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A l’aube de la démocratisation de l’Intelligence artificielle médicale

SANTÉ - Tout ce qui est autour de vous, tout ce que vous appelez la vie a été fait par des gens qui ne sont pas plus intelligents que vous et vous pouvez changer ça, vous pouvez l’influencer et élaborer vos propres inventions, vos propres modes de vie que les autres pourront à leur tour utiliser dixit le regretté Steve Jobs. Force est de constater que ce concept est on ne peut plus vérifiable dans la médecine moderne. A ce propos, l’intelligence artificielle (IA), véritable partenaire médicale tend à prendre la place du Dr. Watson, toujours au bénéfice de nos Sherlock médicaux.

Par Cihan Bircan


En effet, il ne s’agit pas de remplacer le médecin en question mais d’une complémentarité au service du patient, contre la morbi-mortalité. Quoi de plus noble? Mais aussi, quoi de plus complexe et incertain ? Car si faire jouer un super-ordinateur Watson d’IBM aux échecs reste somme toute sans conséquence pour nous, êtres humains, il en va tout à fait différemment lorsque l’homme se prend au jeu autrement plus dangereux d’utiliser ces outils pour sauver des vies.

A ce titre et par exemple, la CNN (Convulsive Neural Networks) montre un réel bénéfice quant à l’emploi de ces outils modernes. En effet, une étude portant sur cette publiée dans Annals of Oncology a démontré un impact positif sur la morbi-mortalité du cutané.

Le cancer de la peau touche environ 232 000 personnes dans le monde avec 55 000 décès par an. CNN, qui est un système d’apprentissage par examens de lésions cutanées à partir de photos , s’est révélé plus efficace qu’une série de 56 dermatologues originaire de 17 pays différents, allant d’experts à jeunes praticiens (moins de 5 ans d’exercice). Il était question dans cette étude de dédifférencier des lésions bénignes et malignes cutanées. 

CNN a identifié un cancer de la peau dans 86,6% des cas avec un taux de diagnostic précis de 95%.

Loin de remplacer l’humain, ces applications aident le personnel de au jour le jour. En confiant également à une fiable le suivi à distance, quotidien et rapproché de ses patients, que ce soit pour répondre à ses questions ou pour contrôler que les traitements prescrits sont respectés, le professionnel de santé est mieux informé, il peut dégager du temps pour soigner et accompagner le patient différemment.

Il ne faut pas pour autant atténuer les difficultés qui se posent à la mise en œuvre de ces initiatives. Emmagasiner pour exploiter ces données médicales n’a rien de simple, et d’une manière générale, le big data et l’IA dans la médecine posent de nombreuses problématiques éthiques et juridiques qu’il devient urgent de résoudre.

Lorsqu’un centre hospitalier détient les données d’un patient avec son consentement, ces données collectées le sont dans un cadre précis et leur utilisation liée à ce cadre : la législation impose alors l’obligation de demander à nouveau au patient son autorisation si le médecin souhaite les exploiter en vue d’un autre projet, d’une autre utilisation.

Cette approche est tout à fait incompatible avec le big data, qui nécessite d’avoir à disposition une masse de données la plus grande et complète possible. Quand on sait quel potentiel ces données représentent pour la recherche, on peut alors affirmer qu’il est non-éthique de ne pas permettre leur pleine exploitation. La loi est en retard sur l’éthique et le big data.

La médecine n’est pas là pour gagner la course à la technologie. En revanche, elle ouvre la voie vers de nouveaux débats éthiques et juridiques essentiels, dont s’emparera à son tour le reste de la société civile.

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