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Les Etats-Unis envisagent le retrait complet de leurs troupes de Syrie

INTERNATIONAL - Les Etats-Unis ont vaincu le groupe terroriste Daech en Syrie, a déclaré mercredi le président américain Donald Trump, ajoutant que c’était la seule raison pour laquelle il avait gardé des troupes dans le pays.


Plus tôt mercredi, des responsables américains ont déclaré à Reuters qu’ils envisageaient un retrait total des forces américaines du pays du Moyen-Orient.

Le délai du retrait des troupes américaines du pays devrait se situer entre 60 et 100 jours, a rapporté Reuters, citant un responsable américain.

« Toutes les forces militaires américaines seront retirées une fois les dernières étapes de la dernière opération contre Daech seront terminées », a déclaré ce responsable cité par l’agence.

« Tout le personnel du département d’État américain sera évacué de Syrie dans les 24 heures. »

La décision, si elle était confirmée, renverserait les hypothèses sur une présence militaire américaine à long terme en Syrie, ce que le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, et d’autres hauts responsables américains avaient préconisé pour que Daech ne puisse pas réémerger.

Le sénateur républicain Lindsey Graham, un défenseur assidu du président, n’était cependant pas aussi favorable à la décision de que d’habitude.

« Un retrait américain à l’heure actuelle serait une grande victoire pour Daech, l’, Bachar el-Assad (Syrie) et la Russie. Je crains que cela n’entraîne des conséquences dévastatrices pour notre pays, la région et le monde entier », a déclaré Graham dans une déclaration, appelant la décision une « erreur ».

Le retrait va compliquer le recrutement de futurs partenaires désireux de lutter contre l’extrémisme, a-t-il déclaré, ajoutant que « l’Iran et d’autres mauvais acteurs le verront également comme un signe de la faiblesse américaine dans les efforts pour contenir l’expansion iranienne ».

Trump avait déjà exprimé sa volonté de retirer les troupes américaines de la Syrie en avril, mais aucune mesure concrète n’a été prise depuis.

La déclaration affirmant que les envisageaient de retirer leurs troupes de Syrie est arrivée près d’une semaine après que le président Recep Tayyip Erdoğan a annoncé que la Turquie mènerait bientôt une opération transfrontalière pour libérer les zones contrôlées par les Unités de protection du peuple () affiliées au groupe terroriste PKK.

Il a été rapporté que les États-Unis ont encore environ 2 000 soldats en Syrie, dont beaucoup travaillent en étroite coopération avec les Forces démocratiques syriennes (), dominées par le YPG.

Presque tout le territoire situé à l’est de l’Euphrate, qui représente environ un tiers du territoire syrien, à l’exception de la zone contrôlée par le régime d’Assad, près de Deir el-Zour, et de la zone contrôlée par Daech près de la frontière irakienne, est contrôlé par les FDS. Les FDS contrôlent également les districts de et de Tabqah sur la rive droite du fleuve.

En raison de ses liens avec le PKK, a qualifié les zones contrôlées par les YPG de « couloir terroriste » et a répété à plusieurs reprises qu’il ne permettrait pas à la région de se transformer en une région autonome administrée par le groupe terroriste.

Le Kremlin a longtemps exprimé son inquiétude devant le soutien continu de Washington aux YPG, affirmant que les États-Unis se servaient de Daech comme excuse pour prolonger sa présence en Syrie, ce qui est « illégal ».

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné en septembre à l’Assemblée générale des Nations Unies que les États-Unis s’opposaient à la recherche d’un règlement à la crise, servant les intérêts des terroristes cherchant à semer le chaos dans le pays.

En outre, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré mercredi que la présence des forces américaines en Syrie devenait un obstacle dangereux à la recherche d’un accord de paix et a accusé Washington de maintenir ses forces illégalement.

« La présence américaine illégale en Syrie est devenue un obstacle dangereux à la résolution du conflit », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova lors d’une conférence de presse.

L’Iran et le régime d’Assad ont également exprimé leur opposition à la présence de centaines de dans le sud-est du pays, à proximité de la frontière irakienne, en qualifiant ce déploiement d ‘ »illégal » et « d’acte d’agression ».

 

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