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« Les Etats-Unis doivent choisir entre la Turquie et les terroristes »

TURQUIE / ÉTATS-UNIS - Les Etats-Unis doivent choisir entre rester l’allié de la Turquie et se ranger du côté des terroristes, a déclaré mercredi le vice-président Fuat Oktay.


Oktay a déclaré sur Twitter : « Les États-Unis doivent choisir. Veulent-ils rester l’allié de la Turquie ou risquer notre amitié en œuvrant avec les terroristes pour saper la défense de leur allié de l’OTAN contre ses ennemis? ».

Les propos d’Oktay ont été formulés en réponse au vice-président américain qui a exhorté la Turquie mercredi à ne pas acheter le système antimissile russe S-400, en maintenant la pression sur son allié de l’OTAN pour qu’il abandonne l’achat que Washington considère comme une menace pour les équipements de l’armée américaine.

« La Turquie doit choisir. Veut-elle rester un partenaire essentiel dans l’alliance militaire la plus réussie de l’Histoire ou veut-elle risquer la sécurité de ce partenariat en prenant de telles décisions téméraires qui minent notre alliance? », a déclaré Pence lors d’un événement de l’OTAN à Washington.

Les Etats-Unis sont en confrontation avec la Turquie, leur alliée de l’OTAN, après avoir échoué à convaincre le président Recep Tayyip Erdoğan que l’achat du système de défense aérienne russe compromettrait la sécurité des avions F-35.

Le président Erdoğan a refusé de renoncer à l’achat prévu par du système de défense antimissile russe S-400 et a déclaré que la Turquie sera livrée des S-400 en juillet.

Le ministre des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, a également souligné qu’Ankara n’avait pas à choisir entre la Russie et d’autres pays lors de son discours à la réunion de l’OTAN.

« L’achat de la Russie est un fait acquis », a déclaré Çavuşoğlu.

« Nous ne choisissons pas entre la Russie et aucun autre allié. Nous ne considérons pas nos relations avec la Russie comme une alternative à nos relations avec les autres. Et personne, ni l’Occident ni la Russie, ne devrait ou ne peut nous demander de choisir », a-t-il souligné.

Le ministre a déclaré que la Turquie avait proposé aux Etats-Unis de constituer un groupe de travail technique afin de déterminer que les systèmes de défense antimissile russes S-400 ne constituaient pas une menace pour le matériel militaire américain ou celui de l’OTAN.

Lundi, le Pentagone a annoncé qu’il avait suspendu la livraison des équipements liés aux avions de combat F-35 « dans l’attente d’une décision sans équivoque de la part de la Turquie de renoncer à la livraison des S-400 ».

Si le Pentagone franchissait une nouvelle étape et retirait la Turquie du programme des F-35, ce serait la crise la plus grave des relations entre les deux alliés depuis des décennies.

Mardi, le secrétaire adjoint de la défense, Patrick Shanahan, a déclaré qu’il espérait résoudre le différend avec la Turquie, tout en se disant optimiste sur le fait que les deux pays trouveraient un moyen de sortir de la crise en persuadant la Turquie d’acheter le système de défense Patriot au lieu des S-400.

La Turquie est restée indifférente aux menaces des États-Unis. De nombreux responsables ont souligné à plusieurs reprises que l’accord des S-400 ne constituait pas une menace pour les systèmes de l’OTAN et ne pouvait constituer de monnaie d’échange aux avions à réaction F-35. 

La semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, a rencontré en Turquie son homologue russe, Sergueï Lavrov, et a souligné que l’achat des S-400 se poursuivra.

Les États-Unis et les autres alliés de l’OTAN propriétaires des F-35 craignent que le radar du système de missile russe S-400 apprenne à repérer et à suivre le biréacteur, le rendant ainsi moins capable d’échapper aux armes russes à l’avenir.

La décision d’Ankara de recourir au système de fabrication russe est le résultat d’un calcul exhaustif des risques géopolitiques, obligeant le pays à rechercher des solutions de remplacement pour renforcer ses systèmes de défense après que les États-Unis ont refusé de vendre des armes similaires à la Turquie.

Lorsque la Turquie a voulu acheter le système de Patriot aux États-Unis en 2009 pendant le mandat du président Barack Obama, le Congrès américain a décliné l’offre de vente des batteries Patriot PAC-3 d’une valeur de 7,8 milliards de dollars à l’époque.

Bien qu’ils aient décliné de vendre les systèmes de missiles à leurs alliés de l’OTAN, Washington a continué de fournir un soutien considérable en armements aux groupes terroristes en Syrie qui ont continuellement attaqué la Turquie et ont fait des centaines de morts.

L’armée américaine a envoyé des milliers de camions chargés d’armes aux militants de la filiale syrienne du , les Unités de protection du peuple (YPG), y compris des armes lourdes, sous prétexte de combattre Daech, défiant ainsi les avertissements d’Ankara selon lesquels les armes pourraient éventuellement être transférées à des militants du et utilisées contre l’armée turque.

Les États-Unis redoublent d’efforts pour renforcer leur présence militaire et diplomatique dans la région, notamment en Syrie, en et dans la partie orientale de la Méditerranée, afin de protéger les intérêts de leurs alliés régionaux, en particulier d’Israël. Par conséquent, les ambitions américaines dans la région, qui ne prennent pas en compte les intérêts de son alliée à l’OTAN, la Turquie, constituent les fondements du conflit entre les deux pays.

Pour la première fois, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a également participé au 6e Sommet trilatéral - grecque-Israël tenu le mois dernier à . Des responsables turcs avaient précédemment averti qu’Ankara ne permettrait jamais d’exploiter des ressources naturelles dans la région de la Méditerranée orientale sans prendre dûment en compte les droits de la Turquie et de la République turque de (RTCN).

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