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Accord entre la Turquie et la Russie sur une zone exempte de terrorisme dans le nord de la Syrie

SOURCE DE PAIX - Un haut responsable turc a déclaré que les délégations turques et russes avaient tenu des réunions très productives à Sotchi ce mardi et étaient parvenues à un « excellent accord » sur la situation dans le nord de la Syrie.


S’adressant au Daily Sabah sous couvert de l’anonymat, ce responsable a déclaré qu’Ankara et Moscou avaient convenu de créer une exempte de terrorisme en Syrie.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec le président peu de temps après, le président russe Vladimir Poutine a réitéré que Moscou comprenait les préoccupations de la Turquie concernant le terrorisme à la frontière sud.

« Nous partageons ces préoccupations; ces mouvements séparatistes (en Syrie) ont récemment été initiés. Il est important que les terroristes ne tirent pas avantage de l’ turque en Syrie », a déclaré M. Poutine.

Erdoğan a commencé ses propos en disant que la Turquie continuerait à travailler plus dur pour répondre aux préoccupations des Russes concernant la situation dans le nord de la Syrie.

« Notre opération Source de Paix vise à éliminer les terroristes de la région; nous ne surveillons le territoire d’aucun pays », a déclaré Erdoğan.

Le président turc a déclaré que la Turquie et la Russie s’étaient mises d’accord pour interdire tout mouvement séparatiste en Syrie, ajoutant: « Le 23 octobre, à midi, les unités de protection du peuple () et leurs armes seront retirées de la zone antiterroriste et leurs positions seront démantelées ».

« Les YPG vont se retirer d’une distance de 30 kilomètres dans 150 heures, puis des patrouilles conjointes turco-russes seront lancées dans la région, à 10 kilomètres du territoire syrien », a-t-il déclaré.

Erdoğan a également déclaré que les terroristes des groupes YPG à Tal Rifaat et quitteraient la région, abandonnant ainsi le contrôle des villes syriennes du nord-ouest du pays.

Le directeur de la communication de la présidence turque, Fahrettin Altun, a qualifié l’accord de « nouvelle ère » dans les relations russo-turques.

Après les discours d’Erdoğan et de Poutine, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt , et son homologue russe, Sergueï Lavrov, ont lu les points sur lesquels les délégations turque et russe se sont mis d’accord concernant la zone de sécurité de la Syrie septentrionale.

Mémorandum d’accord entre la Turquie et la Fédération de Russie (Sochi, 22 octobre 2019)

Le président de la République turque, Recep Tayyip Erdoğan, et le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, ont convenu des points suivants:

1. Les deux parties réitèrent leur engagement en faveur de la préservation de l’unité politique et de l’intégrité territoriale de la Syrie et de la protection de la sécurité nationale de la Turquie.

2. Ils soulignent leur détermination à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations et à perturber les agendas séparatistes sur le territoire syrien.

3. Dans ce cadre, le statu quo établi dans la zone d’opération Source de Paix actuelle, couvrant Tel Abyad et Ras Al-Ayn et d’une profondeur de 32 km, sera préservé.

4. Les deux parties réaffirment l’importance de l’accord d’Adana. La Fédération de Russie facilitera la mise en œuvre de l’Accord d’Adana dans les circonstances actuelles.

5. À compter de midi, le 23 octobre 2019, la police militaire russe et les gardes-frontières syriens entreront du côté syrien de la frontière turco-syrienne, en dehors de la zone d’opération Source de Paix, afin de faciliter le retrait des éléments des YPG et de leurs armes à 30 km de la frontière turco-syrienne, qui devrait être finalisé dans 150 heures. À ce moment, des patrouilles conjointes russo-turques commenceront à l’ouest et à l’est de la zone d’opération Source de Paix dans un rayon de 10 km, à l’exclusion de la ville de Qamishli.

6. Tous les éléments des YPG et leurs armes seront retirés de Manbij et Tal Rifaat.

7. Les deux parties prendront les mesures nécessaires pour empêcher les infiltrations d’éléments terroristes.

8. Des efforts conjoints seront lancés pour faciliter le retour des réfugiés de manière volontaire et en toute sécurité.

9. Un mécanisme conjoint de suivi et de vérification sera établi pour superviser et coordonner la mise en œuvre du présent mémorandum.

10. Les deux parties poursuivront leurs efforts pour trouver une solution politique durable au conflit syrien dans le cadre du processus d’Astana et soutiendront les activités de la commission constitutionnelle.

La première réunion du Comité constitutionnel syrien aura lieu les 29 et 30 octobre à Genève.

En 2017, le processus de paix d’Astana visant à mettre un terme au conflit syrien était dirigé par la Turquie, la Russie et l’Iran à Nur-Sultan (anciennement Astana), capitale du Kazakhstan, et a été, depuis, suivi de plus d’une douzaine de réunions.

La Syrie est plongée dans une violente guerre civile depuis le début de 2011, lorsque le régime de Bachar al-Assad a réprimé les manifestations en faveur de la démocratie avec une férocité inattendue.

Depuis lors, plus de 5 millions de civils sont devenus réfugiés. La Turquie en héberge 3,6 millions, le plus grand nombre de réfugiés au monde.

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