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Erdoğan : La Turquie poursuivra son opération en Syrie si les États-Unis échouent

SOURCE DE PAIX - La Turquie poursuivra son opération anti-terroriste dans le nord-est de la Syrie si l’accord avec les Etats-Unis visant à suspendre l’opération et à permettre le retrait des terroristes des Unités de protection du peuple (YPG) n’est pas pleinement appliqué, a déclaré vendredi le président Recep Tayyip Erdoğan.


La Turquie poursuivra son opération anti-terroriste dans le nord-est de la Syrie si l’accord avec les visant à suspendre l’opération et à permettre le retrait des terroristes des Unités de protection du peuple (YPG) n’est pas pleinement appliqué, a déclaré vendredi le président .

« Si les promesses (données par les États-Unis) ne sont pas tenues, notre opération se poursuivra dès la fin de la 120ème heure », a souligné Erdoğan.

Une délégation américaine dirigée par le vice-président Mike Pence a rencontré jeudi pendant plus de quatre heures les dirigeants turcs, dont Erdoğan. Les délégations ont ainsi convenu d’une pause de cinq jours dans l’opération turque. Selon les termes de l’accord, les YPG se retireraient de ce qui a été appelé la « zone de sécurité », située à une vingtaine de kilomètres de la Syrie et qui s’étend sur environ 125 kilomètres dans la partie centrale de la frontière entre les deux pays.

Erdoğan a déclaré que la Turquie visait à établir 12 postes d’observation dans la zone de sécurité prévue dans le nord de la Syrie et que jusqu’à 2 millions de réfugiés pourraient être installés dans cette zone, si les villes de Deir el-Zor et Raqqa étaient incluses. La Turquie accueille actuellement 3,6 millions de réfugiés qui ont fui la guerre de huit en Syrie.

Le président a également déclaré aux journalistes que le fait que les forces fidèles au régime de Bachar el-, soutenu par la Russie, pénétraient dans les zones débarrassées du YPG, ne posait pas de problème pour la Turquie, et a ajouté qu’ n’avait pas l’intention de rester dans les zones sous son contrôle, au nord de la Syrie.

Cependant, il a averti que la Turquie réagirait si le régime syrien, qui s’est déjà rendu dans certaines zones que les YPG ont déjà quitté, « commettait une erreur ».

Erdoğan a déclaré avoir informé le président américain Donald de cette opération par un appel téléphonique un jour avant son lancement.

Il a également déclaré que son pays « ne peut pas oublier » la lettre étrange de Trump au sujet de l’opération turque, mais a ajouté que « l’affection et le respect » mutuels entre les deux dirigeants l’empêchaient de maintenir cet incident à l’ordre du jour de la Turquie.

Ce sont les premiers commentaires de Erdoğan au sujet de la lettre de Trump du 9 octobre, dans laquelle il avait notamment ordonné à Erdoğan de « ne pas être un dur à cuire »

Erdoğan a déclaré que la Turquie « ferait le nécessaire » en ce qui concerne la lettre « le moment venu », sans donner plus de détails.

Il a ajouté: « La lettre du président Trump, qui ne va pas de pair avec la courtoisie politique et diplomatique, est parue dans les médias. Bien sûr, nous ne l’avons pas oubliée. Il ne serait pas juste pour nous de l’oublier ».

La Turquie a lancé l’opération Source de Paix, troisième d’une série d’opérations antiterroristes transfrontalières dans le nord de la Syrie, ciblant les terroristes affiliés aux unités syriennes du et Daesh, le 9 octobre à 16 heures.

L’opération, menée conformément au droit du pays à la légitime défense issu du droit et des résolutions du Conseil de sécurité des , vise à établir une zone de sécurité exempte de pour le retour des Syriens dans la zone située à l’est de l’Euphrate, contrôlée par les États-Unis.

Le PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l’Union Européenne, mène depuis plus de 30 ans une campagne terroriste contre la Turquie, causant la mort de près de 40.000 personnes, dont des femmes, des enfants et des nourrissons.

Depuis 2016, les opérations turques Bouclier de l’Euphrate et Rameau d’Olivier dans le nord-ouest de la Syrie ont libéré la région des terroristes YPG / PKK et Daesh, permettant à près de 400.000 Syriens ayant fui la violence de rentrer chez eux.

 

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