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Une « armée de trolls » employée par FETÖ sévit sur les réseaux sociaux du monde entier

TURQUIE / LUTTE CONTRE LE TERRORISME - Le groupe terroriste güleniste FETÖ, à l’origine du coup d’État manqué de juillet 2016 en Turquie, a depuis longtemps mis en place une « armée de trolls », dont le rôle est de diffuser activement de la propagande sur les réseaux sociaux populaires, selon le rapport de recherche d’une université turque.


Le groupe terroriste güleniste FETÖ, à l’origine du coup d’État manqué de juillet 2016 en Turquie, a depuis longtemps mis en place une « armée de trolls », dont le rôle est de diffuser activement de la propagande sur les réseaux sociaux populaires, selon le de recherche d’une turque.

Le Centre d’ et de recherche sur les médias sociaux et la Sécurité numérique de l’Université d’Anatolie (SODIGEM) a récemment mené une étude sur les activités des groupes numériques et des réseaux sociaux du groupe terroriste et a préparé un rapport, présenté pour la première fois dans un article du quotidien turc Milliyet publié mardi.

Les recherches du SODIGEM ont montré que FETÖ avait investi et formé du personnel dans les domaines des technologies de l’information, des télécommunications et des logiciels, l’informatique étant son principal investissement.

Selon le rapport, entre 2000 et 2008, des policiers de FETÖ auraient ainsi commencé à suivre une formation en cybersécurité et cyberattaques aux États-Unis, en Allemagne et en Israël. Formés par des universitaires américains spécialisés dans la cybersécurité, les membres de FETÖ sont ainsi hautement formés aux méthodes de la sécurité numérique et à la gestion de l’opinion sur les médias sociaux.

Revêtant toutes sortes d’identités sur des réseaux sociaux, cette « armée de trolls » ainsi constituée diffuse en permanence de fausses informations et une propagande calomnieuse dans au moins six langues. Agissant sur ordre d’un seul centre de commande, elle s’emploie à faire fermer les comptes qu’elle juge « indésirables » en polémiquant, insultant et menaçant les utilisateurs du compte ou en les signalant pour qu’ils soient finalement suspendus.

La recherche a révélé que FETÖ disposait d’une base de diffusion consacrée aux réseaux sociaux en Turquie, ainsi que dans chacun des pays dans lesquels sa propagande est diffusée. Les messages à partager sur les médias sociaux sont diffusés à partir d’un seul centre, puis distribués via des « comptes de distributeurs ». Les membres de FETÖ, qui sont pour la plupart des fugitifs à l’étranger, préfèrent utiliser leurs vrais noms sur les médias sociaux, tandis que les membres terroristes présents en Turquie utilisent de faux noms pour assurer leur sécurité.

Les membres sont invités à ouvrir au moins cinq faux comptes et à envoyer un quota quotidien de messages. Afin d’atteindre des célébrités avec leur propagande, ils ont pour instruction d’ouvrir de faux comptes et d’envoyer des tweets et des messages, se faisant passer eux-mêmes pour des célébrités. Ils sont également invités à publier le plus possible de posts, messages et commentaires entre 20h00 et 23h00, période où les réseaux sociaux sont les plus utilisés.

Le rapport a révélé que FETÖ avait acheté des comptes avec des millions de vrais adhérents pour diffuser sa propagande. En utilisant ces techniques sur des comptes populaires, FETÖ est ainsi capable de toucher des millions d’utilisateurs de réseaux sociaux en Turquie et à l’étranger.

FETÖ, issu d’un groupuscule de fidèles dirigé par , a poursuivi son programme sinistre en se faisant passer pour un groupe religieux mettant l’accent sur des oeuvres de charité pendant des années. Les enquêtes ont révélé que le groupe avait entretemps placé, depuis les années 1980, des hommes et des femmes dans toutes les institutions, allant de l’armée au secteur judiciaire, en passant par la bureaucratie, avant sa première tentative de coup d’Etat en 2013. Communiquant avec des noms de code et des correspondances secrètes, et menant un mode de vie laïc à l’opposé de ce que FETÖ défend en tant qu’institution « religieuse », ses membres s’infiltrent facilement dans des lieux qu’ils prévoient de finalement prendre en charge.

FETÖ a d’abord tenté de renverser le gouvernement en 2013 avec ses infiltrés qui étaient présent dans l’appareil judiciaire et la police nationale turque. Cette tentative avait alors échoué, et le groupe avait alors été soumis à une surveillance accrue.

Quand la nouvelle fut annoncée que l’armée se préparait à lancer une purge massive d’officiers liés à FETÖ en août 2016, le groupe a agi pour empêcher cette purge en fomentant la tentative de coup d’État lancée le 2016. Une forte résistance publique ayant contrecarré le complot des putschistes, ces derniers ont été forcés de se rendre quelques heures après s’être emparés de lieux stratégiques, lancé des frappes aériennes et tenté d’assassiner le président .

La Turquie a par la suite lancé une campagne de répression contre les membres du groupe, arrêtant plus de 30.000 personnes en lien avec le groupe terroriste.

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