de famille et un être humain merveilleux qui souffre énormément, cet homme de foi innocent devrait être libéré immédiatement! », a écrit Trump sur Twitter.

S’adressant au président Recep Tayyip Erdoğan dans un tweet, Pence a également déclaré : « Libérez le pasteur Andrew Brunson maintenant  ou soyez prêt à affronter les conséquences.Si la Turquie ne prend aucune mesure immédiate pour libérer cet homme de foi innocent et le renvoyer en Amérique, les États-Unis imposeront des sanctions importantes à la Turquie jusqu’à ce que le pasteur Andrew Brunson soit libre. »

Il a tenu ces propos après que le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré que le placement en résidence surveillée n’était « pas suffisant » et appelé les autorités turques à « résoudre son cas immédiatement de manière transparente et équitable ».

Brunson a été arrêté en septembre 2016, à la suite de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016 en Turquie, orchestré par le groupe terroriste guléniste (). Il est accusé de liens avec ainsi qu’avec le groupe terroriste . Un tribunal de la ville d’, à l’ouest du pays, a ordonné son placement en résidence surveillée, invoquant les problèmes de de Brunson. Il sera également interdit de quitter le pays. Il devrait comparaître devant un tribunal en octobre pour sa troisième audience, après que le tribunal a rejeté un appel à sa libération lors d’une audience le 18 juillet.

Des témoins dans l’affaire ont prétendu que Brunson avait hébergé des partisans du PKK dans son église et avait coordonné un envoi d’armes américain à un groupe affilié au PKK en Syrie. L’acte d’accusation contre Brunson indique également qu’il a été en contact avec Bekir Baz, un membre fugitif de FETÖ qui était en charge du réseau du groupe à Izmir. Les procureurs turcs disent que Brunson a utilisé son apparence de pasteur pour commettre des crimes avec des groupes terroristes et coordonner des actions avec eux.

En dehors de Baz, Brunson a également contacté Murat Safa, un Turc qui était « un collaborateur » de Baz au sein de FETÖ et Taner Kılıç, un autre homme lié à FETÖ qui est jugé pour appartenance à un groupe terroriste. L’acte d’accusation comprend également un message textuel de Brunson à un soldat américain non identifié. Brunson dit dans le message qu’ils « gagneraient à la fin » tout en parlant de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet.

L’ a été une question épineuse entre Washington et Ankara. Washington a demandé à Ankara de le libérer, ignorant le fait que le pouvoir judiciaire est indépendant de l’administration politique. Dans un tweet après l’audience de la semaine dernière, Trump réclamait que Brunson a été « pris en otage » et a exhorté Erdoğan à « faire quelque chose pour libérer ce merveilleux mari et père chrétien ».

Le pasteur fait face à 35 ans de prison pour espionnage ainsi que des crimes pour le compte de FETÖ et du PKK.

Metin Topuz, un employé du consulat des États-Unis à Istanbul, a été arrêté pour des liens avec FETÖ l’année dernière. Les Etats-Unis ont brièvement suspendu les visas des citoyens turcs. Des remarques virulentes de la part des autorités américaines à propos de l’arrestation de Topuz ont de nouveau attiré l’attention d’Ankara qui, en retour, a souligné l’indépendance du pouvoir judiciaire du pays.

Menacer son allié de sanctions à chaque occasion n’est pas nouveau pour les États-Unis, mais c’est la première fois qu’un haut fonctionnaire comme Pence l’a ouvertement exprimés. Un groupe de législateurs américains a tenté plus tôt de mettre en place des sanctions contre la Turquie suite à l’emprisonnement de Brunson et à la décision de la Turquie d’acheter un système de russe S-400.

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