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Erdoğan : Trump ne « tombera pas dans le piège » dirigé par un « ennemi de la Turquie », Menendez

TURQUIE / POLITIQUE - Le président Recep Tayyip Erdoğan a qualifié dimanche un important sénateur américain d’ « ennemi de la Turquie », dont les actions constituent une « menace irréfléchie » dans les relations entre les États-Unis et la Turquie.


Le président a qualifié dimanche un important sénateur américain d’ « ennemi de la  », dont les actions constituent une « menace irréfléchie » dans les relations entre les États-Unis et la Turquie. Interrogé sur une proposition du sénateur démocrate Robert Menendez visant à lever l’embargo sur les armes imposé à l’administration chypriote grecque, Erdoğan a déclaré aux journalistes qu’il était convaincu que le président américain Donald Trump « ne tomberait pas dans ce stratagème ».

« Les discours d’un sénateur à ce stade ne devrait jamais endommager les  », a-t-il ajouté.

Chypre est divisée depuis 1974, lorsqu’un coup d’Etat chypriote grec avait été suivi de violences contre les Turcs de l’île et de l’intervention d’ en tant que puissance garante.

S’en est suivi un processus de paix intermittent ces dernières années, incluant notamment l’échec d’une initiative lancée en 2017 en Suisse sous les auspices de la Turquie, de la et du Royaume-Uni, pays garants.

Livraison de systèmes de défense antimissile russes S-400

Concernant le lancement la semaine dernière de la livraison à la Turquie des systèmes de défense antimissile russes S-400, Erdoğan a souligné qu’en achetant ces systèmes, la Turquie ne se « préparait pas pour la guerre » mais cherchait à « garantir sa paix et sa sécurité nationale ».

Il a ajouté que le déploiement des missiles serait achevé en avril 2020.

Des responsables américains avaient affirmé que le système russe serait incompatible avec les systèmes de l’OTAN et exposerait les avions de combat américains F-35 à un possible subterfuge russe.

La Turquie est un partenaire de longue date du programme des F-35.

La Turquie a souligné que le S-400 ne serait pas intégré aux systèmes de l’OTAN et ne constituerait pas une menace pour l’alliance. Malgré tout, les États-Unis ont, à maintes reprises, menacé de sanctionner la Turquie si cette dernière maintenait cet achat.

Erdoğan a déclaré que l’accord S-400 était « l’accord le plus important » de l’ de la Turquie, car au lieu de faire de la Turquie un marché pour la vente d’armes, l’accord en faisait un partenaire de production.

Après de longs efforts pour acheter un système de défense aérienne des États-Unis sans succès, la Turquie s’était alors tournée vers la Russie en 2017,  signant un contrat pour l’achat de S-400 russes.

Sanctions de l’Iran

Interrogé sur les sanctions américaines imposées à l’Iran, Erdoğan a souligné que la région en avait assez de la guerre et que la Turquie désapprouvait ces sanctions.

Il a ajouté que la région devait être capable de se remettre sur pied.

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont exacerbées depuis mai 2018, lorsque Washington s’était retiré unilatéralement de l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran.

Les États-Unis avaient, depuis lors, lancé une campagne diplomatique et économique visant à faire pression sur l’Iran pour qu’il renégocie l’accord, ainsi que d’autres activités iraniennes considérées par Washington comme « déstabilisantes ».

Dans le cadre de sa campagne, les États-Unis ont de nouveau imposé des sanctions aux exportations de pétrole brut iranien, qui ont ravagé l’économie iranienne.

Téhéran a rejeté toute négociation avec Washington jusqu’à ce que les sanctions soient levées.

Crise syrienne

Erdoğan a également déclaré qu’une réunion technique de deux jours devrait commencer à Astana le 1er août pour discuter du conflit syrien.

A la fin du mois, Ankara accueillera un sommet trilatéral avec la participation de la Russie et de l’Iran, a-t-il déclaré, ajoutant qu’un autre sommet se tiendrait plus tard en Turquie.

Les réunions porteront principalement sur Idlib et d’autres parties de la Syrie, ainsi que sur la situation générale en matière de sécurité, les processus de transition ou encore la commission constitutionnelle.

La Turquie, la Russie et l’Iran sont les pays garants ayant négocié un cessez-le-feu en Syrie en décembre 2016, ce qui a débouché sur les pourparlers d’Astana et du Kazakhstan, organisés parallèlement aux pourparlers de paix de Genève.

La Syrie est plongée dans une violente guerre civile depuis le début de l’année 2011, lorsque le régime d’ a réprimé les manifestants avec une férocité inattendue.

Depuis lors, des centaines de milliers de personnes ont été tuées et des millions d’autres déplacées par le conflit.

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