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Erdoğan : « L’Europe a davantage besoin de la Turquie que la Turquie de l’Europe ! »

« La Turquie poursuivra ses efforts pour atteindre son objectif stratégique de devenir membre à part entière de l’Union européenne », a déclaré jeudi le président Recep Tayyip Erdoğan.


« La poursuivra ses efforts pour atteindre son objectif stratégique de devenir membre à part entière de l’ », a déclaré jeudi le président Recep Tayyip Erdoğan, soulignant que sans la Turquie, le bloc serait voué à l’échec dans son affirmation de représenter ses valeurs fondatrices.

S’exprimant lors de la réunion du groupe d’action sur la réforme, M. Erdoğan a déclaré que l’Europe avait davantage besoin de la Turquie que la Turquie de l’Europe, réaffirmant qu’ poursuivrait sa route de manière déterminée, malgré ceux qui tentaient de l’exclure de la famille européenne.

Il a souligné que la Turquie luttait pour devenir membre à part entière depuis 60 ans, mais que l’Occident avait toujours prétexté des excuses.

Notant que cela faisait 20 ans que la Turquie avait été officiellement déclarée pays candidat à Helsinki, Erdoğan a déclaré qu’il fallait déployer des efforts pour faire revivre « l’esprit d’Helsinki ».

Le président a ajouté que la priorité de la Turquie était de renforcer les libertés et les droits fondamentaux de ses citoyens. « Si nécessaire, nous redéfinirons les mesures à prendre pour ce renforcement des droits, en les revoyant depuis Copenhague à Ankara », a-t-il déclaré.

La demande d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne remonte à 1987. Les négociations d’adhésion ont commencé en 2005, mais elles se sont enlisées en 2007 en raison d’objections de l’administration chypriote grecque sur l’île divisée de ainsi que de l’opposition de l’Allemagne et de la France.

Au sujet de la libéralisation du régime des visas, M. Erdoğan a déclaré que la Turquie constatera à quel point l’ est sincère dans ses promesses lorsqu’elle remplira les six critères restants sur les 72.

Le processus de libéralisation des visas avait été lancé en décembre 2013, après huit années de blocage de la part des pays de l’UE depuis le début des négociations d’adhésion avec la Turquie en 2005. Le processus a toutefois lentement progressé depuis trois ans. Cependant, en mars 2016, la Turquie et l’UE avaient signé un accord visant à endiguer l’afflux de en Europe en échange d’une « accélération de la mise en œuvre de la pour la libéralisation du régime de visas ».

L’accord prévoyait également que les obligations de visa pour les citoyens turcs seraient accordées au plus tard à la fin du mois de juin 2016, à la réalisation des 72 objectifs fixés par Ankara. Cependant, le processus a été interrompu par la tentative de coup d’Etat du groupe terroriste güleniste (FETÖ) en juillet 2016. Suite à la levée de l’état d’urgence en juillet et à la normalisation récente des relations entre l’UE et la Turquie, les pourparlers sur la libéralisation du régime de visas se sont intensifiés, avec une réunion prévue en novembre afin de discuter du processus à venir après cette longue pause.

En ce qui concerne la modernisation de l’union douanière, Erdoğan a déclaré que cela profiterait non seulement à la Turquie, mais également à l’Union Européenne, comme l’attestent les études réalisées à ce sujet.

« Nous devons intensifier les qui dynamiseraient notre  », a ajouté le président.

Erdoğan a également critiqué les États membres de l’UE pour leur attitude vis-à-vis des préoccupations de la Turquie concernant sa sécurité nationale.

« Entre la protection des terroristes qui ont fui notre pays et l’octroi de l’asile aux responsables du FETÖ qui ont planifié le coup d’État manqué du 15 juillet, ils ont fait des choses qui contredisent l’esprit d’alliance », a déclaré le président.

« Nous avons assisté à des scènes scandaleuses, lorsque des visages de dirigeants terroristes ont orné les murs du  », a déclaré Erdoğan, faisant référence à une exposition organisée par le Parlement européen en 2017, qui comprenait une photo du dirigeant emprisonné du groupe terroriste du PKK, Abdullah Öcalan.

Le groupe terroriste FETÖ et son chef Gülen, basé aux États-Unis, ont orchestré le coup d’État du 15 juillet 2016, qui avait coûté la vie à 251 personnes et en avait blessé près de 2.200 autres.

Au cours de ses plus de 30 ans de campagne terroriste contre la Turquie, le PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l’UE, a causé la mort de plus de 40.000 personnes, dont des femmes et des enfants.

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