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2 ans après son lancement, Red’Action a besoin de vous !

CÉLÉBRATIONS - Ce 16 décembre, cela fait exactement 2 ans que le site web du média Red’Action a été mis en ligne. 2 ans après sa création, Red’Action ayant obtenu un grand succès auprès de ses lecteurs a besoin de plus de moyens pour se développer. La présidente de Red’Action, Öznur Sirene, explique le parcours formidable du média, de ses débuts jusqu’à présent dans une interview avec l’équipe fondatrice.


R.A : Bonjour Öznur, tout d’abord félicitations ! Aujourd’hui cela fait exactement 2 ans que le média Red’Action est en ligne. Pourriez-vous nous rappeler les débuts de cette aventure ?

Ö.S : Bonjour ! Tout d’abord, je tiens à exprimer ma grande joie de voir que Red’Action est encore là deux ans après le début de l’aventure, malgré tous les obstacles que nous avons pu rencontrer. En plus, il est là avec encore plus d’ambitions et de projets.

Lancement de Red’Action le 16 décembre 2017

Comme vous le savez, nous avons lancé Red’Action suite à une campagne de désinformation sans précédent contre la dans les médias occidentaux avant, pendant et après la tentative de coup d’Etat du 2016. C’est pendant cette période que nous nous sommes rendu compte de l’urgence de la création d’un média indépendant qui transmet des informations plus justes et nuancées sur la Turquie. En plus, lorsque nous voulions écrire, échanger et intervenir dans les médias français mainstream, nous étions systématiquement rejetés et censurés. Donc Red’Action devait absolument naître afin de nous permettre de nous exprimer librement sur des sujets que nous maîtrisons. 

Depuis cette date, nous menons un travail sans relâche via notre site internet et sur tous les réseaux sociaux pour informer nos lecteurs sur ce qui se passe « réellement » en Turquie.

R.A : Quels types de difficultés avez-vous rencontré depuis le début ?

Ö.S : Lorsque nous avons annoncé notre projet de lancement d’un média indépendant sur la Turquie, nous avons rapidement obtenu un grand soutien de la part de la grande majorité de nos compatriotes et des Turcophiles et ce, pas seulement en mais aussi dans tous les pays francophones à travers le monde entier.

Or, beaucoup ont également choisi de nous critiquer et diffamer. Certains ont souhaité nous concurrencer au lieu de nous soutenir. Nous avons vite remarqué que la communauté franco-turque n’était pas si unie que nous espérions qu’elle soit.

Mais malgré tous ces obstacles, vu le grand succès que le média a connu, j’ai commencé à intervenir sur les plateaux TV et à écrire dans d’autres médias connus sur des questions relatives à la Turquie en tant que spécialiste du pays. Plus nous avons été connus, plus les menaces, insultes et attaques à mon égard ont augmenté. Je suis souvent étiquetée -bien évidemment à tort !- d’être un agent d’Erdogan. Certains médias ont même écrit des articles sur « les réseaux secrets d’Erdogan en France » en me ciblant. L’objectif de toutes ces diffamations est clair et net : décrédibiliser notre travail auprès de l’opinion publique française et nous faire taire. Ils savent tous qu’avec la mise en ligne de Red’Action, le regard de beaucoup a changé sur la Turquie et cela déplaît fortement à certains milieux anti-Turquie.

Intervention d’ sur RT France

R.A : Pourriez-vous nous parler de votre équipe et de vos soutiens ?

Ö.S : Notre équipe est composée de profils divers et variés, qui sont pour l’instant faute de moyens, essentiellement des bénévoles. Nous avons un développeur web, un monteur vidéo, un modérateur de réseaux sociaux, un comptable et des rédacteurs qui préfèrent parfois rester dans l’ombre en raison des sujets délicats que nous abordons dans le média.

Quant à nos soutiens, nous avons lancé une campagne de donation lorsque nous avons créé le média. Nous avons reçu des de chaque coin du monde, des Turcs, Français, Belges, Maghrébins etc. qui étaient étudiants, hommes d’affaires, avocats, médecins…Cet intérêt nous a beaucoup motivés dès le départ pour la suite. 

Néanmoins, au fil du temps nous nous sommes davantage concentrés sur l’aspect rédactionnel que l’aspect financier. Comme vous le savez, même les plus grands médias français ont des difficultés financières et vivent des subventions de l’Etat. Aujourd’hui, notre plus grand challenge est de pouvoir rendre Red’Action pérenne sur le plan financier.

Aujourd’hui, notre plus grand challenge est de pouvoir rendre Red’Action pérenne sur le plan financier.

R.A : Comment comptez-vous développer le média et le rendre donc pérenne sur le plan financier ?

Ö.S : Notre média est géré par l’association Red’Acteurs à laquelle il est possible de faire des dons via le bouton « Faire un don » sur la version mobile et bureau en haut à droite de l’écran.  Il est également possible de faire un don par virement bancaire et par chèque. Les particuliers et sociétés qui font un don à notre association peuvent bénéficier d’une déduction d’impôt.

Par ailleurs, la grande nouvelle et nouveauté pour l’année 2020 sera le lancement de notre application mobile  ! Il sera toujours possible de faire des dons sur l’application mobile mais aussi de s’abonner pour lire des contenus approfondis réservés uniquement à nos abonnés. 

La grande nouvelle et nouveauté pour l’année 2020 sera le lancement de notre application mobile  !

Dernièrement, nous commencerons à diffuser des publicités pour des sociétés via des bannières publicitaires sur notre site web. Toutefois comme nous ne souhaitons pas inonder notre site web de publicités, nous sélectionnerons avec soin les profils des sociétés que nous souhaitons promouvoir dans notre média.

Je tiens à souligner que si nous avons plus de moyens financiers, je pourrai « enfin » commencer à rémunérer via notre Association celles et ceux qui travaillent comme des fourmis depuis des années pour alimenter et développer Red’Action. Nous pourrons également financer les frais fixes du média sans mettre de l’argent de notre poche.

Si vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez nous contacter sur contact@redaction.media afin d’obtenir plus d’informations sur les dons, abonnements et publicités.

R.A : Quel est pour vous le plus grand succès de Red’Action ? 

Ö.S : Pour moi, le plus grand succès de Red’Action, c’est sans aucun doute les liens humains qu’il a permis de créer entre nous tous ! Aujourd’hui, via notre page et groupe Facebook et , nous avons pu rassembler plus de 50 000 personnes à travers le monde entier dont le cœur bat pour la Turquie. Red’Action a permis de présenter la Turquie non seulement aux Français mais aussi aux Turcs résidant à l’étranger qui avaient besoin de mieux connaître leur pays d’origine. Quand je reçois le message d’une Turque de Belgique ou d’un Sénégalais qui me remercient de l’informer quotidiennement sur ce qui se passe en Turquie je me sens vraiment heureuse.

Un autre succès de Red’Action est d’ordre personnel. Mon engagement de longue date pour la Turquie a fait que beaucoup me considèrent aujourd’hui comme une sorte de « porte-parole » en France. Cette mission est noble mais aussi très difficile à assumer car il faut la remplir dignement. Beaucoup de jeunes m’écrivent aujourd’hui qu’ils me prennent comme leur modèle, ce qui me permet de poursuivre mes actions avec passion et amour malgré toutes les difficultés que je rencontre.

Enfin, Red’Action est aujourd’hui très présent et visible tant sur les réseaux sociaux que sur le web. Quand vous tapez des mots clés comme « Turquie », « Erdogan » sur Google, les articles de Red’Action apparaissent sur les premières pages de Google Actualités, ce qui est un énorme succès pour nous, puisque celles et ceux qui souhaitent s’informer sur la Turquie tombent automatiquement sur nos articles. D’ailleurs, c’est comme cela que j’ai dernièrement rencontré un jeune étudiant français en journalisme qui souhaitait écrire un article sur « le traitement médiatique de la Turquie » et qui a découvert notre site web. Red’Action lui a permis de se rendre compte de l’ampleur de la désinformation sur la Turquie dans les médias occidentaux. 

Red’Action sur Google Actualités

R.A : Quel est votre meilleur et pire moment avec Red’Action ? 

Ö.S : Je ne peux pas dire que j’ai « un meilleur moment » mais plein de « bons moments ». Par exemple lorsque j’ai participé à Festiculture à pour rencontrer nos lecteurs dans un stand de Red’Action, l’accueil extraordinaire qui m’a été réservé par mes compatriotes m’avait profondément touchée.  Vous imaginez qu’un jeune est venu me donner tout son argent de poche pour soutenir le média ? De la même manière, j’ai pu connaître un très grand nombre de personnes dans différents pays qui sont aujourd’hui devenus des amis pour moi. Sans Red’Action je n’aurais certainement pu jamais les connaître. 

Stand de Red’Action à Festiculture Lyon

Quant à mon équipe, durant toutes ces années, j’ai eu la chance de travailler avec des personnes formidables qui ont sacrifié leurs temps, , connaissances et moyens financiers pour la Turquie sans rien attendre en retour. Ces personnes humbles, intelligentes et dévouées m’ont fait croire en la bonté de l’humain mais aussi en la force de l’idéalisme pour réaliser de grandes choses. 

Gâteau Red’Action au lancement

En ce qui concerne les mauvais souvenirs…Être surexposé médiatiquement sur des sujets délicats présente forcément quelques inconvénients en dehors de la notoriété. Le fait d’être systématiquement cataloguée d’être « pro-Erdogan » comme si c’était un délit en France est également très embêtant. Il est vraiment étonnant que s’exprimer librement et sans être attaqué soit aussi difficile dans un pays comme la France habituée à donner des leçons en matière de « liberté d’expression » à la Turquie !

R.A : Comment Red’Action a-t-il évolué au fil des années ?

Ö.S : Au début, nous avons créé le média Red’Action pour renforcer les liens dans la communauté franco-turque et présenter la Turquie aux Français. Néanmoins, notre objectif a évolué au fil du temps lorsque nous avons remarqué à quel point l’intérêt et l’amour pour la Turquie étaient importants dans différents coins du monde. Aujourd’hui Red’Action s’adresse aux lecteurs dans les quatre coins du monde !

Afin d’augmenter les échanges entre nos lecteurs, nous avons également mis en ligne le forum Red’Agora (qui s’est inspiré de notre groupe Facebook Red’Agora). Vous pouvez y accéder via le lien suivant : https://forum.redaction.media/ 

Enfin, nous avons développé notre présence et nos actions sur les réseaux sociaux en augmentant progressivement le nombre de nos abonnés. 

Le lancement prochain de notre application mobile sera certainement une étape cruciale dans le développement du média.

R.A : Avez-vous de nouveaux projets en dehors de Red’Action ?

Ö.S : Oui et ce sera certainement la grande surprise pour l’année 2020 en dehors du lancement de notre application mobile ! Red’Action a constitué un premier pas pour l’union et la solidarité entre Franco-Turcs et Turcophiles. Nous souhaitons aujourd’hui aller encore plus loin pour unir toutes ces belles personnes autour d’un nouveau projet ambitieux que nous dévoilerons très prochainement. 

Il y a une phrase que je ne cesse de répéter depuis des années et à laquelle je crois très fortement : « Ensemble nous sommes plus forts ». Le soutien grandissant pour Red’Action en a été la meilleure preuve depuis ces dernières années. Nous souhaitons maintenant passer à l’étape suivante dans un tel contexte d’islamophobie et de turcophobie.

R.A : Comment expliquez-vous la turcophobie et l’islamophobie grandissantes en France ? 

Ö.S : Si on a peur de quelque chose, c’est que forcément on le connaît pas ou on le connaît mal ! Les médias français sont progressivement devenus des outils de propagande contre l’Islam et la Turquie -qu’ils associent à l’Islam avec le régime d’Erdogan qu’ils qualifient d’islamo-conservateur-pour des raisons purement politiques. Or, la France et la Turquie ont partagé une histoire commune à faire envier le monde entier. L’alliance entre François 1er et Soliman Le Magnifique était juste révolutionnaire pour son époque. Aujourd’hui nous avons besoin des mêmes liens pour avancer ensemble et défendre les intérêts mutuels. Red’Action est un média alternatif qui tente de montrer les erreurs du gouvernement français en choisissant la voie d’hostilité envers la Turquie plutôt que la coopération. L’un de nos objectifs principaux est et sera de renforcer les liens entre les deux pays.

R.A : Avez-vous un dernier message à transmettre à vos lecteurs ?

Ö.S : Oui, je les remercie de tout mon cœur de nous suivre régulièrement, de partager nos articles et de nous soutenir.  A chaque fois que j’ai vécu des moments difficiles d’hésitation, le réseau de Red’Action a été là pour moi ! J’espère que je serai toujours à la hauteur de leurs attentes pour porter le média encore et toujours plus loin.

Le combat que nous menons pour la Turquie est celui de la justice et de la Vérité. J’espère donc que nos lecteurs ne nous laisseront jamais seuls dans ce chemin semé d’embûches.

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