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Catastrophes écologiques, crise énergétique : Où va le monde ?

ANALYSE - Le monde fait face à d’importants bouleversements écologiques et énergétiques. Les pays européens dont la France en paieront un prix fort cet hiver.

Par Öznur Küçüker Sirene


Le Pakistan subit des inondations depuis 3 mois. Un tiers du pays de 220 millions d’habitants est sous l’eau en raison de la fonte des glaciers et des pluies de mousson extrêmement fortes. Plus de 1 000 personnes sont mortes depuis juin. Face à la gravité de la situation, le Pakistan a appelé la communauté internationale à le soutenir.

Le Pakistan n’est pas un cas isolé dans sa lutte contre les catastrophes naturelles. Cet été l’Europe a fait face à sa pire sécheresse depuis 500 ans. D’ailleurs avec la sécheresse, 60.000 hectares ont été détruits par les incendies en France. La sécheresse aura aussi un impact sur le rendement des cultures et des récoltes ainsi que la puissance hydroélectrique générée en Europe.

La pandémie, la guerre entre la Russie et l’Ukraine et les effets du changement climatiques ont entraîné des conséquences graves à travers le monde. Dans un discours récent, le président français Emmanuel Macron a évoqué « la fin de l’abondance », « des évidences », « de l’insouciance », en ces temps de « grande bascule ».

Preuve : Le Monde a publié le 26 août un article intitulé « le prix de gros de l’électricité en France dépasse 1 000 euros le mégawattheure, contre 85 euros il y a un an », ce qui a causé de gros débats sur les réseaux sociaux. Le 27 août, les Gilets Jaunes ont fait leur retour à Paris et à Boulogne-Billancourt pour attirer l’attention sur la baisse du pouvoir d’achat face à une inflation galopante. Dans son article intitulé « Après l’inflation, la récession ? » Les Echos précise qu’« en France, la stagnation de l’économie est avérée pour 2023 et si le pays connaissait au moins deux trimestres de baisse du PIB consécutifs, on parlerait alors de récession ».

L’humanité court à sa perte

L’économie qui va mal en Europe et dans les autres parties du monde n’est que le début d’un lent processus qui pourrait conduire l’humanité à sa perte. Pendant que les catastrophes écologiques se multiplient, les ressources naturelles s’épuisent drastiquement.

En effet, l’équilibre écologique du monde se détériore de jour en jour sous l’effet d’une production et d’une consommation excessives par l’homme en raison d’une surpopulation mondiale. Les facteurs induits par l’homme tels que l’émission intense de gaz à effet de serre, l’utilisation excessive de combustibles fossiles et d’engrais artificiels, la destruction des forêts, l’urbanisation non planifiée, l’industrialisation et la pollution de l’environnement causée par l’urbanisation ont un effet dévastateur sur le monde.

Selon la Banque mondiale, si les émissions de dioxyde de carbone continuent à leur rythme actuel, l’augmentation des températures moyennes pourrait atteindre 4°C en 2060. De la même manière, selon un rapport publié le 15 février par les Nations unies, « la pollution de l’environnement cause plus de morts dans le monde que le Covid ».

Le monde peut être confronté à plusieurs enjeux écologiques de taille dans les années à venir. Cela peut aussi accélérer le phénomène de « migration environnementale ».

Pour en citer quelques-un, on peut commencer avec l’état des ressources en eau dans le monde. La consommation mondiale d’eau augmente de jour en jour. Or, le réchauffement climatique, la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes et la pollution des ressources en eau potable provoquent leur épuisement progressif. Un tiers des pays du monde n’ont pas ou très peu accès à l’eau. 18% de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable.

Selon les données de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le pourcentage de pays connaissant un stress hydrique pourrait atteindre les 34% en 2025, tandis que le pourcentage de pays connaissant une pénurie d’eau pourrait atteindre les 15%. En outre, 40% de la population mondiale, qui devrait atteindre 9,4 milliards d’ici 2050, pourrait souffrir de pénuries d’eau.

En dehors de l’eau, des ressources naturelles telles que le pétrole et le gaz sont aussi en train de s’épuiser. La quantité de réserves prouvées de pétrole dans le monde est de 1 729,7 milliards de barils en fin d’année 2018. Selon les calculs, si la consommation continue de la même manière, l’humanité aura épuisé tout le pétrole du monde en 2041.

Les activités humaines accélèrent aussi le réchauffement climatique. L’Organisation météorologique mondiale, une organisation opérant au sein des Nations unies, a annoncé dans une étude publiée en 2019 que plus de 22 millions de personnes devront se déplacer de leur foyer dans un avenir proche uniquement pour des raisons liées à la hausse des températures.

Enfin on peut en conclure que dans les années à venir l’écologie et l’efficacité énergétique seront les deux sujets majeurs de la politique européenne. Pour l’instant les efforts fournis restent insuffisants. « L’écologie, le caillou dans la chaussure de Macron », titre son article du 30 août La Dépêche, soulignant que « depuis 5 ans le président tâtonne sur les questions d’environnement ».

Espérons que les mauvais choix ainsi que l’inefficacité de la politique des leaders européens ne se reflète pas sur les factures d’énergie des citoyens lors de cet hiver qui s’annonce plus difficile que jamais.

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